Une « structure juridique » détenue par l’Etat soutiendra les banques françaises
mars 10, 2008 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, Plans de relance
Le Premier ministre a annoncé le 8 octobre à l’Assemblée nationale la mise en place d’une « structure juridique » détenue par l’Etat et bénéficiant de sa « garantie explicite », dans le but d’ »intervenir financièrement » et « sans délai » en faveur des banques.
« Aujourd’hui, cette structure existe et elle porte déjà la participation de l’Etat dans Dexia », la banque franco-belge sauvée de la faillite par l’intervention des gouvernements belge, luxembourgeois et français notamment (lire l’article), a déclaré le chef du Gouvernement en ouvrant à l’Assemblée nationale le débat sur la crise financière.
« Afin qu’elle puisse disposer de tous les capitaux nécessaires aux interventions qui se justifieraient à l’avenir, le Gouvernement sollicitera du Parlement, par voie d’amendement au projet de loi de finances, la garantie explicite de l’Etat », a-t-il ajouté.
Pour « être en mesure d’intervenir financièrement sans délai, y compris par des prises de participations », a déclaré François Fillon, l’Etat a besoin de cette structure qui « permettra, en cas de besoin, de mettre en oeuvre notre stratégie qui consiste, au cas où une banque serait en difficulté, à la recapitaliser, à en maîtriser la stratégie et la gestion, à la redresser et à remettre les participations de l’Etat sur le marché lorsque les circonstances le permettront ».
« Nous voulons de la sorte créer les conditions du retour de la confiance dans le système bancaire et assurer la reprise des prêts entre les banques elles-mêmes », a fait valoir le Premier ministre.
Comme il l’avait expliqué dans un entretien accordé au journal Les Echos (lire l’article), le Gouvernement français s’engage à éviter la faillite des banques. Ce qui signifie que l’Etat assure une garantie absolue au système bancaire français.
François Fillon a aussi salué la décision concertée des banques centrales de baisser leurs taux directeurs : « La décision coordonnée de la BCE, de la Banque d’Angleterre, de la Fed et de la Banque du Canada de baisser de 50 points de base les taux est dans ce contexte un signal très fort pour nos économies et nos entreprises, et (…) un signal que nous attendions avec impatience », a-t-il déclaré.










