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BNP Paribas remporte le bras de fer avec les actionnaires de Fortis Holding

Les actionnaires de Fortis Holding réunis aux Pays-Bas ont donné mercredi leur aval définitif au rachat de l’ex-filiale bancaire belge Fortis Banque par le groupe français BNP Paribas en confirmant à 77,65% un premier « oui » voté la veille en Belgique.

Ce feu vert au rachat de 75% de Fortis Banque Belgique, qui inclut 25% des activités d’assurances belges de la holding, conclut sept mois de bras de fer entre la holding et ses actionnaires, qui avaient rejeté en février un accord précédent avec BNP Paribas et multiplié les recours en justice.

Fortis Banque a salué un « nouvel avenir » pour l’entité fusionnée, qui est appelée à devenir « le premier groupe bancaire européen » avec 200.000 clients dans 85 pays et plus de 540 milliards d’euros en dépôts. Sa « vocation principale est de soutenir l’économie réelle », a souligné BNP Paribas.

« C’est le bon choix », a estimé peu après le vote le Premier ministre belge Herman van Rompuy. La Belgique détient les 25% restants de Fortis Banque, nationalisée en octobre 2008.

Certains actionnaires en colère ont néanmoins averti mercredi à Utrecht (centre des Pays-Bas) qu’ils contesteraient la vente devant les tribunaux.

Mardi, les actionnaires réunis à Gand (nord de la Belgique) avaient déjà voté à 73% en faveur du rachat, à l’issue d’une assemblée générale houleuse qui a vu une partie des actionnaires se rebeller avant de claquer la porte.

Le mécontentement était également palpable à Utrecht, même si la grogne n’a pas atteint le désordre de l’assemblée de Gand, où une partie des actionnaires s’était levée pour jeter des documents, et même une chaussure, sur les dirigeants du groupe.

« Je n’ai jamais dit que c’était un deal fantastique », a reconnu mercredi le président du groupe Jozef de Mey. « Je comprends l’émotion » des actionnaires belges, a-t-il ajouté, après qu’un actionnaire lui eut reproché d’avoir « vendu » le patrimoine bancaire belge à la France.

« Nous avons essayé de tirer le plus possible » des négociations avec BNP. « L’accord que nous avons devant nous est à peu près le maximum que nous pouvons obtenir » en temps de crise, a-t-il ajouté.

Environ 300 actionnaires étaient présents à l’assemblée mercredi à Utrecht, mais 26,36% du capital était représenté, dont une majorité par procuration. Ils étaient 3.300 à s’être rendus la veille à Gand.

Depuis son annonce en octobre 2008, la vente de Fortis Banque via l’Etat belge à BNP Paribas est contestée par des actionnaires qui s’estiment floués.

Fortis Holding et Fortis Banque émanent du démantèlement début octobre du bancassureur Fortis, un fleuron de la finance belgo-néerlandaise frappé par la crise et souffrant d’un manque criant de liquidités.

Les actionnaires, dont les titres se sont effondrés en Bourse, avaient, après plusieurs recours en justice, rejeté le 11 février à Bruxelles ce démantèlement, ce qui avait forcé l’Etat belge à renégocier avec BNP.

Un nouvel accord, dont la facture finale devrait s’élever à 10,4 milliards d’euros pour le groupe bancaire français, dont près de 90% de titres, avait été annoncé le 7 mars.

Les activités néerlandaises de Fortis avaient été nationalisées début octobre par l’Etat néerlandais pour 16,8 milliards d’euros.

Après ces cessions, la holding Fortis se réduit à une groupe d’assurances en Belgique, où il est le premier dans ce domaine, et dans 14 autres pays, notamment en Asie.

Laurent Mignon prend la tête de Natixis : nouvelle étape dans la restructuration de la banque française la plus touchée par la crise financière

Natixis, la banque française la plus touchée par la crise financière, va changer de patron, une nouvelle étape dans la difficile restructuration de cette filiale de Banque Populaire et Caisse d’Epargne, plombée par les actifs toxiques.

Dominique Ferrero dirigeait Natixis depuis la création de cette banque d’affaires, née fin 2006 de la fusion entre Natexis et Ixis.

Quelques mois plus tard éclatait la crise financière, plongeant Natixis dans de graves difficultés, tandis que son cours de Bourse dégringolait, au grand dam des petits actionnaires dont certains ont porté plainte contre la banque « pour information trompeuse ».

Le titre Natixis, qui valait 19,55 euros à sa première cotation, a clôturé mercredi à 1,765 euros, en recul de 0,84%.

M. Ferrero, qui n’avait pas les coudées franches du fait de la double tutelle de ses actionnaires à 71%, a tardé à prendre les bonnes décisions, si bien que Natixis a accusé une perte record de 2,8 milliards d’euros en 2008.

L’annonce du départ de cet ancien dirigeant du Crédit Lyonnais n’est pas vraiment une surprise. Son nom ne figurait même pas dans l’organigramme dévoilé mi-avril par François Pérol, le patron du futur groupe Caisse d’Epargne/Banque Populaire, dont la naissance est attendue en juin.

L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée a choisi pour le remplacer Laurent Mignon, 45 ans, gérant de la banque Oddo. Il sera nommé jeudi par le conseil d’administration de Natixis, à l’issue d’une assemblée générale des actionnaires qui s’annonce houleuse.

Ce changement de direction vise à ouvrir « une nouvelle étape » dans « la restructuration » de Natixis, selon un communiqué. Devant les sénateurs, M. Pérol a expliqué qu’il s’agissait de recentrer Natixis sur son activité de financement des entreprises françaises.

Interrogé par l’AFP, M. Mignon, un ancien dirigeant des AGF, s’est dit « extrêmement conscient des enjeux » qui l’attendent, à commencer par la nécessité d’assainir le bilan de Natixis, encore plombé par quelque 31 milliards d’euros d’actifs toxiques. Ces actifs ont été cantonnés dans une structure interne en vue d’être cédés.

« Ferrero voulait faire de Natixis une mini-Société Générale, en développant les dérivés actions. Aujourd’hui, la stratégie est clairement de se recentrer sur les financements et Ferrero n’est plus l’homme de la situation », a commenté Alain Tchibozo, analyste chez ING.

Alors que les émoluments des dirigeants de banque ont récemment défrayé la chronique, M. Pérol a assuré mercredi que Laurent Mignon ne recevrait pas de « Golden Hello » (prime d’arrivée) et a rendu hommage à l’action de M. Ferrero, qui deviendra un de ses conseillers. « Il est trop facile de chercher des boucs émissaires », a-t-il dit.

AIG persuade le directeur adjoint de Banque AIG de revenir sur sa démission

L’assureur américain AIG a persuadé le directeur adjoint de sa filiale Banque AIG, qui avait donné sa démission il y a un mois, de rester au sein du groupe, afin de limiter ses risques de pertes sur un portefeuille de produits dérivés, a affirmé mercredi le Financial Times.

Selon le quotidien financier, qui cite des sources internes, la décision de James Shephard, qui sera nommé à la tête de la filiale française, permettrait de dissiper le risque de poursuites judiciaires de ses clients européens sur des contrats de couverture représentant au total 234 milliards de dollars.
L’assureur avait en effet reconnu fin mars que les démissions de Mauro Gabriele, PDG de Banque AIG, et de son adjoint M. Shephard « pourraient entraîner une augmentation des risques encourus sur les produits dérivés » souscrits par la filiale.

Le remplacement de ces dirigeants, alors que le régulateur français a menacé de nommer à leur place ses propres représentants, faisait peser le risque d’une rupture des contrats passés entre Banque AIG et ses clients, pour la plupart des institutions financières, explique le FT.

Banque AIG fait partie de l’activité AIG Financial Products (AIGFP), à l’origine des graves difficultés de l’assureur américain, en raison de sa spécialisation dans les produits financiers complexes, notamment les contrats de couverture contre le défaut de paiement (Credit default swaps ou CDS).
Selon des sources proches du dossier citées par le Financial Times, M. Gabriele a quant à lui confirmé sa décision de quitter ses fonctions, ne restant en poste que pour assurer une transition en bon ordre.

Daniel Bouton a remis sa démission « pour protéger la Société Générale »

Daniel Bouton, président de la Société Générale, a annoncé mercredi sa démission, dans un entretien au Figaro, pour « protéger » le groupe bancaire.

« J’ai en effet remis ma démission. Le conseil d’administration élira le 6 mai prochain un nouveau président », déclare M. Bouton.

« Je fais le choix de m’en aller maintenant pour protéger la banque », affirme-t-il. « Je suis devenu la cible d’attaques incessantes qui finissent par nuire à cette entreprise à laquelle je suis très attaché », poursuit-il.

« Comme tout dirigeant, j’ai certainement commis des erreurs et j’ai pu être maladroit, je le reconnais », concède M. Bouton. « Mais les critiques dont je suis la cible me sont devenues insupportables et il faut pour la banque ramener la sérénité. Si mon départ peut y contribuer, tant mieux », déclare-t-il.

Le président de la Société Générale assure par ailleurs quitter le groupe avec « zéro » indemnité de départ.

La Société Générale a été au coeur de plusieurs polémiques et scandales ces derniers mois, de la perte de 5 milliards d’euros provoquée par les activités de Jérôme Kerviel au montant des retraites de ses dirigeants.

Lundi, Libération révélait par ailleurs que le groupe bancaire pourrait perdre 5 milliards d’euros à cause d’investissements hasardeux dans son activité de gestion d’actifs. Des informations « formellement » démenties par la Société Générale.

Daniel Bouton reconnaît une autre erreur: « celle ne ne pas avoir refusé » le récent plan de stocks-options pour les dirigeants de son groupe. « Le comble étant que les options sont à mon sens les instruments les mieux adaptés à la situation actuelle », nuance-t-il cependant. « D’autres banques de la place avaient d’ailleurs fait ce même choix », dit-il.

M. Bouton estime par ailleurs que les critiques contre les banques, qui se multiplient depuis le déclenchement de la crise financière, sont « malvenues ». « Même si nous avons commis des erreurs », déclare-t-il, « et même si je comprends combien la tentation du bouc émissaire peut être forte en période de crise aiguë, comme celle que nous traversons ».

M. Bouton affirme d’autre part qu’il s’était « régulièrement » posé la question de son départ « depuis l’affaire Kerviel, en janvier 2008″.

« A l’époque, j’avais présenté ma démission au conseil, qui l’avait refusée », souligne-t-il.

A la suite de l’affaire Kerviel, la direction générale du groupe avait néanmoins été confiée à Frédéric Oudéa, qui « s’avère être un directeur général de grande qualité », estime M. Bouton.

« Je suis donc aujourd’hui certain que je peux partir en laissant la Société Générale entre de très bonnes mains », assure-t-il.

Des actionnaires de Fortis Banque se révoltent contre BNP Paribas

Une fronde des actionnaires opposés à BNP Paribas perturbait sérieusement mardi une assemblée générale censée décider si le groupe français peut oui ou non racheter la plus grande banque belge, Fortis Banque.

L’avocat Mischaël Modrikamen, fer de lance des opposants à BNP, réclamait vers 11h00 GMT l’ajournement de l’assemblée, acclamé par la plupart des 3.300 actionnaires de l’ancienne maison mère de la banque, Fortis Holding, réunis à Gand (nord).

Le désordre était tel qu’un peu auparavant, l’assemblée avait due être provisoirement suspendue.

A la demande de Mischaël Modrikamen, un gros groupe d’actionnaires s’étaient en effet levés et approchés de l’estrade où siégeaient les dirigeants en scandant « Démission! », « Vendus! » ou « Démocratie! ».

Certains actionnaires leur ont même lancé des documents, obligeant l’avocat à appeler à « pas de jets d’objets », tandis que le président de l’assemblée réclamait l’intervention de la police.

Me Modrikamen conteste la validité des droits de vote accordés à plusieurs millions de titres détenus selon lui par des fonds spéculatifs entrés récemment au capital de Fortis Holding, ex maison mère de Fortis Banque, et qu’il soupçonne d’être pilotés par BNP.

Ces « nouveaux amis plus exotiques les uns que les autres » ne sont pas officiellement liés à BNP, a noté Me Modrikamen.

Mais le troisième actionnaire de Fortis Holding est désormais « un fonds des îles Caïmans » dont le directeur général est « un ancien inspecteur des finances français, conseiller de (l’ancien Premier ministre Dominique) de Villepin », a-t-il dénoncé.

« Ces actionnaires qui risquent de faire pencher la balance en direction de BNP sont probablement les mêmes hedge funds qui ont poussé Fortis dans la tourmente » en 2008, a aussi accusé un autre partisan du « non », Pierre Nothomb, du cabinet de conseil aux actionnaires Deminor.

Faute d’avoir pu faire annuler ces droits de vote par la Cour d’appel de Bruxelles, qui a estimé lundi matin en référé que leur plainte était irrecevable, les avocats veulent que les actionnaires se prononcent.

A la reprise de l’assemblée, le président du directoire de Fortis Holding, Jozef de Mey, a néanmoins estimé qu’il n’y avait « pas lieu de soumettre cette question au vote de l’assemblée », provoquant de nouvelles huées.

Le projet de vente de Fortis Banque à BNP avait été lancé en octobre sur fond de crise financière et est depuis contesté par des actionnaires qui s’estiment floués.

Le bancassureur Fortis (devenu aujourd’hui Fortis Holding), fleuron de la finance belgo-néerlandaise, avait été durement frappé par la crise. Les Etats, appelés à son secours, avaient orchestré son démantèlement.

La justice belge a déjà accordé aux actionnaires de se prononcer sur ce démantèlement: ils ont voté contre le 11 février à Bruxelles, à une courte majorité, forçant l’Etat belge à renégocier avec BNP.

La dernière mouture de l’accord, censée être soumise aux votes des actionnaires mardi, reste contestée par beaucoup d’actionnaires.

Certains d’entre eux, rassemblés autour de Me Modrikamen et de Deminor, ont présenté la semaine dernière un « plan B » qui permettrait à la banque de faire cavalier seul.

Ils jouent sur l’argument national en faisant valoir que la Belgique a déjà laissé trop de grands groupes se faire racheter par des étrangers.

« Il n’y a qu’en Belgique qu’on vend ses fleurons pour une bouchée de pain », a encore dénoncé mardi Me Modrikamen. « Fortis est la vente de trop », a insisté Pierre Nothomb.

« Le peuple belge est debout », a aussi déclaré un autre représentant d’actionnaires. « Nous sommes belges, pas français. »

Humalia vibrer d’humanité : un Investissement Socialement Responsable qui privilégie le partage

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Chaque année, la possibilité de basculer d’une association vers une autre est offerte au souscripteur.

Une sélection de fonds sous contrôle alliant philanthropisme et performance.

Le principe de sélection des fonds ISR repose sur l’intégration à l’analyse économique traditionnelle des certains critères extra – financiers : impact en terme de développement durable, de transparence de la communication sociétale, de l’existence d’une charte de « corporate governance ». L’idée communément admise que les gérants qui appliquent ces critères supplémentaires dans la gestion de leurs fonds le font en pénalisant la performance, a été démontrée fausse (Cf. Section Ressources – Etudes). Les supports ISR accessibles dans l’orientation libre sont rigoureusement sélectionnés par Axylia Conseil, cabinet indépendant spécialisé dans les solutions de placement socialement responsables performantes.

American Express se désengage de la banque chinoise ICBC

L’émetteur américain de cartes de crédits American Express (AmEx) a annoncé lundi dans un communiqué avoir cédé la moitié de sa participitation dans la banque chinoise ICBC, plus gros établissement financier mondial par sa valorisation boursière.

AmEx a vendu 638 millions d’actions « H » de l’Industrial and Commercial Bank of China « à un groupe d’investisseurs, par une vente privée » et en détient désormais environ le même nombre, indique-t-il, sans préciser le montant de la transaction.

Selon l’agence financière Dow Jones Newswires, la transaction s’est effectuée au prix de 3,86 dollars de Hong Kong (HKD) par action, soit environ 2,46 milliards de HKD, soit plus de 300 millions de dollars.

Toujours selon l’agence financière, cette participation représente 0,2% du capital.

L’assureur allemand Allianz a lui aussi cédé la moitié de sa participation dans le géant bancaire chinois, pour environ 12,4 milliards de dollars de Hong Kong (1,2 milliards d’euros) et n’en détient plus que 0,97%, ajoute Dow Jones Newswires.

Le Financial Times Deutschland annonçait lundi cette vente comme imminente.

Allianz et AmEx s’étaient associés en janvier 2006 à la banque d’affaires américaine Goldman Sachs pour prendre ensemble 10% du capital d’ICBC.

Goldman Sachs avait déjà laissé entendre fin mars qu’elle pourrait céder une partie de sa participation dans la banque chinoise, la plus grosse banque mondiale par la valorisation boursière.

Elle s’était alors engagée à conserver 80% de sa part de 4,93% dans ICBC jusqu’en 2010.

La Société Générale dément les affirmations de placements hasardeux du journal Libération

La Société Générale, que le journal Libération soupçonne d’avoir masqué environ 5 milliards d’euros de pertes dans la gestion d’actifs, a démenti avoir perdu cette somme et affirmé avoir au contraire réduit son risque en ayant vendu déjà 4,8 milliards d’actifs.

Selon Libération, Société Générale a reconnu avoir perdu 1,2 milliard d’euros sur son portefeuille d’actifs gérés par sa filiale de gestion alternative mais n’explique pas comment la valeur de son portefeuille est passée de 10,4 milliards d’euros à 5,3 milliards en un an.

« On n’est absolument pas elliptique puisque l’ensemble des informations sont disponibles dans les annexes financières (..) qui sont auditées par nos commissaires aux comptes et revues par l’AMF » (Autorité des marchés financiers), a réagi Jean-Pierre Mustier, le patron de SGAM (Société Générale Asset Management) auprès de l’AFP.

Quand la crise financière a éclaté à l’été 2007, certains clients de la Société Générale qui avaient investi dans des fonds (OPCVM) gérés par la banque n’ont pu vendre leurs parts faute d’acheteurs. La banque a donc décidé, afin de « préserver l’intérêt de ses clients », de les rembourser en rachetant leurs parts.

Début 2008, le groupe Société Générale a ainsi racheté à sa filiale SGAM l’équivalent de 11,2 milliards d’euros d’actifs. Sur ce total, 10,4 milliards ont été transférés à SG CIB (filiale de banque d’investissement) et 800 millions à la « gestion propre », a précisé M. Mustier.

« A la fin du premier trimestre, sur ces 11,2 milliards, nous avons passé 166 millions de dépréciations », détaille M. Mustier. Fin juin, le portefeuille avait été réduit à 8,9 milliards d’actifs après 84 millions de dépréciations et 2,2 milliards d’actifs vendus sur le marché. A la fin septembre, il s’élevait à 7,1 milliards d’euros, après 380 millions de dépréciations et 1,4 milliard d’euros de cessions. Et à fin 2008, il affichait un encours de 5,3 milliards, après une nouvelle dépréciation de 580 millions et une cession de 1,2 milliard d’euros.

La somme des ventes se monte donc à 4,8 milliards d’euros, et la somme des dépréciations à 1,2 milliard.

Quant aux actifs restants, environ 5,3 milliards d’euros, la banque « n’a pas de pression particulière pour les vendre » car ils vont arriver à échéance d’ici 3 à 4 ans. En outre, M. Mustier souligne que ce portefeuille n’est composé que d’obligations européennes et qu’il a déjà été déprécié en moyenne de 29%.

Libération soutient, citant un analyste, que ces actifs « ne valent rien », ce qui pourrait conduire la banque à afficher jusqu’à 10 milliards de pertes.

« Il n’y a aucune raison pour qu’il soit déprécié à 100% comme l’affirme Libération », a conclu M. Mustier.

BNP Paribas et BFM Académie accompagnent les créateurs d’entreprise

BNP Paribas parraine la quatrième édition de la BFM Académie, le premier concours de créateurs d’entreprise à la radio, une émission animée par Eve Chegaray et Christian Malissard.

Chaque samedi sur BFM de 12h00 à 13h00, deux candidats « entrepreneurs » défendent leur projet devant un jury d’experts de la création d’entreprise.

A chaque émission, ce sont les auditeurs qui désignent le vainqueur en votant sur le site de la radio BFM. Les finalistes seront départagés lors de la finale qui aura lieu le 27 juin prochain.
Le vainqueur se verra offrir une campagne publicitaire sur BFM Radio d’une valeur de 100 000 euros : une belle visibilité pour un jeune créateur d’entreprise.

Ecoutez les émissions précédentes, découvrez les gagnants de chaque semaine et participez au vote sur le site de BFM.

Le Fonds d’investissement des expérimentations pour les jeunes sera alimenté par TOTAL

La compagnie pétrolière Total, critiquée en mars pour avoir annoncé 555 suppressions de postes après la publication de profits records en 2008, va apporter 50 millions d’euros au Fonds d’investissement des expérimentations pour les jeunes, rapporte lundi Le Parisien.

Ces « 50 millions d’euros sur cinq ans » serviront à « favoriser l’accès de 10.000 jeunes apprentis au permis de conduire », « accompagner 60.000 élèves en difficulté d’ici à 2012″ et aider de « jeunes créateurs d’entreprise », précise le directeur général de Total, Christophe de Margerie, dans un entretien au quotidien.

Il y a un mois, le Haut commissaire aux solidarités actives et à la Jeunesse, Martin Hirsch, avait déclaré que le groupe pétrolier allait « consacrer des sommes substantielles aux programmes » du gouvernement en particulier pour les jeunes.

Dans le même entretien au Parisien, M. Hirsch espère pouvoir doter ce Fonds d’investissement des expérimentations pour les jeunes de 300 millions d’euros, grâce à un soutien du secteur privé équivalent à celui de l’Etat (150 millions).

Le 12 février, Total avait annoncé avoir dégagé en 2008 le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français, de 13,9 milliards d’euros.

Un mois plus tard, le pétrolier avait suscité la polémique en annonçant 555 suppressions de postes, sans licenciement, mais s’était défendu, en affirmant qu’il avait prévu d’investir un milliard d’euros d’ici 2013 en France pour ces restructurations. Selon le groupe, ces investissements vont générer quelque 1.000 emplois par an chez les sous-traitants.

La Société Générale (SG) pourrait enregistrer entre 5 et 10 milliards d’euros de nouvelles pertes à cause d’investissements hasardeux

La Société Générale (SG) pourrait enregistrer entre 5 et 10 milliards d’euros de nouvelles pertes à cause d’investissements hasardeux, affirme lundi le quotidien Libération, ce que la banque française a démenti « formellement ».

« En toute discrétion et bien caché dans les annexes de ses comptes, un autre fiasco de quelque 5 milliards d?euros est reconnu par la banque », après l’affaire Kerviel, qui avait déjà coûté 4,9 milliards de pertes en 2007, écrit Libération.

« Société Générale dément formellement les affirmations de Libération publiées ce jour », a réagi la banque dans une déclaration écrite envoyée à l’AFP.

Le quotidien ajoute que « même si, jusqu?à aujourd?hui, la banque n?a enregistré +que+ 1,2 milliard d?euros de pertes, la facture finale pourrait atteindre les 10 milliards ».

De son côté, la Société Générale affirme que le quotidien « fait la confusion entre des pertes et le montant d’actifs transférés en 2008 des OPCVM de SGAM (sa filiale de gestion d’actifs, ndlr) vers Société Générale ». Elle ajoute que « les pertes de SGAM au titre de l’exercice 2008 se sont élevées à 258 millions d’euros après impôt », comme indiqué lors de la publication de ces résultats en février, et sont « sans aucun rapport avec ce que prétend » le journal.

Libération indique néanmoins avoir interrogé la banque, qui « ne dément aucun de ces faits édifiants », écrit le quotidien, ajoutant que depuis, « elle s?est empressée de demander le départ de nouveaux responsables ».

Libération explique que cette « perte colossale » est le fait d’ »un département tout entier de la filiale en charge de la gestion d?actifs », appelé SGAM Alternative Investments (AI).

Ce département « a été laissé libre de spéculer » et a multiplié « par le passé les investissements hasardeux dans ce qu?on appelle des +produits structurés+ », des produits financiers complexes.

Si « à ce jour, personne n’est accusé d’un quelconque délit », les patrons de la Société générale, Daniel Bouton, le président, et Frédéric Oudéa, le directeur général, ont « donné des ordres pour faire le ménage » dans cette filiale, dont « les principaux responsables ont été poussés discrètement au départ ou sont sur le point de l?être ».

Profitant « de sa large indépendance » au sein de la banque, « deux personnes avaient la mainmise sur le département: Philippe Collas, un proche de Daniel Bouton, directeur général adjoint de la Société générale et patron de l?ensemble de la gestion d?actifs, ainsi que Philippe Brosse, le dirigeant opérationnel de Sgam AI », affirme Libération.

« L’entité Sgam va être démantelée et une partie vendue au Crédit agricole. Plusieurs centaines de personnes pourraient être licenciées lors d?un plan social qui sera lancé d?ici quelques mois », poursuit le journal.

Dans son démenti écrit, la Société Générale n’aborde pas ce point.

Fin janvier, le Crédit Agricole et la SocGen avaient annoncé la création d’une coentreprise dans la gestion d’actifs, détenue à 70% par la première et à 30% par la seconde.

Faut-il à nouveau investir en bourse sur les valeurs bancaires ?

Stabilisée, la Bourse de New York va encore se concentrer sur les banques la semaine prochaine, dans l’attente des résultats des « tests de résistance » imposés par le Trésor, tout en encaissant une nouvelle rafale de résultats de sociétés et indicateurs économiques.

Après un fulgurant rebond de 22,7% sur les six semaines précédentes, le Dow Jones, indice vedette de Wall Street, s’est replié de 0,7% sur les cinq dernières séances, pour terminer vendredi à 8.076,29 points.

Après son plongeon de 3,56% lundi, l’indice phare est parvenu, malgré une évolution très volatile, à reprendre l’essentiel du terrain perdu.

Plus résistant, le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 1,3% à 1.694,29 points, tandis que l’indice élargi Standard & Poor’s 500 a perdu 0,4% à 866,23 points.

« Je suis très impressionné », avoue Marc Pado, de Cantor Fizgerald. « Beaucoup d’observateurs s’attendaient à un repli. Mais les investisseurs voient dans chaque baisse une opportunité pour acheter les actions dans leur ligne de mire ».

« On a la suite d’un mouvement d’un hausse, qui a l’air assez solide », juge Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. « Tôt ou tard, on va rebaisser, mais le marché est prêt à encaisser les mauvaises nouvelles et a plutôt les yeux tournés vers l’avenir ».

Les investisseurs ont été soumis à un feu nourri de résultats d’entreprises, qui ont reflété en général la vertigineuse dégradation de l’activité économique aux Etats-Unis.

Cependant « la saison de résultats continue de nous apporter plus de bonnes surprises que de mauvaises », observe Frederic Dickson, de DA Davidson, qui rappellent que les analystes avaient placé leurs prévisions « très bas ».

« Les investisseurs semblent conclure que même si la récession a un impact important sur les résultats des entreprises, ils ne sont pas si mauvais que ce que l’on craignait il y a quelques mois », ajoute-t-il.

Le marché a ainsi été agréablement surpris par les résultats du constructeur automobile Ford ou de plusieurs grandes compagnies aériennes, alors que toutes ces entreprises ont accusé des pertes.

Les publications de résultats, sources de volatilité, vont continuer à un rythme infernal la semaine prochaine, avec de nombreuses sociétés entrant dans la composition de l’indice Dow Jones: l’opérateur téléphonique Verizon lundi, le laboratoire pharmaceutique Pfizer mardi, le pétrolier ExxonMobil, le constructeur General Motors et le fabricant de produits de grande consommation Procter & Gamble jeudi et enfin le pétrolier Chevron vendredi.

Côté macroéconomique, la semaine s’annonce tout aussi riche, dominée mercredi par une première estimation du produit intérieur brut américain du premier trimestre et la fin de la réunion de la Réserve fédérale.

D’autres indicateurs sont très attendus: entre autres, lundi la confiance des consommateurs, jeudi les chiffres de la consommation des ménages et vendredi les statistiques des commandes industrielles en mars et l’indice ISM d’activité dans l’industrie.

Mais selon Marc Pado, « l’attention se portera sur l’annonce, le 4 mai, des résultats des tests des résistance » auxquelles ont été soumises les 19 grandes banques américaines, dont l’évolution en Bourse a très souvent donné la direction de Wall Street.

« Il faut s’attendre à de la consolidation parce que les investisseurs sont inquiets de la manière dont les banques sont capitalisées et de quelles banques ont besoin d’aide », ajoute l’analyste.

Le marché obligataire a encore reculé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans, qui évolue en sens inverse des prix, est monté à 2,996%, contre 2,930% vendredi dernier et celui à 30 ans à 3,876%, contre 3,785% une semaine plus tôt.

L’Europe veut engager une réforme ambitieuse de son système financier

Le commissaire européen aux affaires économiques, Joaquin Almunia, a annoncé samedi à Washington que la Commission européenne allait proposer cette année « une réforme ambitieuse » du système financier des 27.

Cette annonce fait partie de la déclaration que M. Almunia doit prononcer, au nom de la Commission, devant le Comité monétaire et financier international (CFMI).

« La crise a mis au jour des faiblesses inacceptables dans la gouvernance actuelle et des marchés financiers mondiaux et européens, qui se sont révélées réelles et systémiques à un moment de graves turbulences », indique le commissaire, dans son texte transmis à la presse.

« Dans sa mise en oeuvre du communiqué du sommet des dirigeants (du G20 à Londres, ndlr), la Commission européenne va proposer une réforme ambitieuse du système financier européen au cours de l’année 2009″, poursuit-il.

M. Almunia lui a fixé cinq objectifs: apporter à l’UE un système de surveillance capable de détecter les menaces de manière précoce, remplir les lacunes de la réglementation sur certains instruments ou acteurs financiers, renforcer les assurances pour les épargnants, investisseurs et entreprises et d’avoir accès aux financements, améliorer la gestion des risques et le système de primes, et aggraver les sanctions contre les infractions aux règles des marchés.

« Depuis le début, l’UE a été au coeur des initiatives du G20. Nous sommes déterminés à poursuivre cet engagement également dans la phase de mise en oeuvre et de surveillance, qui a commencé pour de bon et que l’on doit faire avancer », a souligné le commissaire européen.

L’Union européenne est membre du G20, un groupe de pays riches et émergents qui s’est engagé lors d’un sommet à Londres à mettre en oeuvre sa promesse de réformer la réglementation des marchés financiers.

L’assureur chinois Ping An s’oppose au rachat de Fortis Banque par BNP Paribas

L’assureur chinois Ping An a annoncé dimanche qu’il votera contre le projet de cession de Fortis Banque (numéro un en Belgique) au géant financier français BNP Paribas, lors des assemblées générales des actionnaires de Fortis Holding des 28 et 29 avril.

BNP Paribas doit enfin savoir la semaine prochaine s’il peut racheter Fortis Banque pour devenir la plus grande banque européenne en termes de dépôt, avec un vote des actionnaires qui semble celui de la dernière chance.

Le projet, mis sur les rails en octobre sur fond de crise financière, est contesté depuis des mois par les actionnaires de l’ancienne maison-mère de la banque, Fortis Holding, qui s’estiment floués.

L’annonce faite dimanche, par voie de communiqué, par Ping An, premier actionnaire de Fortis Holding, pourrait mettre à mal les visées de BNP Paribas.

Avec ses 4,81% du capital, le « non » de Ping An peut en effet être déterminant lors d’assemblées générales où généralement seuls 20% à 25% des actionnaires sont représentés.

Le nombre de faillites bancaires aux Etas Unis depuis Janvier 2009 inquiète

Les Etats-Unis ont connu plus de faillites bancaires durant les quatre premiers mois de 2009 que durant toute l’année 2008, déjà marquée par une explosion de ces défaillances, et rien n’indique que le flot va se tarir.

Parmi les dernières victimes de la crise du crédit, la First Bank of Beverly Hills, dont le siège se trouve dans la banlieue de Los Angeles, a été fermée vendredi alors qu’elle avait un milliard et demi de dollars d’actifs.

Les autorités n’ont pas pu trouver de repreneur pour cet établissement, le troisième plus gros du pays à devoir fermer ses portes depuis le début de l’année, et le Fonds de garantie des dépôts bancaires (FDIC) devra payer près de 394 millions de dollars pour le liquider, tout en rendant leurs dépôts aux épargnants.

Le même jour, trois autres établissements ont été fermés, dont un en Georgie (sud-est), l’un des Etats les plus sinistrés par la crise du crédit immobilier, et un dans l’Etat rural et montagneux de l’Idaho (nord-ouest), première défaillance dans cette région qui n’avait jusqu’à présent jamais été citée parmi celles souffrant de la crise.

Désormais, l’année 2009, avec 29 faillites en moins de quatre mois, s’annonce comme l’une des plus meurtrières pour les petits établissements financiers. Il y avait eu trois faillites de banques en 2007 et 25 en 2008.

Les Etats les plus touchés jusqu’à présent sont la Californie, également en tête des Etats où il y eu le plus de saisies immobilières, avec 5 faillites en 2008 et déjà quatre cette année, suivie de la Georgie (5 faillites en 2008, déjà autant cette année).

Le Michigan (nord), confronté à l’effondrement du secteur automobile, a connu vendredi sa deuxième faillite bancaire en deux ans.

Comme si l’éclatement de la bulle immobilière en 2007 n’en finissait pas de faire des victimes, y compris dans des Etats déjà si profondément touchés que l’on pouvait penser qu’ils avaient atteint un plancher.

De fait, même si les plus grandes banques semblent commencer à surmonter la crise de l’immobilier résidentiel, ce qui a permis à la plupart d’afficher des bénéfices pour le début d’année, sur le terrain la crise à du mal à s’estomper.

Le nombre de saisies immobilières a même battu un nouveau record en mars, en hausse de 46% en un an et, en dépit de l’effondrement des prix et des taux, les reventes de logement sont reparties à la baisse le mois dernier.

De quoi fragiliser encore plus les établissements accordant des prêts, alors que fin février le FDIC avait indiqué que le nombre de « banques à problèmes » était passé de 171 en 2007 à 252 en 2008, ce qui représente des actifs d’environ 159 milliards de dollars et laisse présager d’autres défaillances.

Interrogée, l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s s’est refusée à fournir tout diagnostic sur la santé du tissu bancaire américain.

Ces faillites ont notamment pour effet de mettre à mal les finances de l’organisme chargé d’assurer les 100.000 premiers dollars des déposants américains, le FDIC.

Devant l’avalanche de faillites l’année dernière, et alors que la facture avoisine déjà les 4 milliards de dollars (après 18 milliards de dollars l’an dernier), il a dû réclamer aux banques une augmentation de leur prime d’assurance pour étoffer ses réserves: il prévoit que la facture atteigne 65 milliards de dollars dans les cinq prochaines années, un chiffre que l’Assocation américaine des banques (ABA) espère bien trop pessimiste.

www.mycreditagricole.jobs : le site innovant de recrutement des meilleurs talents du Crédit Agricole

Le groupe Crédit Agricole lance ce jour un nouveau site recrutement www.mycreditagricole.jobs. Ce nouveau site constitue le vecteur essentiel du recrutement des meilleurs talents permettant d’accompagner le développement du Groupe.

Numéro 1 de la banque de détail en France, le Groupe Crédit Agricole restera l’un des premiers recruteurs français en 2009, avec plus de 4 000 nouvelles embauches en France en banque de détail et près de 2 000 jeunes en alternance et 7 000 en stages. En 2008, le Crédit Agricole a été le premier recruteur bancaire et assurances en France avec près de 6 500 recrutements nationaux.

Pour les candidats, le Groupe propose une large palette de métiers en lien avec ses domaines d’activités variés que sont la banque de détail en France (Caisses régionales et LCL) et à l’international, les métiers spécialisés (affacturage, crédit bail,…) la gestion d’actif, l’assurance, la banque privée et la banque de financement et d’investissement.

Le nouveau site recrutement du Crédit Agricole : le candidat au cœur de la démarche
Une approche par étape de vie professionnelle Selon qu’ils sont étudiants, jeunes diplômés, ou expérimentés, le contenu du nouveau site Internet s’adapte directement aux attentes du candidat. Avec cette approche unique par moment de vie professionnelle, l’objectif du Crédit Agricole est de faciliter l’acte de candidature en leur proposant des réponses sur-mesure.
Ainsi toutes les offres d’emploi, de stages et les informations sur le Groupe (forums, partenariats, diversité…) sont segmentées pour correspondre aux besoins spécifiques de chaque catégorie de candidat.

Un site interactif
Les internautes peuvent personnaliser leurs recherches et créer leur profil et leurs alertes en fonction de leurs critères.
Le Groupe étant implanté dans plus de 70 pays avec un effectif de 164 000 salariés présents dans des filiales aux métiers variés, les candidats peuvent cibler leur recherche par pays ou par filiale d’un seul clic et découvrir les possibilités d’évolution de carrière géographique ou fonctionnelle correspondant à leur potentiel et à leurs attentes.

Un guide pratique pour préparer l’entretien
L’acte de candidature en ligne simplifié, des dizaines de témoignages vidéos illustrant la diversité des métiers, des fiches pédagogiques par activités, un contenu adapté aux candidats en situation de handicap visuel, autant d’éléments innovants qui aideront le candidat à préparer à son entretien d’embauche et à aller plus loin en rejoignant le Groupe Crédit Agricole.

Crédit Agricole S.A. et Assicurazioni Generali S.p.A. indiquent avoir mis en place un accord concernant leurs participations respectives dans Intesa Sanpaolo S.p.A.

Crédit Agricole S.A. et Assicurazioni Generali S.p.A. indiquent avoir mis en place un accord concernant leurs participations respectives dans Intesa Sanpaolo S.p.A.

Aux termes de cet accord d’une durée de trois ans et portant sur 10,89 % du capital ordinaire de Intesa Sanpaolo (dont 5,82% pour Crédit Agricole S.A. et 5,07% pour le Groupe Generali), Crédit Agricole S.A. et Assicurazioni Generali s’engagent à coordonner l’exercice de certains droits sociaux relatifs aux actions ordinaires de Intesa Sanpaolo qu’ils détiennent et à se consulter mutuellement préalablement à toute décision y afférente, aux fins de mieux contribuer à la valeur de leur participation.

Plus précisément, l’accord stipule que Crédit Agricole S.A. et Assicurazioni Generali :

- se consulteront mutuellement à l’avance afin de définir une position commune sur les questions figurant à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale, du Conseil de surveillance, et/ou du Directoire de Intesa Sanpaolo revêtant un intérêt stratégique pour l’une et/ou l’autre des parties ;
- présenteront une liste commune de candidats lors de la désignation du prochain Conseil de surveillance de Intesa Sanpaolo, laquelle, conformément aux statuts de Intesa Sanpaolo, respectera un critère de proportionnalité ;
- se consulteront sur la possibilité de faire acte de candidature pour un poste au sein du Directoire de Intesa Sanpaolo.

L’accord ne comporte aucune restriction concernant la possibilité de céder ou de transférer des actions Intesa Sanpaolo.

Le secteur bancaire allemand a accumulé 816 milliards d’euros d’actifs à risques

Le secteur bancaire allemand a accumulé 816 milliards d’euros d’actifs à risques, révèle samedi la presse allemande en citant un rapport confidentiel du Bafin, l’autorité de tutelle du secteur financier.

Sur cette somme, correspondant à des actifs dits « toxiques » ainsi qu’à des titres invendables (dits « illiquides » en raison du climat de méfiance générale), 355 milliards sont détenus par le réseau des banques publiques régionales, les « Landesbanken », selon ce document révélé par le quotidien Süddeutsche Zeitung et l’édition en ligne du magazine Der Spiegel.

La banque Hypo Real Estate (HRE), dont les difficultés ont été à l’origine de la crise financière en Allemagne, et que le gouvernement d’Angela Merkel veut nationaliser pour la sauver, détient quant à elle 268 milliards de fonds risqués.

Les banques privées sont relativement moins concernées: elles totalisent 139 milliards d’actifs à risque, dont 101 milliards pour l’ensemble Commerzbank/Dresdner Bank, qui a bénéficié jusqu’à présent de 18,2 milliards d’euros d’aide publique.

Cette « fuite », qui a provoqué la colère du Bafin – le gendarme de la Bourse a annoncé qu’il portait plainte et a mis en garde contre toute « interprétation erronée » de ces informations – survient alors que la coalition gouvernementale a promis cette semaine de trouver une solution avant les élections de fin septembre pour soulager les banques de leurs actifs dégradés.

Un projet de loi en ce sens, qui pourrait passer par la création de « bad banks », doit être présenté à la mi-mai.

Ce dossier est d’autant plus délicat pour le gouvernement que la charge réelle qui pèsera à terme sur le contribuable est jusqu’à présent la grande inconnue.

Le chiffre révélé samedi par la presse correspond à la – très large – estimation évoquée cette semaine par le député conservateur Otto Bernhardt, porte-parole d’un groupe parlementaire sur les questions financières: cet élu avait avancé un montant total de 500 à 1.000 milliards d’euros d’actifs dégradés.

Plusieurs acteurs du secteur ont toutefois mis en garde contre toute interprétation hâtive après la « fuite » du document du Bafin.

Le président de la Bundesbank, Axel Weber, a déclaré que ces informations « ne reflétaient pas la complexité du problème ». Quant au secrétaire d’Etat aux Finances Jörg Asmussen, il a souligné que « derrière cette liste peuvent se cacher des actifs de types très différents ».

L’autorité financière elle-même a souligné que les sommes évoquées ne correspondent pas toutes à des valeurs « toxiques », mais qu’elles incluent incluent aussi « des actifs qui, d’après les banques, ne correspondent plus à leur stratégie commerciale actuelle et qui doivent donc être externalisés ».

Les banques concernées ont elles aussi fait part de leurs réserves. Plusieurs d’entre elles ont indiqué au Süddeutsche Zeitung qu’elles n’avaient pas connaissance de ces chiffres. « Nous ne savons pas qui les a compilés, nous ne comprenons pas », a dit au journal un porte-parole de la Commerzbank. La HRE, elle, s’est refusée à tout commentaire.

Par ailleurs, d’après la dernière édition du Spiegel, le dossier du sauvetage des « Landesbanken », dont certaines sont menacées de faillite à court terme, fera l’objet d’une nouvelle réunion de crise lundi autour du ministre des Finances Peer Steinbrück. Selon l’hebdomadaire, les Etats régionaux allemands étudieraient la création d’une holding commune aux établissements.

L’évaluation du FMI sur la situation des banques est relativisée par la BCE

Les évaluations du FMI sur la situation des banques, notamment en matière d’actifs toxiques, doivent être relativisées, ont estimé jeudi à Washington la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, et le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

Plusieurs pays du G7, dont les ministres des Finances étaient réunis vendredi, ont exprimé de « grandes réserves sur la méthodologie » du Fonds monétaire international, a indiqué la ministre.

Le FMI a évalué à 4.054 milliards de dollars le coût de la crise et estimé que les banques en supporteraient 61% au final (2.470 milliards). Sur la part qui leur reviendra, les deux-tiers doivent encore être passés dans leurs comptes.

D’après le Fonds, pour supporter ce choc, les banques européennes vont devoir encore rassembler 600 milliards de dollars de capitaux nouveaux d’ici à fin 2010.

« On relativise de manière significative » ces chiffres, a déclaré Mme Lagarde à l’issue d’une réunion du G7. « En ce qui concerne les banques françaises, je ne suis pas alarmée, parce que je ne pense pas que la méthodologie utilisée par le FMI corresponde aux éléments d’actifs allégués », a-t-elle expliqué.

Le ministre française a souligné qu’il existait également entre les Etats-Unis et l’Europe des « problèmes de coordination au niveau comptable qui n’étaient pas résolus » et a souligné que le G7 avait « réitéré l’importance de la coopération et de la cohérence entre tous ».

Les règles de présentation comptable entre les banques américaines et celles d’Europe continentale diffèrent fortement, notamment en terme d’évaluation d’actifs et d’éléments hors bilan.

« Il faut parvenir à une concurrence à égalité de chances entre tous les joueurs », a dit Mme Lagarde.

Le président de la BCE a également indiqué être « très prudent » vis-à-vis des chiffres du FMI.

« Il y a des problèmes de méthodologie dont nous devons discuter avec le FMI (…) Je ne suis pas en train de les critiquer, je dis seulement que nous devons évoquer certains points avec eux », a expliqué Jean-Claude Trichet.

Il a estimé que « le calcul des ratios d’effet de levier a été basé sur les normes en vigueur aux Etats-Unis », que le poids des contrats d’assurance sur le crédit (CDS) en Europe avait été surestimé, et que les bénéfices potentiels des banques européennes avaient été sous-estimés.

Les pays du G7 ont redit vendredi leur engagement à coopérer en matière de réforme de la régulation financière tout en insistant sur les efforts « nationaux » devant être fait en la matière.

Le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a pour sa part affirmé que le FMI avait « raison de souligner l’urgence » d’une intervention des pouvoirs publics pour rétablir la santé du secteur financier.

La réunion des ministres de l’Economie et des Finances du G7 a été suivie vendredi d’une réunion du G20 qui n’a pas abordé le sujet. Samedi s’ouvrent dans la capitale américaine les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

La Banque mondiale va investir 12 milliards de dollars dans les pays vulnérables à la suite de la crise économique

Les investissements essentiels dans les programmes de protection sociale vont passer à 12 milliards de dollars, le mécanisme d’intervention en réponse à la crise alimentaire bénéficiera d’un financement accru.

La Banque mondiale a annoncé qu’elle prévoit de tripler, à 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines années, ses investissements dans les filets de sécurité et d’autres programmes de protection sociale dans les secteurs de la santé et de l’éducation, en vue de protéger les populations les plus vulnérables contre les pires effets de la crise économique mondiale.

Au titre de cette initiative de renforcement de l’aide, la Banque fera passer le montant de son mécanisme d’intervention rapide en réponse à la crise alimentaire de 1,2 milliard de dollars à 2 milliards de dollars, pour aider davantage les pays aux prises avec la crise alimentaire actuelle.

La réaction de la Banque traduit le fait que l’on redoute de plus en plus que la conjoncture économique actuelle n’augmente le nombre de pauvres dans les pays en développement et n’entraîne la faim et la réduction des programmes de santé, d’éducation et d’autres services sociaux.

« Un monde qui n’apprend pas de l’histoire est condamné à la répéter. Alors que la dernière réunion du G-20 était essentiellement consacrée aux questions financières, nous devons tirer des enseignements de l’histoire des crises passées, au cours desquelles les gouvernements, à court d’argent, ont réduit les programmes sociaux, ce qui a eu des conséquences catastrophiques pour les pauvres, » a déclaré Robert B. Zoellick. Président du Groupe de la Banque mondiale.

« Dans la crise actuelle, on s’est surtout intéressé aux pays développés dont les habitants risquent de perdre leurs maisons, leurs actifs et leurs emplois. Ce sont des difficultés incontestables, » a estimé Zoellick. « Mais les personnes qui vivent dans les pays en développement ont bien moins de moyens de protection : elles n’ont pas d’épargne, pas d’assurance, pas d’allocations de chômage et souvent pas de nourriture. Au cours de la crise en Asie orientale, les cas d’anémie parmi les femmes enceintes ont augmenté de 22 % en Thaïlande, et les taux de scolarisation ont chuté en Indonésie. Des revirements de cette nature peuvent avoir des répercussions sur toute une génération. Nous ne devons pas laisser qu’une telle situation se reproduise. »

Dans le cadre des mesures de protection des pauvres, le Conseil des administrateurs de la Banque a approuvé l’augmentation à 2 milliards de dollars des ressources du mécanisme de financement rapide de l’aide alimentaire de la Banque. Cette approbation intervient moins d’un an après la mise en place de ce mécanisme par la Banque, au titre du Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP). Ce mécanisme a pratiquement atteint son plafond initial de 1,2 milliard de dollars, en finançant des projets totalisant 1,18 milliard de dollars dans 36 pays.

« La persistance d’une conjoncture économique à risque, conjuguée à l’instabilité chronique des prix alimentaires, signifie que pour les populations pauvres la crise alimentaire n’est pas prête de se terminer, » a déclaré Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice générale du Groupe de la Banque mondiale. « Nombreux sont les pays pauvres qui n’ont pas tiré parti d’une certaine modération de la hausse des prix alimentaires sur les marchés mondiaux. La décision de renforcer le mécanisme permettra à la Banque de disposer des moyens nécessaires pour continuer à intervenir rapidement en faveur des pays. »

Les investissements consacrés par la Banque à la protection sociale devraient enregistrer une croissance spectaculaire entre 2009 et 2010, passant de 4 milliards de dollars au cours des deux années ayant précédé la crise à 12 milliards de dollars. Ces investissements comprennent des programmes d’intervention rapide dans le secteur social et des transferts monétaires conditionnels, les familles recevant des ressources financières à condition d’envoyer leurs enfants à l’école et de passer régulièrement des bilans de santé.

Zoellick a déclaré qu’il est établi que l’augmentation des investissements dans des programmes de protection sociale est une mesure efficace, à la fois pour stimuler les dépenses et protéger les pauvres à un coût relativement peu élevé, représentant le plus souvent moins de 1 % du produit intérieur (PIB) d’un pays. Le coût de programmes efficaces tels que Oportunidades au Mexique ou Bolsa Familia au Brésil est de l’ordre de 0,4 % du PIB, tandis que le plus vaste programme de protection sociale d’Ethiopie, Productive Safety Net, représente environ 1,7 % du PIB.

Au début de ce mois, la Banque mondiale a approuvé en faveur du Gouvernement mexicain un prêt de 1,5 milliard de dollars pour élargir Oportunidades, une mesure qui devrait permettre au Gouvernement d’aider les 25 millions de personnes vivant dans les 5 millions de foyers les plus vulnérables du pays.

La Banque mondiale a établi un Mécanisme d’aide aux pays vulnérables pour accorder des ressources financières aux pays les plus touchés par la double crise alimentaire et économique. Ce mécanisme est doté de guichets distincts pour les interventions rapides dans le secteur de la santé et la sécurité alimentaire.

Le programme GFRP de la Banque fournit une aide immédiate aux pays gravement éprouvés par la flambée des prix alimentaires. Les projets exécutés par la Banque mondiale et ses partenaires du système des Nations Unies appuient des programmes de protection sociale tels que les programmes de vivres pour le travail, la fourniture de compléments alimentaires et de micronutriments aux femmes et à leurs enfants et les programmes d’alimentation scolaire pour les plus vulnérables. À titre d’exemple, en Sierra Leone, 119 projets de travail contre rémunération ont été approuvés pour fournir 42 000 hommes-jours d’emploi à plus de 5 300 personnes ; au Liberia, 60 000 enfants ont bénéficié de l’alimentation scolaire mensuelle depuis octobre 2008.

Le programme GFRP, qui a décaissé à ce jour près de 750 millions de dollars, accorde aussi des financements à court et moyen terme pour la production alimentaire, en fournissant aux agriculteurs des semences et des engrais, en améliorant l’irrigation et les activités liées à l’élevage au profit des petits exploitants agricoles et en octroyant aux gouvernements une aide budgétaire pour compenser les réductions des tarifs douaniers sur les produits alimentaires et d’autres dépenses imprévues.

Au titre de son mécanisme d’intervention rapide dans le secteur social, la Banque finance des actions immédiates en faveur des groupes vulnérables. Ce mécanisme met l’accent sur l’appui aux investissements nationaux consacrés à la santé, l’éducation et d’autres programmes sociaux au cours des crises économiques, tout en renforçant les services, par exemple, dans le domaine de la santé maternelle et infantile et de la nutrition ainsi que dans celui des programmes d’alimentation scolaire ; l’expansion des programmes ciblés de protection sociale ; les investissements dans les marchés actifs du travail, les mesures de soutien des revenus au profit des chômeurs, les programmes de création d’emplois et de formation et d’autres initiatives liées au travail.

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