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Amélioration de la supervision des banques : « Juste un premier pas » selon Othmar Karas

classé dans Plans de relance

Avant le déclenchement de la crise, le Parlement européen avait déjà appelé à une meilleure réglementation du secteur financier. Pour l’Autrichien Othmar Karas (Parti populaire européen), la crise a mis en lumière la faiblesse de la supervision bancaire au niveau européen. Il est l’auteur d’un rapport qui vise à restaurer la confiance dans les banques et a accepté de répondre à nos questions.

Quelles seront les conséquences de votre rapport ? Les citoyens verront-ils la différence ?

Othmar Karas : Cette directive est la pierre d’angle de la législation européenne pour lutter contre la crise économique et financière. La crise financière n’a pas affecté uniquement l’économie et les marchés financiers. Elle a des conséquences pour tous les citoyens. Cette directive va aider l’Union européenne (UE) à éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Il est de notre devoir de trouver de nouvelles règles, claires et transparentes, pour les marchés financiers. L’UE nous donne l’opportunité de trouver des solutions communes.

Avec mon rapport, le Parlement européen démontre à nouveau son rôle moteur sur cette thématique. En présentant des solutions européennes efficaces, en simplifiant la réglementation des marchés financiers (…), nous envoyons un signal positif à l’approche des élections européennes. Nous profitons tous de marchés financiers efficaces et en état de fonctionnement.

Ayant par le passé travaillé dans le secteur de la banque et de l’assurance, diriez-vous que ce rapport arrive juste à temps ou qu’il était grand temps qu’il arrive ?

OK : Le Parlement européen demandait depuis des années une meilleure réglementation des marchés financiers. Malheureusement il a fallu la crise financière pour que nous commencions à travailler sur des projets concrets et durables. Néanmoins, je préfère me tourner vers l’avenir plutôt que le passé. Je suis content que nous ayons eu la chance de concevoir un cadre réglementaire plus efficace, en construisant sur ce que nous avions déjà.

Avec deux rapports, le vôtre et celui du Français Jean-Paul Gauzès (Parti populaire européen) sur les agences de notation du crédit, diriez-vous que le Parlement européen et les institutions européennes ont fait tout leur possible pour faire face à la crise financière ?

OK : Nous avons donné une première réponse rapide. Mais il ne s’agissait que d’un premier pas. Le Parlement européen et l’Union européenne ont conçu une réponse européenne forte et convaincante, qui peut servir de modèle pour trouver des solutions mondiales. C’est ce que nous visons.

Mais il ne faut pas s’en contenter. Les nouvelles réglementations sur la supervision des marchés financiers, la limitation des risques pour les banques (…) ou le capital des institutions bancaires ont été conçues pour renforcer la stabilité du système financier. Mais elles ne peuvent pas être notre dernier mot – et elles ne le seront pas. Après les élections européennes, nous reprendrons immédiatement notre travail. Nous avons besoin d’un système européen de supervision plus ambitieux, nous avons besoin de nouvelles règles pour les fonds spéculatifs (…), pour ne citer que quelques uns des enjeux à venir.

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