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Commerce avec l’Iran: les idées du Gafi inquiétent les banques (presse)
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Les banques et entreprises allemandes s’inquiétent de propositions du Groupe d’action financière (Gafi) visant à obliger les institutions financières à renforcer leurs contrôles sur les exportations vers l’Iran, a rapporté mardi le quotidien économique Handelsblatt.
Les propositions du Gafi, une agence intergouvernementale regroupant 33 pays, pourraient être adoptées en février dans le cadre de nouvelles sanctions contre l’Iran, un pays soupçonné de chercher à se doter de l’arme nucléaire, selon le journal.
La fédération allemande des banques privées (BdB) a mis en garde contre les retombées possibles des propositions du Gafi, mises au point en novembre, qui pourraient pénaliser toutes les exportations vers l’Iran.
« Si le coût est trop élevé, on prend le risque de voir les banques se retirer du commerce avec certains pays ou touchant à certains produits », a estimé Bernd Brabänder, membre du conseil de gestion de la fédération.
Le Gafi envisage notamment de contraindre les banques à exiger d’entreprises commerçant avec l’Iran des « attestations d’irréprochabilité » en échange de financement.
« Il existe déjà un système effectif pour le contrôle des exportations en Allemagne et celui-ci serait alors contourné », a estimé Olivier Wieck, responsable pour le commerce extérieur à la Fédération de l’Industrie allemande (BDI).
« Les institutions financières ne disposent pas de suffisamment d’informations concernant les marchandises échangées ou les motifs des transactions » pour pouvoir les contrôler, estime un récent rapport de BusinessEurope et de l’Association européenne des banques, cité par le quotidien.
Les ministres européens des Affaires étrangères et les Etats-Unis ont récemment affirmé être prêts à soutenir de nouvelles sanctions contre l’Iran à l’ONU en cas de blocage persistant dans les négociations avec le pays sur son programme nucléaire controversé.
L’Iran est déjà visé par quatre résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, dont trois assorties de sanctions, pour son refus de suspendre l’enrichissement d’uranium, officiellement à des fins civiles, ce dont doutent les grandes puissances;
Paris, 15 décembre 2009 (AFP)
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