Soros: Obama ne va pas assez loin et agit trop tôt
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Le célèbre financier George Soros a estimé mercredi que les projets du président américain Barack Obama sur la régulation bancaire n’allaient pas assez loin et qu’ils intervenaient trop tôt car les banques ne se sont pas encore rétablies de la crise.
»Je soutiens (le projet du président Obama) mais je pense qu’il ne va pas assez loin », a-t-il déclaré à des journalistes lors du Forum économique mondial (WEF). Le président américain veut empêcher les banques d’être trop grosses pour éviter des conséquences dramatiques en cas de faillites et veut les empêcher de faire des opérations sur les marchés pour leur propre compte si elles recueillent les dépôts du public;
« Mais (le projet de M. Obama) intervient trop tôt car les banques ne sont pas encore tirées d’affaires », a-t-il ajouté. »La communauté bancaire qui s’oppose (aux réformes) est sourde et commet une grande erreur » en rejetant les projets de refonte du système financier, a-t-il poursuivi. Pour M. Soros, l’administration américaine devrait prendre plus de temps, car il « est plus important de mettre la législation en place que de se hâter. Il est important de dépolitiser » ces projets de réforme.
Le financier a également pointé du doigt le projet d’Obama d’empêcher certaines banques de faire des opérations sur les marchés pour leur propre compte, car cela pousserait les instituts financiers à se décharger de leur banque d’affaires. « Ces banques d’affaires seraient trop importantes et trop grandes » et présenteraient ainsi un risque systémique en cas de faillite, a-t-il prévenu.
Credit Photo : Ivan Lian
Taxe sur les bonus: pas affectée à un fonds de garantie des dépôts (Migaud)
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Le produit de la taxe exceptionnelle sur les bonus des traders ne devrait pas être affecté à un fonds de garantie des dépôts bancaires comme le voulait le gouvernement, selon un amendement du président PS de la commission des Finances, Didier Migaud, adopté mercredi en commission.
»Pour que la mesure de taxation des bonus ait une réalité, il ne faut pas qu’elle soit détournée de son objet en se substituant à la cotisation au fonds de garantie », affirme M. Migaud. L’amendement doit encore passer l’écueil de l’examen en séance publique à partir de mardi prochain et de l’avis, vraisemblablement défavorable, du gouvernement.
Initialement, le projet de loi, qui concrétise le grand emprunt voulu par Nicolas Sarkozy, prévoyait que le produit de la taxe -qui pourrait se monter à 360 millions d’euros selon les estimations de Bercy- serait affecté à hauteur de 270 millions d’euros au fonds de garantie des dépôts bancaires.
Feu vert de Bruxelles au plan espagnol pour recapitaliser les banques
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, a donné son feu vert provisoire jeudi à un plan annoncé en juin par l’Espagne pour recapitaliser ses banques victimes de la crise financière.
Le plan repose sur un fonds de secours au secteur financier créé en juin. Baptisé « Frob », il est doté de 9 milliards d’euros et peut s’endetter jusqu’à 90 milliards pour permettra aux pouvoirs publics d’entrer au capital des entités en difficulté. Bruxelles a autorisé ce mécanisme jusqu’au 30 juin 2010. Si l’Espagne souhaite le prolonger au-delà de cette date, un nouveau feu vert sera nécessaire.
L’Espagne s’est également engagée à soumettre à Bruxelles les conditions appliquées aux recapitalisations des banques qui ne sont pas fondamentalement saines ainsi qu’un plan de restructuration. »Le régime de recapitalisation mis en place par l’Espagne renforcera la confiance dans le système bancaire national et, surtout, encouragera les prêts en faveur de l’économie réelle », a commenté la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes.
« Il offre par ailleurs suffisamment de garanties pour limiter toute distorsion disproportionnée de la concurrence », a-t-elle estimé. Le plan espagnol d’aide aux banques est aussi censé faciliter la réorganisation du secteur, notamment en aidant les fusions entre les nombreuses caisses d’épargnes régionales.
Mardi, quatre caisses d’épargne de Catalogne avaient décidé de reporter les assemblées générales d’actionnaires qui devaient voter leur fusion, invoquant le temps pris par la Commission pour valider le « Frob ».
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
L’activité bancaire internationale continue de remonter la pente au 3T
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Les activités bancaires internationales, mesurées à travers les prêts consentis à l’étranger, ont continué de remonter la pente au troisième trimestre 2009, grâce à un regain d’activité dans les marchés émergents, a annoncé jeudi la Banque des règlements internationaux (BRI).
Entre juillet et septembre, les créances internationales brutes ont certes reculé de 235 milliards de dollars pour atteindre 30.600 milliards de dollars, selon le rapport trimestriel de « la banque centrale des banques centrales ». Mais ce document relève que ce déclin est « moins fort qu’aux trois trimestres précédents ».
Avec le ralentissement du commerce mondial et la crise qui a secoué le secteur financier, les créances internationales s’étaient effondrées de 1.788 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008. Ces créances recouvrent les prêts consentis par des banques aux institutions financières d’un autre pays, à des multinationales étrangères, pour financer des opérations immobilières d’envergure à l’étranger ou encore des exportations.
La chute des prêts internationaux interbancaires a majoritairement contribué à la baisse, enregistrant pour la période sous revue un recul de 224 milliards de dollars. Les prêts internationaux aux entreprises ont quant à eux baissé de 10,6 milliards de dollars, selon la BRI.
Le rapport souligne « une activité vive » dans les prêts aux entreprises des pays émergents hors secteur financier, notamment en Amérique latine (+7% ou 18 milliards de dollars) et en Asie (+6% ou 16 milliards de dollars). Dans les pays développés, ce type de prêts, s’élevant à 8.424,4 milliards de dollars, a reculé de 0,4%.
Les créances internationales en dollars américains ont par ailleurs augmenté pour la première fois depuis un an, de 1% ou 154 milliards de dollars, alors que les créances en euros ont décliné de 168 milliards de dollars, souligne la BRI. Corrigées des effets de change, les créances internationales consolidées, qui ne comprennent pas les prêts consentis entre maisons mères et/ou filiales d’un même groupe, ont décliné de 525 milliards de dollars sur la période.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
S&P ne range plus le système bancaire britannique parmi les plus stables
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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L’agence de notation financière Standard & Poor’s (S&P) a annoncé jeudi qu’elle ne considérait plus le système bancaire britannique comme « l’un des plus stables et des moins risqués du monde », en raison d’un faisceau de facteurs négatifs.
Cette décision reflète la « faiblesse » de l’économie britannique, ainsi que « les dégâts en terme de réputation » subis par le secteur bancaire britannique lors de la crise du crédit, et sa « forte dépendance » au soutien de l’Etat, a expliqué l’agence dans un communiqué.
S&P a rappelé au passage avoir dégradé fin décembre la note de l’emsemble du secteur bancaire britannique de « groupe 2″ à « groupe 3″, sur une échelle allant de 1 (meilleure note possible) à 10. »De notre point de vue, la faiblesse de l’économie britannique va continuer à affecter le profil de risque du secteur bancaire du Royaume-Uni », en affectant la croissance et les résultats des établissements financiers, a expliqué dans le communiqué Nigel Greenwood, analyste de S&P.
De plus, le secteur a vu sa réputation ternie par la crise financière, qui a entraîné « le quasi-effondrement » de plusieurs groupes, conduisant l’Etat à lancer des plans de sauvetage massifs, dont certaines banques (RBS, LBG….) dépendent toujours très largement.
L’analyste concède toutefois que ce soutien a été très inégalement réparti, certains groupes comme HSBC ou Barclays n’ayant eu besoin d’aucune aide directe. S&P conclut en avertissant qu’elle pourrait remonter à l’avenir la note du secteur, si des réformes permettaient de réduire ses risques et sa sensibilité aux crises économiques, mais qu’à l’inverse, elle pourrait encore l’abaisser si l’économie britannique ne parvenait pas à se redresser durablement.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Virgin Money confirme le recrutement à sa tête d’un vétéran de la City
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Virgin Money, filiale de services financiers du groupe Virgin de Richard Branson, a confirmé jeudi le recrutement à sa tête d’un dirigeant expérimenté du secteur bancaire britannique, qui va l’aider à concrétiser ses grandes ambitions dans la banque de détail au Royaume-Uni.
Virgin Money a annoncé dans un communiqué avoir nommé au poste de président Brian Pitman, confirmant une information révélée mercredi par le Financial Times. M. Pitman a notamment dirigé la banque Lloyds TSB (laquelle fait aujourd’hui partie de Lloyds Banking Group), d’abord en tant que directeur général de 1983 à 1997, puis comme président jusqu’en 2001, date à laquelle il avait pris sa retraite.
Virgin Money a également recruté deux nouveaux membres pour son conseil d’administration, qui sont également de fins connaisseurs du secteur bancaire britannique : Norman McLuskie, un ancien responsable du groupe RBS, et Colin Keogh, qui a dirigé la banque d’affaires Close Brothers.
Richard Branson, le fondateur de Virgin, a estimé dans le communiqué que « Sir Brian est l’un des banquiers les plus influents du Royaume-Uni et sera un actif précieux pour Virgin Money ». Sa nomination fait suite au rachat par Virgin Money d’une petite banque régionale britannique, CHT, une acquisition qui doit l’aider à se transformer en banque de détail à part entière au Royaume-Uni.
Fiscalité: signature de l’accord avec la France pas avant mars
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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La Suisse ne pourra pas ratifier l’accord révisé de double imposition avec la France, dont elle avait bloqué la signature suite à l’affaire des données volées à la banque HSBC, avant le mois de mars, a déclaré jeudi le ministre suisse des Finances.
Une « commission parlementaire va se saisir de l’affaire » au mois de mars et ensuite transmettre le dossier au parlement qui devra donner son feu vert, a indiqué à l’AFP Hans-Rudolf Merz, lors du Forum économique mondial (WEF) de Davos.
« Je ne vois pas pour ma part de problème. Nous allons rapidement prendre cette affaire en main », a ajouté le ministre au sujet de cet accord, qui doit permettre l’échange d’information bancaires en cas de soupçon de fraude fiscale.
M. Merz, qui a rencontré mercredi le ministre français du Budget Eric Woerth, s’est dit « très heureux d’avoir obtenu un accord » dans ce dossier qui a envenimé les relations entre Paris et Berne. La Suisse avait suspendu en décembre le processus de ratification de la nouvelle convention fiscale avec la France, après le vol de données bancaires par un ancien employé de la banque HSBC à Genève. Ces données avaient permis au fisc français d’alimenter une liste de quelque 3.000 fraudeurs présumés.
« Il faut cependant encore épurer un petit différend » sur les informations devant être transmises par la France, afin que la Suisse puisse identifier la banque d’un fraudeur présumé, a précisé M. Merz. Après la brouille provoquée par le vol des données à la filiale genevoise de la banque HSBC, ministres français et suisses s’étaient réunis mercredi en marge du WEF pour aborder ce dossier.
»On a bien avancé dans un esprit constructif », avait indiqué mercredi à l’issue de la réunion une source proche de M. Woerth, ajoutant espérer « obtenir quelque chose dans les tous prochains jours ».
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
BNP Paribas : des crédits de trésorerie pour les TPE
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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La banque BNP Paribas va débloquer 150 millions d’euros pour financer de nouveaux crédits de trésorerie en faveur des TPE (très petites entreprises soit moins de dix salariés) et s’engage à donner une réponse sous huit jours ouvrés à une demande de crédit.
Cette annonce, faite jeudi dans un communiqué, fait écho à celles de la Fédération bancaire françaises (FBF), qui s’est engagée mercredi à ce que ses membres annoncent dans les semaines à venir un dispositif spécifique en faveur des TPE.
Dans le cadre de la nouvelle enveloppe de 150 millions d’euros, BNP Paribas pourra accorder jusqu’à 25.000 euros par entreprise. La banque s’engage à faire part de sa décision concernant une demande de crédit sous huit jours ouvrés, « sous réserve d’un dossier complet », ce qui nécessite des document juridiques actualisés et des états comptables datant de moins de 18 mois.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
ING et La Haye vont faire appel une décision de Bruxelles sur les aides à ING
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Le bancassureur ING et l’Etat néerlandais ont annoncé jeudi qu’ils allaient faire appel devant la Cour européenne de justice (CEJ) de la manière dont la Commission européenne a calculé les aides d’Etat à ING dans une décision sur la restructuration du groupe.
La Commission européenne a approuvé, en novembre 2009, le rachat anticipé par ING d’une partie de la participation de l’Etat néerlandais dans son capital, tout en l’assimilant à d’une aide publique supplémentaire de deux milliards d’euros.
« L’appel est dirigé contre la qualification de ce rachat comme aide d’Etat supplémentaire », a indiqué le ministère néerlandais des Finances dans un communiqué. »L’Etat estime que ce rachat ne devrait pas être considéré comme une aide publique additionnelle de deux milliards d’euros », a-t-il ajouté.
ING a indiqué dans un communiqué séparé qu’il contestait « la manière dont la Commission a calculé le montant de l’aide d’Etat ». En décembre 2009, ING a remboursé un total de 5,6 milliards d’euros à l’Etat néerlandais, qui avait injecté 10 milliards d’euros de capital dans le groupe un an plus tôt.
« Lors du paiement anticipé, la prime de remboursement fixée initialement à 50% du montant remboursé, soit 2,5 milliards d’euros, a été réduite à 500 millions d’euros, soit deux milliards de moins », a expliqué à l’AFP un porte-parole d’ING, Raymond Vermeulen.
Selon La Haye et ING, la position de la Commission européenne pourrait « compliquer les discussions » entre les deux parties sur le remboursement des cinq milliards d’euros d’aide restants. Par ailleurs, ING a indiqué que la procédure de scission de ses activités de banque et d’assurance était « en cours » et continuerait « comme prévu ».
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Bruxelles autorise la restructuration du bancassureur néerlandais SNS Reaal
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, a donné son feu vert définitif jeudi à la recapitalisation par l’Etat néerlandais du bancassureur SNS Reaal, touché par la crise financière, suite à la présentation de mesures de restructuration.
L’annonce de cette injection de 750 millions d’euros en échange de titres particuliers, destinée à augmenter la solvabilité du groupe, remonte à mi-novembre 2008. La Commission l’avait autorisé provisoirement fin 2008, en attendant un plan démontrant la viabilité à long terme de la société.
SNS Reaal a depuis procédé à une augmentation de capital auprès d’investisseurs privés, qui lui a déjà permis de rembourser une première tranche de 185 millions d’euros, rappelle Bruxelles dans son communiqué. En outre, le groupe prévoit de se recentrer sur « ses activités de base sur le marché néerlandais de détail et des PME », d’améliorer son profil de risque en réduisant son portefeuille d’actions, et « d’abandonner progressivement ses activités de financement de projets immobiliers internationaux ».
Avec ces mesures, « SNS dispose d’un modèle commercial viable garantissant une participation suffisante de l’entreprise à ses propres coûts de restructuration et limitant les distorsions indues de la concurrence », se félicite la Commission dans son communiqué.
La Commission a exigé ces derniers mois d’importantes restructurations pour une série de banques aidées par les pouvoirs publics face à la crise financière, pour compenser les distorsions de concurrence dues aux aides.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Des acteurs prudents sur le marché immobilier
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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La baisse drastique des taux d’intérêts combinée à la baisse des prix (le prix des logements anciens ont baissé de 4.9 % en 2009) ont permis de resolvabiliser plus de la moitié des ménages qui avaient été exclus du marché en 2008.
Selon le DG d’AB Courtage, « cette baisse du loyer de l’argent a augmenté de 20 % la capacité d’emprunt des acquéreurs potentiels ».
Outre ces deux paramètres, les diverses mesures d’incitations fiscales à l’acquisition ont permis de soutenir un marché en crise.
Finalement, la baisse des transactions n’aura été que de 15 % sur l’année 2009. Les spécialistes, à la fin de l’hiver 2008, anticipaient un recul de l’ordre de 40 %.
Tous les acteurs du marché immobilier s’accordent à dire que le troisième trimestre 2009 a été marqué par un incontestable rebond qui a permis de sauver l’année des sombres prévisions.
Une question essentielle se pose alors : cette reprise d’activité va-t-elle se poursuivre ?
La montée du chômage devrait peser sur les décisions d’achat. Par ailleurs, l’interruption de la baisse des prix et le blocage persistant des opérations de reventes de logements ne plaident pas en faveur d’une solide reprise.
Les secundo-accédants, qui vendent un bien pour en acheter un autre, refusent de voir leurs prétentions à la baisse dans un contexte de crise économique (chômage…) et ne sont pas concernés par certaines aides publiques au logement (prêt à taux zéro…).
Plus qu’un blocage des opérations de revente, c’est une catégorie essentielle des acheteurs qui disparaît du marché, dans l’attente de jours meilleurs.
Avec la sortie de récession, la Banque centrale européenne devrait prochainement augmenter ses taux directeurs afin de lutter contre l’inflation. La baisse des taux de crédit ne sera probablement plus à l’ordre du jour au cours de l’année 2010.
2009 a été une année noire pour la construction de logements. Le nombre de permis de construire a chuté de 17.8 % et on enregistre une baisse de 16.7 % de mises en chantier de logements neufs.
La plupart des promoteurs restent très prudents dans le lancement de nouveaux programmes.
Pour faire face à la crise, les promoteurs ont réduit drastiquement leurs coûts de production et adapté leurs offres de logement, notamment en se recentrant sur les plus grandes villes de France.
Ils se concentrent sur le marché des primo-accédants, qui bénéficient du doublement du prêt à taux zéro, et surtout sur celui des investisseurs individuels, attirés par les réductions d’impôt du dispositif Scellier.
Source : site internet www.abcourtage.com
Allianz: le directeur financier appelle les banquiers à renoncer aux bonus
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Le directeur financier de l’assureur allemand Allianz, Paul Achleitner, a appelé les banquiers à renoncer à leurs bonus en 2010 et a plaidé en faveur d’une meilleure régulation financière, dans un entretien à la presse allemande à paraître vendredi.
« Il aurait été bon de renoncer au versement des bonus et dividendes dans l’année suivant la crise et ce serait aussi une bonne mesure maintenant », a-t-il déclaré au quotidien die Welt.
Mais « pour cela, les banques américaines devraient se mettre d’accord et c’est problématique », a ajouté M. Achleitner, qui a travaillé auparavant pour la banque américaine Goldman Sachs. Il a reconnu que « certains banquiers d’investissement vivent dans leur propre monde » sans avoir le temps de réfléchir aux évolutions de la société.
M. Achleitner a estimé qu’il fallait « plus de régulation et une meilleure régulation » comme conséquence politique de la crise financière. « Nous avons besoin de règles différenciées et de contrôleurs hautement qualifiés qui surveillent le respect de ces règles », a-t-il souligné.
»Le secteur devrait avoir lui-même un intérêt à y placer certains de ses meilleurs éléments. Car une bonne régulation en dépend à long terme », a-t-il observé. Sur le problème des risques de défaillance concernant les emprunts d’Etat, le directeur financier a dit ne « pas partager les scénarios catastrophe pour des pays tels que la Grèce: nous ne voyons pas venir une défaillance totale, l’Europe ne va pas laisser faire cela ».
La Grèce a été désavouée en décembre par les marchés, et placée sous surveillance européenne, pour avoir laissé filer son déficit et sa dette. Lundi, sa première émission obligataire sur cinq ans, a attiré cinq fois plus de demande que le montant proposé.
Le responsable de l’agence Spyros Papanicolaou a indiqué que la Grèce lancera dans le courant février une deuxième émission obligataire sur dix ans.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Berlin lance un fonds de microcrédit pour aider les micro-PME
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Le gouvernement allemand a mis en place un fonds spécial de microcrédit de cent millions d’euros afin d’aider les très petites entreprises auxquelles les banques refusent de prêter, a indiqué jeudi la ministre du Travail Ursula von der Leyen.
Les « toutes petites entreprises », tout comme les travailleurs indépendants, sont particulièrement touchés par « la pénurie de crédit », a justifié Mme von der Leyen devant la presse. Avec ce « Fonds allemand de microcrédit », ils pourront solliciter un prêt allant jusqu’à 20.000 euros sur trois ans, sans devoir apporter la moindre garantie financière, contrairement à ce que demandent les banques.
Concrètement, les prêts seront octroyés par une banque de Bochum (ouest), la GLS Bank, dont les activités sont notamment orientées en fonction de critères sociaux et écologiques, selon Berlin. Le fonds interviendra pour se porter caution.
»Cela fonctionnera de manière tout à fait non bureaucratique, pas du tout compliquée. Une semaine après avoir déposé une demande, on pourra déjà obtenir un feu vert au crédit », a promis Mme von der Leyen. Sur les 100 millions d’euros qui vont être engagés dans ce projet jusqu’en 2015, 60% proviendront des caisses de l’Union européenne et 40% du budget du ministère du Travail.
Les demandes de prêts émanant d’entreprises ou de travailleurs indépendants pouvant offrir des places d’apprentissage seront considérées d’un oeil particulièrement bienveillant. « Nous avons lancé un projet pilote ces dernières semaines, portant sur un volume de 3 millions d’euros, et nous avons vu que cela fonctionnait très bien », notamment auprès de « personnes issues de l’immigration », a assuré Mme von der Leyen.
Concrètement, les prêts seront octroyés par le biais d’une banque de Bochum (ouest), la GLS Bank, dont les activités sont notamment orientées en fonction de critères sociaux et écologiques, selon Berlin. Le fonds garantira auprès de cette banque les cas de mauvais payeurs.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Credit Photo : michelleholshue
Le projet de banque montée par des entreprises entame une nouvelle phase
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Les seize entreprises qui travaillent à un projet de banque se sont réunies pour la première fois mercredi et ont entamé une nouvelle phase de travail avec toujours pour objectif de soumettre au régulateur une demande d’agrément à l’automne.
Révélé fin 2009, ce projet de banque, provisoirement baptisé CFA (Corporate funding association) est présenté comme une alternative aux banques de la place, jugée réticente en matière de crédit. Il permettrait également aux entreprises associées au projet de se financer à moindre coût, sans avoir à verser de commission ou de frais, comme c’est le cas avec une banque traditionnelle.
Trois groupes de travail ont été constitués lors de la réunion et rendront leurs conclusions d’ici trois mois, a indiqué Sylvain de Forges, conseiller spécial du projet et directeur risques et marchés de Veolia Environnement. Le premier porte sur la gouvernance, avec les entreprises comme actionnaires, le deuxième sur les relations contractuelles avec ces mêmes entreprises comme emprunteurs et le troisième sur la politique commerciale, afin de déterminer à qui seront ouvertes les activités de la banque.
Parmi les membres du groupe, seuls le groupe français d’eau, de déchets et de transports Veolia Environnement et le distributeur français de matériel électrique Sonepar évoluent à visage découvert. »Les entreprises ne veulent pas dévoiler leur identité pour l’instant car beaucoup sont cotées et ne souhaitent pas compliquer leur communication financière alors qu’elles doivent prochainement publier leurs résultats annuels », a expliqué M. de Forges.
Par ailleurs, les entreprises parties au projet vont prendre contact avec les agences de notation afin de présenter leur projet et estimer la qualité de signature dont pourrait bénéficier la structure. Selon les documents de présentation du projet, dont l’AFP a obtenu copie, le groupe viserait une note d’émission située entre AA- et A+.
Actuellement fort de 16 membres, le consortium compte porter ses effectifs à une cinquantaine de partenaires au moment de soumettre la demande d’agrément. Le groupe vise notamment une diversification géographique et sectorielle.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
La crise institutionnelle argentine fait une première victime politique
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Le bras-de-fer entre l’exécutif argentin et le gouverneur de la Banque centrale Martin Redrado, a fait une première victime politique: l’un des responsables de la stratégie gouvernementale qui consiste à puiser dans les réserves pour payer la dette -contre l’avis de M. Redrado- a été renvoyé.
La présidente de centre-gauche Cristina Kirchner a renvoyé mercredi soir le procureur du Trésor public, Osvaldo Guglielmino, l’un des fonctionnaires qui avait élaboré la riposte judiciaire du gouvernement après que M. Redrado eut déposé un recours contre son limogeage par décret il y a trois semaines.
Le gouverneur de la Banque centrale, destitué le 7 janvier par Mme Kirchner pour avoir refusé de libérer 6,5 milliards de dollars de réserves pour payer la dette 2010, avait été rétabli dans ses fonctions le lendemain par une juge. L’opposition a ensuite obtenu la convocation d’une commission parlementaire bicamérale que le gouvernement aurait normalement dû consulter avant de renvoyer M. Redrado, selon l’article 9 de la Charte constitutive de l’institution bancaire, indépendante de l’exécutif.
Le gouverneur a témoigné mercredi et jeudi devant cette commission dont l’avis n’a qu’une valeur consultative. Elle est composée d’un parlementaire pro-gouvernemental, d’un autre de l’opposition et du vice-président, Julio Cobos, en froid avec Mme Kirchner depuis 2008.
La commission, qui a déjà auditionné le ministre de l’Economie Amado Boudou, rival de M. Redrado, ainsi que le vice-président de la Banque centrale Miguel Angel Pesce, qui assure l’intérim, pourrait se prononcer dès lundi ou mardi, selon des sources parlementaires.
Le gouvernement souhaitait utiliser les réserves pour rassurer sur sa capacité à rembourser ses créanciers, alors qu’il est exclu des marchés internationaux depuis sa décision d’interrompre le paiement de sa dette extérieure en pleine crise de 2001.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Inde: la Banque centrale laisse ses taux inchangés à leur plus bas niveau
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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La Banque centrale indienne a annoncé vendredi qu’elle laissait ses taux d’intérêt inchangés à leur niveau historiquement bas mais qu’elle allait retirer les excès de liquidités du système bancaire pour lutter contre la tendance inflationniste de l’économie.
Le taux auquel la Banque centrale prête aux banques a été laissé à 4,75% tandis que celui auquel elle emprunte aux banques a été maintenu à 3,25%. La Banque centrale a cependant augmenté son ratio de réserves en liquidités de 75 points de base à 5,75%, ce qui revient à retirer du système bancaire quelque 360 milliards de roupies (7,7 milliards de dollars). Les analystes s’attendaient à une hausse de 25 points de base.
L’Inde cherche à corriger la courbe inflationniste de son économie, qui se monte à 7,31%, principalement tirée par la hausse des prix des denrées alimentaires. Les analystes estiment cependant que la Banque joue un jeu compliqué en essayant à la fois de réduire la hausse des prix et de soutenir la reprise économique après la crise financière mondiale.
Pour expliquer la décision de laisser inchangés les taux d’intérêt, le gouverneur de la Banque centrale, Duvvuri Subbarao, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il s’agissait d’une mesure de précaution. « On doit se rappeler que la reprise n’est pas encore sur les rails », a-t-il indiqué.
Selon les économistes, la Banque centrale pourrait augmenter les taux d’intérêt à court terme en avril, une fois que le mouvement de reprise économique aura été bien enclenché.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Clearstream: le Parquet va faire appel (Procureur Marin)
janvier 29, 2010 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, Justice, News Communication
Le Parquet a décidé de faire appel du jugement du procès Clearstream dans lequel l’ex-Premier ministre Dominique de Villepin a été relaxé jeudi, a indiqué vendredi le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin.
Interrogé sur Europe 1, M. Marin a déclaré: « Tout n’a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité (…) J’ai décidé d’interjeter appel de cette décision ».
Interrogé jeudi soir sur un éventuel appel, Dominique de Villepin avait indiqué au journal de 20 heures de France 2 qu’il « n’imaginait pas un instant » que le Parquet fasse appel d’un jugement qui ne laissait selon lui « aucun doute » sur son innocence.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Credit Photo : blogcpolitic-Flickr
Les pays émergents à la merci d’une fuite de capitaux (banque centrale
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
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Les pays émergents pourraient subir cette année une brusque fuite de capitaux si la Réserve fédérale américaine resserre sa politique monétaire, a mis en garde mercredi à Davos le vice-gouverneur de la banque centrale chinoise.
Un tel phénomène pourrait déclencher une crise financière semblable à celle qu’a connue l’Asie à la fin des années 1990, a affirmé Zhu Min lors d’un débat dans le cadre du Forum économique mondial. « Tout le monde est très préoccupé par la direction que vont prendre les mouvements de capitaux. C’est un réel risque cette année », a dit le responsable.
Les taux d’intérêt américain sont actuellement à des niveaux historiquement bas et la Réserve fédérale a mis en place des dispositifs qui permettent de maintenir la liquidité du marché monétaire et rendent le dollar bon marché.
Les fonds levés de manière massive en dollars s’investissement actuellement en grande partie sur les marchés des pays en voie de développement où les taux d’intérêt sont plus élevés, a expliqué M. Zhu. Ce phénomène représente « un très sérieux problème aujourd’hui ». « C’est un problème plus important que le phénomène de « carry trade » au Japon il y a douze ans », a-t-il ajouté. Le Japon avait alors subi une fuite de capitaux levés en yens pour s’investir sur des marchés plus rémunérateurs.
Un relèvement des taux américains pourrait ainsi provoquer une chute des monnaies des pays émergents comme ce fut le cas en 1997 et 1998 en Asie. M. Zhu a par ailleurs défendu la politique de son pays en matière monétaire face aux critiques américaines qui accusent Pékin de maintenir le yuan à un niveau anormalement bas pour favoriser les exportations.
»Il est très important d’avoir un yuan stable, en particulier sur ces marchés très volatiles », a-t-il dit. « Cela est bon pour la Chine et bon pour le monde », a-t-il ajouté.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)
Credit Photo : Greenpeace-Switzerland-Flickr
Les banques s’engagent à faciliter l’accès des TPE au crédit de trésorerie
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
Filed under Actualité des Banques, Financement, News Financières, TPE/PME
Les banques françaises s’engagent à faciliter l’accès des TPE au crédit de trésorerie et vont chacune annoncer un dispositif en faveur de ces entreprises de moins de dix salariés, a indiqué mercredi le président de la Fédération bancaire française (FBF) Baudouin Prot.
En matière de crédit de trésorerie, les banques s’appuieront notamment sur une enveloppe spécifique de garantie dégagée par la banque publique Oséo sur son Fonds de garantie renforcement de la trésorerie des entreprises, mis en place en octobre 2008. Oséo pourra ainsi garantir au moins 100 millions d’euros de crédit de trésorerie accordés aux très petites entreprises (TPE) par les banques, a annoncé M. Prot lors d’une conférence de presse.
Le mécanisme de garantie permet à la banque publique de garantir jusqu’à 60% des sommes prêtées par les banques. Quant au dispositif propre à chaque établissement, il doit permettre de faire connaître « de manière beaucoup plus claire » aux TPE et aux petites et moyennes entreprises (PME) le délai nécessaire pour répondre à une demande de crédit.
« C’est essentiel pour le chef d’entreprise de savoir combien de temps il va attendre », a fait valoir le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) Jean-François Roubaud, également présent lors de la conférence de presse.
Si l’engagement concerne l’information et non les délais en eux-mêmes, M. Prot a estimé « qu’on va arriver à des délais qui sont assez compétitifs », de l’ordre d’ »une quinzaine de jours ». Il a néanmoins prévenu que l’examen d’une demande de crédit devait « être fait de manière responsable ».
Selon un sondage Ifop réalisé en janvier pour la CGPME et le cabinet d’audit KPMG, 44% des patrons de PME disent restreindre leurs investissements et leurs demandes auprès des banques en raison de difficultés d’accès au crédit, un chiffre en hausse de 4 points par rapport à septembre.
Paris, 29 janv 2010 (AFP)
BNY Mellon sur le point d’acheter une division de PNC pour 2,5 mds USD (WSJ)
janvier 29, 2010 by Nicolas Mortel
Filed under Actualité des Banques, News Financières, Plans de relance
Bank of New York Mellon était jeudi dans d’ultimes pourparlers pour racheter pour près de 2,5 milliards de dollars à sa concurrente PNC Financial Services une filiale spécialisée dans les services liés aux opérations de marché, selon le Wall Street Journal.
Du point de vue de PNC, l’opération permettrait de récupérer des fonds en vue de rembourser les 7,6 milliards de dollars accordés par les autorités fédérales dans le cadre du plan de sauvetage de l’automne 2008.
Pour Bank of New York Mellon, cette acquisition permettrait de se renforcer encore dans les activités post-marché (back-office). La division en question, baptisée PNC Global Investment servicing et basée dans le Delaware (est), emploie actuellement 4.500 personnes, ce qui représente à peu près 8% des actifs de PNC.
Elle gère 1.800 milliards d’actifs pour environ 75 millions de comptes, gérant la comptabilité et les livres de comptes, et sert de dépositaire pour les portefeuilles des gérants de fonds de placements. Elle a généré un bénéfice de 63 millions de dollars en 2009, et 122 millions de dollars en 2008, a précisé le quotidien dans son édition en ligne.
Paris, 29 janvier 2010 (AFP)










