Immobilier régional: contre les idées reçues, une vision positive du marché
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
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En cet automne 2009 qui voit un marché du crédit immobilier se revigorer, bien que toujours habité par des craintes et des interrogations, CAFPI a effectué, à l’occasion du Salon del’Immobilier de Paris, un tour de France de la question ; en effectuant, autour de cinq thématiques liées au crédit immobilier, une synthèse des marchés régionaux.
Ces témoignages montrent au passage que si le pessimisme ambiant est d’humeur, l’optimisme est bien de volonté pour CAFPI. Paris n’est pas la France. C’est pourquoi il vous sera proposé dans les jours qui viennent une analyse identique du marché du crédit immobilier dans la capitale et la région Ile-de-France, avec à chaud une analyse des dernières tendances émises à l’occasion du Salon de l’Immobilier de Paris.
Idée reçue n°1 : « la production de crédits est en dégringolade »
CAFPI effectue le constat national d’une baisse des dossiers en fin d’année 2008 même si les régions n’ont pas connu de déficit véritable de production. Certaines spécificités régionales méritent d’être soulignées. Ainsi le Nord est l’une des régions où les prix ont le moins baissé. Conséquence, les candidats à l’achat ont tendance à différer leur projet. Ils préfèrent faire des travaux, rénover la maison ou y ajouter une pièce plutôt que d’en changer.
Idée reçue n°2 : « l’immobilier est un marché cohérent »
Chaque région CAFPI révèle des caractéristiques qui en font une exception au regard d’une analyse nationale uniforme. La région Normandie n’a pas flambé en période d’envolée générale des prix et subit donc moins que d’autres régions le contrecoup d’un arrêt brutal. Autre phénomène normand, tout ce qui est acquisition avec une performance énergétique douteuse chute beaucoup plus fort.
La région Ouest n’a pas connu, pour sa part, de baisse des prix de l’immobilier aussi significative qu’ailleurs. Les crédits sont plus chers en région Nord, en moyenne de 0,2 points, que partout ailleurs en France, et ce depuis toujours, conjoncture difficile ou pas, période de crise ou pas.
En région Sud Ouest, les acquéreurs n’hésitent plus à s’éloigner des centres-villes pour s’installer dans les secteurs où subsiste un potentiel foncier important.
En région Paca Est, le foncier coûte très cher, la promotion dans le neuf est plus rare qu’ailleurs. Certaines particularités locales soutiennent l’activité. Dans le Jura et sur Belfort, une clientèle frontalière trouve chez CAFPI des offres complémentaires à celles des banques suisses.
Plus bas, Annecy capte une clientèle aisée de frontaliers, français travaillant en Suisse et
suisses résidant en France pour bénéficier de prix moins élevés. En Alsace Moselle, des caractéristiques de droit local impactent directement le marché de la propriété immobilière. Ainsi le livre foncier se substitue à la conservation des hypothèques. Autre point, le coût de l’hypothèque est identique au coût de l’inscription du privilège de prêteur de deniers.
Idée reçue n°3 : « les banques ne prêtent plus »
Sentiment unanime chez CAFPI pour dire que les banques n’ont pas fermé le
robinet du crédit. Elles sont simplement revenues sur des critères d’octroi en vigueur par le passé en région PacaEst. En région Paca Ouest CAFPI n’enregistre ni plus ni moins de refus qu’avant. Certaines banques ont certes changé un peu leur fusil d’épaule. La région Sud Ouest ne note pas de changement sensible dans l’attitude des banques, qui continuent à prêter comme elles l’ont toujours fait.
Dans le Nord, en raison du contexte économique et du nombre important de défaillance des
entreprises, les banques accordent plus d’importance au secteur d’activité ou à la situation
générale des employeurs de l’emprunteur. Le marché a baissé mais pas les demandes constate la région Est Nord où les partenaires banquiers de CAFPI reviennent sur le marché avec des offres et des conditions de taux particulièrement intéressantes.
La région Normandie se dit plutôt confrontée à un manque de demandes qu’à une hausse
des refus. La crise a généré des différences de comportement tant du point de vue des acquéreurs que des banques analyse la région Est Sud. Cette relation bancaire reste plus une affaire d’interlocuteur que de politique commerciale régionale ou locale.
Idée reçue n°4 : « Il n’y a plus de clients emprunteurs »
En même temps qu’une reprise du marché, CAFPI conforte sa clientèle de primo accédants. Les emprunteurs qui disposent d’un apport ou d’une épargne se sentent plusen confiance etceux qui parviennent à dépasser le climat de frilosité actuel se lancent volontiers dans un achatimmobilier note t-on en Région Nord.
En région Normandie, les candidats à l’accession qui avaient différé leurs projets il y a six moisse retrouvent sur un positionnement de marché décalé ; les vendeurs ont baissé leurs prix ouacceptent désormais de le faire. Cela redonne une marge de manoeuvre et de négociation à l’acheteur.
La région Sud Ouest constate qu’après deux ou trois années euphoriques où tout le monde
avait tendance à déposer un dossier sans trop se soucier de sa faisabilité, une sorte « d’autocensure » de la part des acquéreurs se ressent depuis le début 2009.
En région Ouest, et les professionnels le confirment, la conjoncture de marché donne la part belleaux acquéreurs. La région Est Sud remarque que les projets d’accession des emprunteurs sont de mieux en mieux construits, notamment en ce qui concerne l’apport, et le montage financier du dossier.
Idée reçue n°5 : « la confiance ne reviendra pas avant longtemps »
Pour présager de la conjoncture il faut tenir compte de deux éléments : d’abord
l’état du marché et des perspectives. Et ensuite l’évolution des taux. Personne n’attendra que les prix ou les taux baissent pour réaliser son projet patrimonial, dans la mesure où il en a les moyens constate la Région Centre Est. L’image des banquiers est ternie. En région Est Nord, neuf emprunteurs sur dix sont disposés àchanger de banque en corollaire d’une accession à la propriété.
Analyse de la région Ouest. Pour retrouver un niveau de production élevé, il faudrait une baisse supplémentaire des prix immobiliers, de l’ordre de 10%, assortie d’une reprise économique qui enrayerait la spirale des licenciements. Car une personne au chômage n’est plus éligible au financement immobilier même si elle conserve une solvabilité.
La région Normandie dresse le constat d’un marché surexposé qui s’est assaini. Entre 2000
et 2008, le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 40% quand dans le même temps leprix des biens immobiliers grimpait de 240% !
La région Paca Est estime que la période actuelle n’a jamais été aussi favorable quant aux aidesapportées, aux taux d’intérêts qui n’arrêtent pas de baisser, aux prix qui malgré tout ont perdu de 10 à 20% en deux ans. Quelles que soient l’emplacement et la région, réaliser une plus-value àdix ans sur un bien acheté aujourd’hui est toujours une certitude .La relance économique est sensible en région Sud Ouest. Les besoins en logement sont toujours là : la baisse des prix, conjuguée à une baisse des taux, a contribué à recréer les conditions d’une conjoncture plutôt favorable.
Se loger reste une nécessité rappelle in fine la région Est Sud. Les aides à l’accession ont
fortement augmenté. Les prix du marché, avec une baisse de -20%, et la baisse des taux
représentent un gain significatif de pouvoir d’achat immobilier. 120 à 150 euros de pouvoir
d’achat sur une mensualité permet de retrouver une clientèle d’accédants qui n’avait plus la faculté d’emprunter.
(source : enquête nationale CAFPI dans les régions françaises)
Devenir propriétaire : un rêve très simple… mais le réaliser est plus compliqué
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
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Multiplication des formules de prêts, difficultés à en maîtriser les aspects juridiques, questions sur la réelle performance des taux proposés…
Si on ne dispose pas de l’aide d’un professionnel du prêt, il faut du temps, de la patience et de sérieuses connaissances dans de nombreux domaines pour devenir propriétaire.
Créé il y a plus de 35 ans, Cafpi s’est fixé comme mission de rendre le crédit immobilier plus simple et plus accessible à chacun.
La vocation de la Cafpi est de réunir au même endroit toutes les solutions pour réaliser son rêve d’accession à la propriété.
Appuyés sur une stratégie qui associe meilleurs prix et qualité, Capfi est devenu un acteur respecté et incontournable du marché du crédit, qui joue un rôle véritablement moteur auprès de la profession. Cafpi est l’un des principaux distributeurs de crédits en France.
Ce qui compte à vos yeux, c’est le niveau des mensualités. Un partenariat de plus de 90 banques européennes permet à Capfi de sélectionner pour vous les meilleurs taux, synonymes de mensualités les plus faibles possibles.
Mais son rôle ne s’arrête pas là.
Son approche globale de votre financement intègre également la prise en compte des assurances et une assistance continue une fois le plan de financement arrêté.
Ce conseil, cette assistance, seront toujours accessibles, grâce à son réseau national de proximité, ou encore sur Cafpi.fr, le véritable second réseau de Cafpi.
(source : site de Capfi)
Immobilier: Les Nouveaux Constructeurs réduisent leur perte de moitié au 1er semestre
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
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Le promoteur immobilier Les Nouveaux Constructeurs (LNC) a accusé une perte nette de 8,8 millions d’euros au premier semestre 2009, contre une perte de 18,3 millions pour la période correspondante de 2008, selon des résultats publiés mercredi dans un communiqué.
« Nous avons, en partie, restauré les équilibres financiers et nous avons continué d’opérer un recentrage vers la France où l’activité a été dynamique grâce aux facteurs de soutien du marché et à une offre commerciale mieux ajustée », souligne Olivier Mitterrand, président du directoire de LNC, cité par le communiqué.
Les Nouveaux Constructeurs, qui avaient enregistré en 2008 leur première perte depuis une quinzaine d’années, « font leurs meilleurs efforts pour restaurer leur profitabilité en 2009″, a déclaré M. Mitterrand lors d’une conférence téléphonique.
Le résultat opérationnel s’établit à 1,3 million contre une perte de 2,3 millions au premier semestre 2008.
Pour le premier semestre de 2009, le chiffre d’affaires s’est élevé à 255 millions, en progression de 10% par rapport aux six premiers mois de 2008, dont 160 millions en France (+12%). Dans ce dernier pays l’immobilier d’entreprise compense la diminution de 9% (à 123,1 millions) de l’immobilier résidentiel, affecté par « le recul de l’activité commerciale et la baisse des prix enregistrés en 2008″.
Les réservations de logements sur les trois marchés (avec l’Espagne et l’Allemagne) ont augmenté de 25% en valeur (342 millions contre 274 millions) et de 32% en volume « grâce notamment au très bon premier trimestre ». En France, elles sont en hausse de 19% en volume (714 logements dont 332 aux investisseurs individuels bénéficiant de la loi « Scellier ») et de 6% en valeur.
Le carnet de commandes au 30 juin 2009 (637 millions, soit une baisse de 11% en un an mais en progression de 17% par rapport à fin 2008) représente 14 mois d’activité, contre 13 mois au 31 décembre 2008. En France, il est en recul de 77 millions, en baisse de 11% sur un an mais en progression de 6 millions depuis le début de l’année.
La priorité, après une réduction volontariste du portefeuille foncier en 2008, est le « réapprovisionnement foncier en France », indique le communiqué.
Au 30 juin 2000, l’endettement net de LNC s’élevait à 168,7 millions, en baisse de 56,8 millions par rapport à fin 2008.
En Espagne, M. Mitterrand a confirmé une nouvelle réduction de 30% des employés en 2009.
(avec AFP)
Sarkozy réunit jeudi les dirigeants des principales banques sur le G20
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Développent international
Nicolas Sarkozy réunira jeudi les dirigeants des principales banques françaises pour faire avec eux « le bilan du sommet de Pittsburgh et présenter les mesures qui seront prises par le gouvernement pour mettre en oeuvre les décisions de ce sommet » Selon la présidence française, la rencontre aura lieu à 11H00, au palais de l’Elysée.
« Cette réunion fait suite à celle du 25 août dernier au cours de laquelle les banques françaises s’étaient engagées à mettre en oeuvre des règles strictes concernant les rémunérations variables.
A l’initiative de la France, ces règles seront désormais appliquées par l’ensemble des pays du G20″, ajoute un communiqué de l’Elysée. La même source précise que « la réunion portera également sur les paradis fiscaux, les règles prudentielles et comptables ainsi que sur le projet de loi de régulation bancaire et financière préparé par la ministre de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi », Christine Lagarde.
Le 3e sommet du G20 (les pays les plus riches et les principaux émergents) depuis le début de la crise s’est déroulé jeudi et vendredi derniers à Pittsburgh (est des Etats-Unis), pour jeter les bases d’une nouvelle gouvernance économique et financière, dans l’espoir qu’elle évitera au monde une nouvelle crise.
Après « Crédit Agricole en Ligne », bientôt B for Bank, la nouvelle banque en ligne,100 % internet, de la banque verte
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under A la une, Banques en ligne, Crédit Agricole, News Communication, News Distribution
Le lancement programmé pour les prochains mois de B for Bank (nom de code de la banque en ligne) devrait ranger « Crédit agricole en ligne » au muséum de l’histoire internet . A la différence de Crédit agricole en ligne centré sur la gestion des comptes sur internet, B for Bank devrait d’emblée se situer dans la catégorie des banques full web ;
Conçue pour s’adresser à une nouvelle clientèle, celle des jeunes urbains, favorable à une relation bancaire 100 % en ligne, la nouvelle banque en ligne se veut décalée dans sa communication ; affublée d’une signalétique en noir et blanc avec l’adoption d’une marque à consonance anglo-saxone sous une marque distincte et indépendante, très ciblée sur les produits d’épargne, B forBank marque une rupture par rapport à la structure pyramidale du Crédit Agricole ;
Au delà de la gamme des prestations accessibles en ligne, B for Bank concrétise la volonté de ses promoteurs (le projet est piloté par la Fédération Nationale du Crédit Agricole), à la différence de Crédit Agricole en Ligne, de se démarquer du réseau des agences et des Caisses régionales du Crédit Agricole pour s’imposer comme une banque à part entière tout du moins en terme de positionnement auprès de la cible clientèle qu’elle cherche à conquérir.
De fait, avec cette initiative et après le lancement de e.lcl.fr, le Groupe Crédit Agricole se positionne en concurrent direct et frontal des outsiders tels que Monabanq, Boursorama, Ing direct…qui commencent à séduire les clients à potentiels attirés par les tarifs compétitifs et le confort d’accès apportés par les banques full web.
La redistribution des cartes du paysage bancaire ne fait que commencer et la compétition s’annonce rude et passionnante . A la différence de Zebank et Egg qui se sont avérés des échecs en raison d’un marché qui n’était pas à maturité, il est probable que ces lancements devraient se traduire par des succès dans la mesure où ce n’est pas la technologie qui pousse l’offre, mais la clientèle qui est en attente de prestations en ligne de la part des acteurs traditionnels qui rassurent. Avec ses deux lancements consécutifs, le Groupe Crédit Agricole/LCL annonce la couleur : devenir un acteur majeur de la banque directe.
Affaire à suivre…
Budget: 33.749 postes de fonctionnaires d’Etat supprimés en 2010
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
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33.749 postes de fonctionnaires d’Etat seront supprimés en 2010, en équivalent temps plein, dont 16.000 dans la seule Education nationale, selon le projet de loi de finances présenté mercredi en conseil des ministres.
Le chiffre figurait déjà dans le document d’orientation budgétaire publié le 24 juin par le ministère du Budget.
La loi de finances 2008 avait « programmé une accélération des réductions d’effectifs, avec la suppression de près de 23.000 équivalents temps plein, et en 2009 un peu plus de 30.600 départs ne sont pas remplacés », « soit 45% des départs à la retraite », rappelle le projet de loi de finances 2010.
En 2010, les trois ministères qui subiront les plus importantes suppressions de postes seront l’Education nationale (-16.000), la Défense (-8.250), et l’Intérieur outre-mer et collectivités. (-3.450).
« Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui constitue une priorité gouvernementale, aucune suppression d’emploi n’est programmée », précise cependant le texte.
Viennent ensuite les ministère du Budget, comptes public, fonction publique et réforme de l’Etat (-3.020), l’Ecologie, énergie, développement durable et mer (-1.294) et l’alimentation, agriculture et pêche (-730).
Le seul ministère qui connaîtra une augmentation significative de ses effectifs est celui de la Justice et des libertés avec 400 postes en plus en 2010, ainsi que les services du Premier ministre (+69 postes, dont 50 consacrés au « conseil et contrôle de l’Etat »).
(avec AFP)
Audiovisuel: la redevance devrait se situer autour de 121 euros en 2010
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
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La redevance audiovisuelle devrait se situer autour de 121 euros en 2010, contre 118 euros cette année, selon une estimation réalisée mercredi par l’AFP en tenant compte de la réforme audiovisuelle et de l’inflation de 1,2% annoncée dans le budget 2010 présenté mercredi.
La réforme audiovisuelle, effective depuis le début de l’année prévoyait que la redevance passe en 2009 à 118 euros contre 116 auparavant, puis à 120 euros au 1er janvier 2010.
Ainsi indexée sur l’inflation de 2010, cette redevance devrait s’établir autour de 121 euros.
L’inflation devrait augmenter de 1,2% en 2010 après s’être stabilisée cette année (+0,4%) tandis que le pouvoir d’achat des ménages devrait moins progresser l’an prochain (+1%) qu’en 2009 (+1,5%), selon le projet de budget présenté mercredi.
(avec AFP)
Taxe professionnelle: les ménages désavantagés (maires des petites villes)
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Defiscalisation
La suppression de la taxe professionnelle, versée par les entreprises au profit des collectivités locales, va se traduire par « un transfert de charges » des entreprises vers les ménages, déplore mercredi l’Association des petites villes de France (APVF).
« Cette réforme de la taxe professionnelle va se traduire par un gain net d’environ 5 milliards d’euros, chaque année, pour les entreprises », souligne l’APVF dans un communiqué.
« Sauf à entraîner une réduction des dépenses publiques aboutissant à une dégradation des services publics pris en charge par les collectivités, cette réforme se traduira par conséquent par un transfert de charges sans précédent des entreprises vers les ménages, au mépris de l’équité, du lien nécessaire entre les entreprises et les territoires qui les accueillent, et de la relance économique », estime l’association.
« Le +coup de massue+ des impôts locaux que d’aucuns fustigent est très largement imputable à l’Etat, qui met à la charge des collectivités locales des dépenses qu’il n’assume plus et qui organise sciemment leur étouffement financier », ajoute l’APVF.
L’association relève également que pour la première fois, la dotation globale de fonctionnement attribuée aux collectivités locales augmentera de seulement 0,6%, soit la moitié de l’inflation prévisionnelle.
« Ce tarissement forcé des ressources locales est d’autant plus malvenu que la crise économique s’étend et appelle une relance par l’investissement que les collectivités locales seront, si le projet de loi de finances était adopté en l’état, dans l’incapacité de mener », écrit-elle.
De son côté, l’ancien ministre socialiste André Laignel critique dans une interview au mensuel Maires de France le transfert massif de l’imposition locale sur les ménages. « Ils payaient 48% de l’impôt local, ils en paieraient 73% après la réforme », affirme-t-il.
(avec AFP)
Les régions pourront augmenter la TIPP pour financer les infrastructures
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Déclaration impôts
Les régions pourront augmenter la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), qui frappe notamment les carburants), pour financer des infrastructures comme les lignes à grande vitesse (LGV), selon le projet de budget 2010 présenté mercredi.
Les régions engrangent 12% des recettes de la TIPP et ont une possibilité de modulation au niveau régional limitée à 1,15 euro par hectolitre de gazole et de 1,77 euro par hectolitre d’essence.
Concrètement, les conseils régionaux et l’Assemblée de Corse pourront désormais prélever 1,35 euro supplémentaires par hectolitre de gazole et 0,73 euro de plus par hectolitre d’essence.
« Les sommes ainsi collectées seraient obligatoirement affectées au financement des infrastructures de transport durable, ferroviaire ou fluvial », selon le document de présentation du projet de loi de finances.
La priorité va au financement des LGV et du canal à grand gabarit Seine-Nord-Europe.
L’Association des régions de France (ARF) avait dénoncé par avance mi-septembre une telle mesure, estimant que le gouvernement voulait contraindre les conseils régionaux, en grande majorité dirigés par la gauche, à augmenter la TIPP.
« Les régions refusent que le gouvernement leur laisse la charge d’augmenter les impôts », avait prévenu l’ARF, dénonçant « un piège politique (…) à quelques semaines des élections régionales » prévues au printemps.
La réforme de la taxe professionnelle, mode d’emploi
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Defiscalisation
La réforme de la taxe professionnelle (TP), qui ne touchera plus les investissements, va se traduire par des allègements d’impôts de 11,7 milliards d’euros pour les entreprises en 2010 et modifier le financement des collectivités.
Jusqu’ici, l’essentiel de la TP reposait sur la valeur locative des équipements et biens mobiliers de l’entreprise (machines, outillages, matériels de bureau…).
La réforme prévoit la suppression de cette partie de la taxe, ce qui bénéficiera en priorité aux entreprises qui investissent le plus, celles, fait valoir le gouvernement, qui sont le plus exposées à la concurrence internationale.
Par exemple, pour une PME industrielle du Midi, dont l’usine et les machines auraient une valeur locative de 285.000 euros, le montant de la taxe passerait, en 2010, de 57.500 euros à 37.840 euros, soit une économie de 19.660 euros.
A la TP va se substituer une « contribution économique territoriale » (CET), assise sur le foncier bâti professionnel et sur la valeur ajoutée.
Ainsi, dans le cas de cette PME, seule la valeur locative de l’usine rentrerait désormais dans le calcul de la taxe, plus celle des machines.
Autre exemple avancé par le gouvernement, celui d’un commerçant dans une petite ville, dont la boutique et le matériel ont une valeur locative de 10.000 euros et dont le chiffre d’affaires est de 600.000 euros. Le montant de sa taxe passerait de 2.500 à 1.750 euros.
La nouvelle formule favorise les grandes entreprises dites « de réseaux » (opérateurs télécoms, groupes énergétiques ou de transport ferroviaire qui réalisent des investissements massifs), qui se verront du coup imposer une taxe forfaitaire d’environ 1,5 milliard d’euros.
Les entreprises de main d’oeuvre, qui seraient en revanche pénalisées, bénéficient d’aménagements: un abattement de 1.000 euros pour celles dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 2 millions d’euros et une augmentation des montants versés progressive sur 5 ans, aucune société ne devant voir sa cotisation grimper de plus de 500 euros ou 10% en 2010.
La réforme concerne aussi les collectivités locales, dont la TP est aujourd’hui une ressource essentielle et qui s’inquiètent.
Le changement ne s’opèrera pour elles qu’à compter de 2011, l’Etat compensant en 2010 la différence de recettes entre la TP et les nouvelles taxes, moins élevées, qui s’y substituent.
En 2011, le manque à gagner (environ 10 milliards d’euros sur la base des chiffres de 2008) sera principalement compensé par le versement aux collectivités du produit de diverses taxes et par une dotation budgétaire.
(avec AFP)
Crédit Agricole Asset Management Real Estate lance une SCPI de type Scellier « PREMELY Habitat »
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Epargne et Placements, Immobilier
Crédit Agricole Asset Management Real Estate (CAAM RE) lance une nouvelle SCPI*, « PREMELY Habitat », destinée aux particuliers souhaitant à la fois investir indirectement dans de l’immobilier résidentiel locatif neuf et profiter, dès 2009, des avantages du dispositif « Scellier ». Ce dispositif permet de déduire directement des impôts sur le revenu, 25%, étalés sur 9 ans, du montant des souscriptions réalisées en 2009 et 2010 (limité à 300 000€ par an et par foyer fiscal) et 20% des montants investis en 2011 et 2012**.
La SCPI « PREMELY Habitat » privilégie la qualité et la sélectivité des biens. La stratégie de cette SCPI est d’investir dans des logements où la demande locative est élevée. Ces biens immobiliers correspondent aux besoins des familles en France et se situent dans des villes de la première couronne sud-ouest parisienne ainsi que dans les centres ville de grandes métropoles régionales telles que Lyon, Marseille, Nantes ou Bordeaux. Le but est de maximiser le rendement locatif, le prix et la liquidité des biens au moment de la revente et donc la performance globale de la SCPI.
« PREMELY Habitat » offre ainsi un accès facilité, à partir de 10 000 euros (hors frais de commissions), au marché de l’immobilier et au dispositif Scellier. En effet, cette SCPI permet de s’affranchir de tous soucis de gestion, habituellement liés à l’achat en direct, puisque l’ensemble du processus de sélection, d’investissement, de gestion immobilière, de gestion locative et, à terme, de revente, est assurée par CAAM RE, moyennant une commission. La SCPI offre, également, à l’investisseur une diversification et une mutualisation des risques tant par le nombre et la nature des biens, que par la diversité des régions et villes dans lesquelles les investissements sont réalisés.
Cette SCPI permet donc, à tout souscripteur souhaitant constituer ou diversifier son patrimoine, de bénéficier d’une réduction de l’impôt sur le revenu, complémentaire ou en substitution d’un investissement Scellier réalisé en direct afin d’optimiser davantage les plafonds fiscaux.
La SCPI « PREMELY Habitat », qui vise un encours de 80 millions d’ici la fin 2009, est commercialisée jusqu’au 31 décembre 2010 dans les agences du Crédit Agricole, de LCL, et de LCL Banque Privée. De nouveaux millésimes de PREMELY Habitat sont envisagés pour 2010, 2011 et 2012.
* SCPI : Société Civile de Placement Immobilier
** dans le cadre de la réglementation fiscale actuellement en vigueur
www.e.lcl.fr : La banque 100% en ligne de LCL, devient la seule banque à proposer l’intégralité des services bancaires en ligne
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under LCL
A l’occasion du quatrième anniversaire de la marque, LCL peaufine son offre de banque 100% en ligne : e.LCL.
Outre la gestion de compte sur Internet, déjà disponible pour les clients des agences du réseau traditionnel, les clients e.LCL disposent désormais de la possibilité de souscrire en ligne l’intégralité des produits et services proposés par la banque (Banque au quotidien, Epargne et valeurs mobilières, crédits de consommation et prêts immobiliers, assurance vie et assurance des biens).
e.LCL, c’est tout LCL, 100% en ligne
Les clients de la banque en ligne bénéficient également de toutes les innovations créées par LCL :
- LCL à la Carte : qui permet à tout nouveau client de choisir lui-même les produits et services dont il a besoin et de bénéficier dans le même temps d’un tarif dégressif. Le futur client dispose d’un outil de simulation en ligne lui permettant d’obtenir un devis avant même l’entrée en relation.
- Engagement de réactivité dans le domaine des prêts immobiliers : pour toute demande de prêt immobilier via Internet, e.LCL s’engage à fournir une réponse de principe en 1h et un contact avec un conseiller spécialisé dans les 24h.
- La souscription en ligne des produits d’épargne et d’assurance tel que l’Assurance Tous Portable qui couvre l’ensemble des appareils nomades de toute la famille.
Les clients de e.LCL peuvent joindre par mail leur agence 24h sur 24h, 7 jours sur 7 et leur conseiller attitré sur des horaires élargis. Ils ont également accès à un expert dédié pour leurs projets immobiliers.
Pour la première fois, un grand sportif, Karim Benzema, l’un des meilleurs footballeurs français, s’est inscrit dans la saga publicitaire de LCL réalisée par Jean Michel Ribes. Cette campagne annoncera les engagements de e.LCL à partir du 10 octobre 2009 sur toutes les grandes chaînes de télévision.
Un dispositif complémentaire exceptionnel a été déployé sur Internet dès le 28 septembre. Les internautes pourront ainsi découvrir un making off du film et deux interviews de Karim Benzema, confiant ses premières impressions d’acteur à la suite du tournage.
L’ensemble des vidéos sera visible notamment sur www.lcl.com à partir du 30 septembre 2009.
M6 et le Crédit Agricole lancent la carte de paiement Mozaïc M6 destinée aux 12-25 ans
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Crédit Agricole
M6 et le Crédit Agricole lancent la carte Mozaïc M6, une nouvelle carte de paiement qui propose des services complets et innovants à leurs jeunes clients.
Ce partenariat concrétise l’association naturelle de deux groupes leaders auprès des jeunes, dans l’univers du divertissement d’une part et le monde bancaire d’autre part. 
Avec cette nouvelle carte, le Crédit Agricole, première banque des particuliers avec 28% de part de marché, s’inscrit dans le prolongement de sa stratégie d’accompagnement sur le marché des jeunes.
En encadrant les dépenses des jeunes utilisateurs, la carte Mozaïc M6 répond aux préoccupations des parents en termes de contrôle des dépenses de leurs enfants. Adossée à un compte courant, cette carte permet également à son jeune utilisateur d’être en situation réelle. Il dispose ainsi de l’autonomie nécessaire pour apprendre à gérer son budget en toute sécurité.
M6 ouvre le monde du divertissement aux titulaires de la carte. Ils pourront ainsi bénéficier d’avantages privilégiés et des bons plans sur des produits high-tech, mode, culturels et musicaux. Ces avantages sont accessibles sur Internet, média de prédilection des jeunes permettant une plus grande facilité d’accès.
Pour 2010, un « budget de la reprise » qui laissera libre cours aux déficits
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under News Financières
Le gouvernement présente mercredi un budget 2010 dont l’objectif affiché est d’accompagner la « reprise », repoussant à plus tard l’épineuse question de la dette et des déficits qui ont explosé à des niveaux record sous l’effet de la crise.
Le Premier ministre François Fillon, dévoilant ce week-end les grandes lignes du projet de loi de finances (PLF), a annoncé un budget « volontariste et vert ». « 2009 avait été le budget de la relance au prix d’un déficit très lourd (…) 2010 sera le budget de la reprise », a-t-il promis.
Au chapitre « vert », la grande nouveauté du budget 2010 est la taxe carbone, mais plusieurs dispositifs déjà en vigueur seront aussi réorientés en fonction de critères écologiques, comme la déductibilité des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une résidence principale.
Pour le volet « volontariste », plusieurs mesures du plan de relance seront reconduites, comme le doublement du prêt à taux zéro pour l’acquisition d’un logement neuf, l’exonération de charges sociales pour les très petites entreprises qui embauchent ou la prime à la casse pour les automobiles, avec une diminution progressive.
Le budget permettra aussi de financer le « plan jeunes » annoncé mardi, dont l’extension du Revenu de solidarité active (RSA) aux moins de 25 ans.
La suppression de la taxe professionnelle sur les investissements est aussi présentée comme un « choc de compétitivité » favorisant l’emploi, érigé en priorité alors que la fin de la récession est encore loin de rimer avec décrue du chômage. Elle se traduira pour les entreprises par des allègements d’impôts de 6 milliards d’euros en année normale.
Mais l’efficacité de cette réforme est contestée par l’opposition.
Elle « aurait dû être ciblée sur les entreprises industrielles » exposées à la compétition internationale, estime le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le socialiste Didier Migaud, dénonçant « l’irresponsabilité » de la « politique économique, budgétaire, fiscale » du gouvernement.
Car toutes ces mesures de soutien à l’économie ont un coût qui sera essentiellement supporté par un Etat déjà profondément endetté. Aucune hausse des impôts ou diminution des dépenses n’est programmée, de crainte de couper les ailes de la reprise avant même son envol.
En dépit d’un petit rebond de la croissance, prévue à +0,75% l’an prochain après une récession de -2,25% en 2009, le déficit de l’Etat, qui atteint cette année le niveau sans précédent de 140 milliards d’euros, ne refluera qu’à 115 milliards.
Surtout, la flambée du chômage, qui se poursuivra encore « au moins » jusqu’à la moitié de l’an prochain d’après Bercy, pèse sur les comptes sociaux et va contribuer à un autre record: le déficit public (Etat, Sécurité sociale et collectivités locales) devrait seulement se stabiliser en 2010 autour de 8,2% du PIB, son niveau de 2009.
« Je pense que 8,2%, c’est trop et il faudra faire en sorte qu’il y ait une mobilisation nationale contre les déficits », a d’ores et déjà prévenu l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
François Fillon a assuré que l’assainissement des finances publiques serait à nouveau à l’ordre du jour pour 2011 avec « une loi pluriannuelle qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années ».
Ce qui pourrait se traduire par une décrue d’un point par an du déficit public à compter de cette date.
La dette publique devrait elle aussi grimper jusqu’à un sommet jamais atteint, à plus de 83% du PIB fin 2010, avant même que ne soit comptabilisé le grand emprunt national annoncé pour l’an prochain.
(avec AFP)
« Plan jeunes » : mesures « modestes » pour la presse française (revue de presse)
septembre 30, 2009 by Nicolas Mortel
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Si certains journaux de la presse française s’offusquent mercredi du peu de moyens alloués aux mesures pour les jeunes présentées la veille par Nicolas Sarkozy, d’autres l’excusent par le piètre état des finances publiques ou, mieux, y décèlent une « justice sociale ».
« On est loin du plan Marshall pour l’emploi des jeunes annoncé par le candidat Sarkozy », estime Daniel Ruiz dans La Montagne. L’extension du RSA aux moins de 25 ans est « une goutte d’eau dans le désert de l’échec des dispositifs successifs » et risque fort, selon l’éditorialiste, de se résumer à « un assistanat supplémentaire ».
Les mesures présentées par le président « soulageront, mais ne résoudront rien », assure dans L’Alsace Patrick Fluckiger, qui y voit surtout « 500 millions d’euros de plus pour creuser le déficit budgétaire ».
« On ne fait que patienter par le traitement social du chômage » en attendant la reprise, écrit pour sa part Hervé Chabaud dans L’Union.
Plus indulgent, Alain Joannès explique dans Le Télégramme « la modestie » du plan par « la paralysie budgétaire ». Néanmoins, il pourra « devenir porteur d’avenir s’il est justifié par une réforme radicale de la formation », espère-t-il.
Jacques Camus reconnaît dans La République du Centre que « la solution est imparfaite, mais il faut dire que Nicolas Sarkozy n’avait guère de marge de manoeuvre ». Et de louer « l’obstination de Martin Hirsch » élevé pour l’occasion au titre de « véritable ministre des Affaires sociales ».
L’extension du RSA aux moins de 25 ans « redonne du sens à la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy », avance même Didier Louis dans Le Courrier picard, saluant une « notion d’équité et d’assistance bienvenue. A ne pas confondre avec assistanat », précise-t-il.
« Même s’il ne s’agit là que d’une mesure de justice sociale, on ne peut que saluer cette avancée qui permet – enfin! – de mettre les jeunes à égalité avec leurs aînés », estime aussi Jacques Guyon dans La Charente Libre.
Michel Lepinay, de Paris-Normandie, considère même qu’il y a là « l’esquisse d’un pacte avec une jeunesse qui se sent de plus en plus à l’écart des préoccupations des adultes ». Mais avertit: il faudra, auparavant, en finir avec « cette stigmatisation récurrente d’une certaine forme de +péril jeunes+: lois anti-bandes de jeunes ou anti-téléchargement illégal, ou encore anti-cagoules… »
(avec AFP)
Fin des exonérations sociales pour certains contrats assurance vie en cas de décès
septembre 29, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Assurance Vie, Epargne et Placements
Le gouvernement souhaite mettre fin à l’exonération de prélèvements sociaux dont bénéficient certains contrats d’assurance vie, en cas de décès du titulaire, dans le cadre du Budget 2010 de la Sécurité sociale, a-t-on appris mercredi de source gouvernementale.
La mesure va concerner les contrats d’assurance vie dits « en unités de compte » (qui incluent plusieurs types de produits financiers, tributaires du marché boursier), déjà soumis à 12,1% de prélèvements sociaux (dont CSG et CRDS), sauf au moment du décès du titulaire, a-t-on ajouté de même source.
Il y a donc un « trou dans la législation » et il s’agit par cette mesure de « remédier aux inégalités de traitements », a-t-on encore précisé.
Une recette de 270 millions d’euros est attendue de ce dispositif, a affirmé la source gouvernementale, confirmant le montant évoqué dans la presse économique.
En dehors des cas de décès, les contrats d’assurance vie en unités de compte sont soumis aux prélèvements sociaux au moment du rachat ou de la reprise d’un contrat d’assurance vie, c’est-à-dire au moment où le titulaire touche de l’argent. La taxation ne porte que sur les produits générés par le contrat.
Environ quatre milliards d’euros ont été versés en 2008 au titre de capital décès pour des contrats d’assurance vie en unités de compte, selon un calcul effectué par l’AFP.
Le gouvernement doit présenter jeudi son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2010, dont le principal objectif est de réduire un déficit attendu de quelque 30 milliards d’euros.
Dans une lettre ouverte au président de la République, Gérard Bekerman, président de l’Afer, une des principales associations d’épargnants a demandé à Nicolas Sarkozy « que soient respectés ses engagements envers les 12 millions d’assurés sur la vie ».
Pour M. Bekerman, « frapper les capitaux décès de prélèvements sociaux » reviendrait à « méconnaître le droit et la nature des contrats d’assurance vie », qui prévoient que la prestation décès « est due ».
« Vous vous êtes personnellement engagé à tenir vos promesses », « à ne pas revenir sur la permanence fiscale et sociale de l’assurance vie », explique M. Bekerman, qui insiste sur la nécessité de préserver la « confiance » des épargnants dans le placement qu’est l’assurance vie.
Sous couvert d’anonymat, un assureur a estimé que la fin des exonérations sociales « semble être une mesure politique assez opportuniste », dont la logique n’est pas établie.
Le principe de nouveaux prélèvements sur les contrats en unités de compte pourrait dissuader une partie des épargnants d’y placer leur argent. Beaucoup de ces contrats étant investis en actions, la mesure pourrait ainsi affecter le financement de l’économie, a fait valoir l’assureur.
(avec AFP)
BNP Paribas tente de sortir de nouveau du lot en remboursant l’Etat
septembre 29, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under BNP Paribas
Devançant ses concurrents, BNP Paribas a décidé de rembourser dès octobre les cinq milliards prêtés par l’Etat pour affronter la crise via une augmentation de capital, une opération qui lui permet d’avoir les coudées franches vis-à-vis des pouvoirs publics et de séduire les marchés.
L’annonce, mardi, d’une augmentation de capital de 4,3 milliards d’euros intervient à la surprise générale, alors que, début août, le directeur général Baudouin Prot avait évoqué un premier acompte début 2010 et un remboursement graduel.
Si le geste peut être interprété comme une volonté de se défaire au plus vite du poids de l’Etat actionnaire, qui contrôle actuellement 15% du capital, M. Prot a assuré mardi qu’ »il n’y a aucune hâte particulière » à rembourser les 5,1 milliards d’euros apportés en mars.
Bien qu’affranchie de cette dette, la banque a réaffirmé sa volonté de tenir les « engagements juridiques et moraux » pris vis-à-vis de l’Etat, principalement en matière de distribution de crédit et de rémunération des opérateurs de marchés, les fameux bonus.
Pour justifier l’opération, M. Prot a insisté sur le « contexte de marché », qu’il juge « favorable », constat validé par les analystes.
« Ce ne sera pas la dernière banque à lever du capital avant Noël », a souligné Simon Maughan, analyste de MF Global, « autant passer le premier ».
En remboursant dès 2009, BNP Paribas évite les mécanismes qui majorent le coût de l’apport de l’Etat dès 2010, souligne également M. Maughan.
La banque réalise ainsi une très belle opération en remboursant les actions de l’Etat à 27,2 euros seulement alors que son cours actuel est plus de deux fois supérieur (56,5 euros lundi à la clôture).
L’Etat, qui a accepté que les actions soient rachetées au prix d’émission jusqu’en 2010, se prive au passage d’une plus-value de plus de cinq milliards d’euros.
Le marché a d’ailleurs salué cette décision et accordait plus de 3% de hausse au titre BNP Paribas mardi en début d’après-midi.
Au-delà de l’aspect financier, l’établissement cherche à renforcer son image de vainqueur de la crise financière, mais aussi à anticiper les mouvements de ses concurrents, comme il l’a fait lundi en annonçant qu’il se retirait des paradis fiscaux.
« Les entreprises bancaires ne peuvent pas sur tous les sujets avancer au même rythme », a sobrement commenté M. Prot au sujet de l’annonce sur les paradis fiscaux.
En janvier, la banque avait suscité l’incompréhension d’une partie de la profession lorsque M. Prot et le président Michel Pébereau avaient renoncé publiquement à leur rémunération variable, quelques jours avant le reste des dirigeants de banques françaises.
Sûr de ses capacités, BNP Paribas a choisi de ne lever que le montant exact qui lui est nécessaire pour rembourser l’Etat, sans se constituer de matelas de sécurité.
Les résultats du troisième trimestre, qui ne devraient pas marquer d’ »inflexion significative » par rapport à ceux, largement bénéficiaires (1,6 milliard d’euros), du deuxième trimestre sur ses principaux métiers, pourraient confirmer la pertinence du choix de la banque.
(avec AFP)
Prévisions budgétaires: un exercice rendu encore plus difficile par la crise
septembre 29, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Conjoncture économique
Les prévisions budgétaires sont par définition, et légalement, susceptibles d’être révisées en cours d’année au vu de l’évolution réelle de l’économie, mais l’exercice est devenu plus aléatoire que jamais avec la crise, qui rend tous les indicateurs extrêmement volatils.
»Le plus dur dans la prévision budgétaire, c’est de prédire l’avenir », plaisantait récemment un haut fonctionnaire de Bercy. Un coup d’oeil à la longue série des modifications des prévisions du gouvernement en témoigne.
Avant la mauvaise surprise de la crise internationale, la croissance 2008 était annoncée entre 2 et 2,5% dans le projet de budget présenté à l’automne 2007. Elle est rapidement revue en baisse: entre 1,7 et 2%, dès le printemps 2008. Les prévisions du gouvernement resteront dans cette fourchette jusqu’en août.
Désillusion dès le 1er septembre: François Fillon dit espérer « au moins 1% » en 2008…
De révision en révision, la France a découvert aujourd’hui qu’elle était entrée en récession dès le printemps 2008. Et aux dernières nouvelles, le PIB n’a progressé que de 0,3% l’an dernier.
Pour 2009, le gouvernement se voulait « prudent » dans son projet de budget en annonçant une croissance de 1 à 1,5%.
Moins de deux semaines plus tard, certains prévisionnistes commencent déjà à envisager un recul du PIB, mais tous se refusent à employer le terme de « récession », préférant parler de « croissance négative », « d’absence de croissance » ou à la rigueur de récession « technique ».
Très rapidement, les prévisions du gouvernement s’effondrent au même rythme que l’économie mondiale: « entre 0,2 et 0,5% » début novembre 2008, « autour de zéro » en janvier 2009, chute « d’au moins 1% » un mois plus tard… jusqu’à -3% prévu en mai dernier.
Avec la sortie de la récession et les signes encourageants enregistrés cet été, la dernière hypothèse gouvernementale pour 2009 est un PIB en recul de 2,25% et une croissance de 0,75% en 2010.
Les incertitudes entourant les prévisions de croissance se retrouvent dans celles du déficit public, la baisse de l’activité ayant une répercussion automatique sur les recettes de l’Etat.
Or la crise a montré que les recettes chutaient dans des proportions encore plus grandes que le PIB.
Résultat: après s’être engagé en 2007 à un retour au « déficit zéro » en 2012, le gouvernement avait ensuite promis qu’à défaut d’y parvenir, le déficit public serait au moins revenu à cette date en-dessous de la limite européenne des 3% du PIB.
Un objectif désormais repoussé sine die, alors que le déficit doit exploser à 8,2% du PIB en 2009, au lieu des 2,7% prévus lors de l’élaboration du budget.
(avec AFP)
Plus de la moitié des créateurs d’entreprise sont des auto-entrepreneurs
septembre 29, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under News Management
Au 31 juillet 2009, l’Insee comptabilisait 178 340 auto-entrepreneurs, soit plus d’un créateur sur deux.
Parmi eux, 70 000 auto-entrepreneurs se sont inscrits au cours du 1er trimestre. Conformément à la règlementation, seuls ces 70 000 auto-entrepreneurs inscrits au premier trimestre devaient déclarer leur chiffre d’affaires lors de l’échéance du 31 juillet 2009.
Selon les chiffres transmis par l’Acoss, les auto-entrepreneurs concernés ont ainsi généré un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros au 1er semestre : 54 millions d’euros au titre du 1er trimestre et 126 millions d’euros au titre du 2e. Cette forte augmentation entre les deux trimestres est très encourageante et traduit le bon développement de l’activité des auto-entrepreneurs.
Le chiffre d’affaires moyen par déclaration de chiffre d’affaires pour chacun des trimestres est d’environ 4 200 euros pour la France entière. Ce chiffre d’affaires moyen est élevé compte tenu de la diversité des auto-entrepreneurs : certains exercent à plein temps alors que d’autres sont auto-entrepreneurs à titre complémentaire.
(source : site du MINEFE)
BNP Paribas va devenir la première banque française à rembourser l’Etat
septembre 29, 2009 by Nicolas Mortel
Filed under Actualité des Banques, BNP Paribas
BNP Paribas va devenir la première banque à rembourser l’aide de l’Etat, qui se monte, pour elle, à 5,1 milliards d’euros, grâce à une augmentation de capital de 4,3 milliards d’euros, a-t-elle annoncé mardi dans un communiqué.
La banque « va rembourser dès octobre les 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites le 31 mars par l’Etat français, et lui verser une rémunération de 226 millions d’euros calculée sur 7 mois », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Il était convenu dès l’origine avec les pouvoirs publics et l’Union européenne que cette participation serait remboursée dès que possible. Son coût était progressif de manière à inciter à un remboursement rapide, a précisé la banque.
Compte tenu de l’évolution de l’environnement et des bonnes performances du groupe, BNP Paribas estime que cette aide de l’Etat n’est plus nécessaire.
Pour justifier le remboursement par anticipation, le directeur général Baudouin Prot a évoqué mardi, lors d’une conférence téléphonique, une « opportunité », affirmant que « le contexte de marché est aujourd’hui favorable aux banques et à BNP Paribas ».
« Il n’y a aucune hâte particulière » à rembourser les aides, a néanmoins assuré M. Prot, en réponse à une question sur la promptitude de la banque à faire sortir l’Etat de son capital.
Chaque action nouvelle sera émise au prix de 40 euros l’unité, soit 30% de moins que le cours de clôture de lundi.
L’Etat français est devenu, en mars, le premier actionnaire de BNP Paribas avec 15% du capital après avoir souscrit des actions de préférence sans droit de vote émises par la banque pour un montant de 5,1 milliards d’euros, dans le cadre du plan bancaire.
Depuis le début de la crise financière, l’Etat a soutenu les banques françaises en injectant 21,3 milliards d’euros pour renforcer leurs fonds propres sous forme de prêts remboursables, assortis d’intérêt (Dexia mis à part).
A l’occasion de l’annonce du remboursement, la banque a indiqué que son bénéfice net ne devrait pas « marquer d’inflexion significative » au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre sur les trois grands domaines d’activité de la banque (banque de financement et d’investissement, banque de détail et gestion d’actifs).
(avec AFP)










