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Banque: Santander veut réduire encore son exposition à l’immobilier en Espagne

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La banque Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, veut « continuer à réduire son exposition au secteur immobilier » en Espagne, sinistré depuis l’éclatement de la bulle, a indiqué vendredi son président Emilio Botin.

« Notre stratégie en Espagne a des objectifs très clairs: continuer à réduire l’exposition au secteur immobilier et accélérer la vente d’immeubles », a expliqué M. Botin lors de l’assemblée générale des actionnaires, dans la ville de Santander (nord), selon un communiqué publié par le groupe.

Dans son pays, le groupe souhaite aussi « croître de manière organique et rentable, en accordant des crédits, en soutenant la reprise économique et en maintenant notre réseau d’agences afin de profiter des opportunités qu’offre la restructuration du paysage bancaire espagnol », a-t-il ajouté.

Le secteur bancaire espagnol est actuellement en pleine recomposition sous la pression des autorités, qui veulent le rendre plus solide et solvable, après s’être trop exposé à la bulle immobilière qui a éclaté en 2008.

La deuxième banque, BBVA, a ainsi mis la main sur la caisse d’épargne Unnim, nationalisée en septembre en raison de ses difficultés financières, ce qui lui a donné la première place en Espagne par le nombre d’actifs, jusque-là détenue par Santander.

Mais CaixaBank va racheter la caisse d’épargne Bankia, et passera donc devant ces deux géants.

Dans ce contexte, « nous ne ferons pas d’achats qui nous écartent de nos stricts critères financiers, qui visent à toujours créer de la valeur pour nos actionnaires », a dit M. Botin. « Ce qui est très clair, c’est que cela ne nous intéresse pas de croître pour croître ».

Alors que le gouvernement a récemment exigé au secteur de mettre de côté 52 Mds d’euros pour se protéger de ses mauvais actifs immobiliers, le président de Santander a jugé ces mesures « dures à court terme, mais indispensables pour l’avenir ».

« Avant l’été, il faudrait que soit achevé le nouveau paysage bancaire, qui comptera avec moins d’acteurs et sera plus solide et efficace », a-t-il estimé.

 

 

Madrid, 30 mars 2012 (AFP)

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