Nomination Crédit Agricole S.A.
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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A compter du 1er juin 2010, Hubert Reynier rejoindra, en tant que Directeur adjoint, la Direction des Risques du Groupe Crédit Agricole S.A sous la responsabilité de Francis Cantérini.
Hubert Reynier, 47 ans, est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, titulaire d’une maîtrise de droit et d’un DEA d’économie.
Il est ancien élève de l’ENA. Après l’Inspection Générale des Finances, il rejoint la BNPP en 1992. Il est nommé Vice-Président du Département Banque d’Investissement à New York, puis General Manager, en charge des Marchés de Capitaux et de la Gestion d’Actifs à Londres et enfin Directeur Général du Groupe pour la Belgique et les Pays-Bas.
En 2000, il rejoint la Commission des Opérations de Bourses (COB) et devient Secrétaire Général Adjoint de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en charge de la Régulation et des Affaires Internationales en 2004.
Depuis 2009, Hubert Reynier était Directeur Adjoint Finances, Stratégie et Développement Durable à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
Source : site internet www.credit-agricole.com
Generali: Geronzi proposé comme membre du nouveau CA, devrait être président
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Le président de Mediobanca, Cesare Geronzi, fait partie de la liste des membres du nouveau conseil d’administration de Generali qui devra être approuvé par l’assemblée générale et devrait donc être élu président de l’assureur, a indiqué mardi Mediobanca.
L’homme d’affaires français Vincent Bolloré figure également dans cette liste et devrait donc être nommé vice-président de Generali. Dans un communiqué, la banque d’affaires a indiqué que son comité de nomination avait approuvé la liste des candidats pour le nouveau conseil de Generali avec en première position le nom de Cesare Geronzi, ce qui signifie donc qu’il devrait être élu président de Generali en remplacement du Français Antoine Bernheim.
La banque ajoute d’ailleurs que « le comité a par ailleurs décidé de proposer l’actuel directeur général (de Mediobanca) Renato Pagliaro au poste de président du conseil d’administration de Mediobanca, ce qui est subordonné à l’éventuelle nomination de M. Geronzi comme président de Generali ».
En effet, formellement, la nomination pour trois ans de M. Geronzi et des autres membres du conseil devra être approuvée le 24 avril par l’assemblée générale de Generali. Et c’est ensuite le conseil qui devrait l’élire président. Parmi les autres noms présents dans cette liste pour le conseil d’administration, figure celui de l’homme d’affaires français Vincent Bolloré, qui est un proche de M. Bernheim, ce qui signifie donc qu’il devrait être nommé vice-président de Generali, a confirmé une source proche du dossier.
De sources proches du dossier, on avait déjà indiqué vendredi que le comité de nomination de Mediobanca avait décidé que M. Geronzi serait président et M. Bolloré vice-président de Generali mais aucune annonce officielle n’avait encore eu lieu.
En tant que premier actionnaire de Generali avec 14,7% du capital, Mediobanca a le pouvoir de nommer la quasi totalité des 19 administrateurs de l’assureur à l’exception de trois qui devront être désignés par les actionnaires minoritaires.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Grèce: le système bancaire reste exposé à des risques économiques élevés
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Le système bancaire grec demeure exposé à des « risques économiques élevés », liés à la faible croissance du pays ainsi qu’à ses faiblesses structurelles, selon une étude publiée mardi par l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P).
»L’environnement économique difficile que nous prévoyons pour les banques grecques reflète les ajustements budgétaires que va effectuer la Grèce, selon nous », expliquent les auteurs de la note. Une préoccupation couplée au manque de compétitivité du pays, qui souffre de « grands déséquilibres et de rigidités structurelles de son marché du travail », selon S&P.
Pour l’agence, le risque de crédit demeure plus élevé en Grèce « que dans la plupart des autres pays d’Europe de l’ouest » (même si ce pays est souvent considéré comme situé en Europe centrale). S&P relève néanmoins que le secteur bancaire grec s’appuie sur « une structure consolidée et sur un solide réseau de (banque de) détail ».
Pour regagner la crédibilité des marchés et de ses partenaires européens, le gouvernement socialiste grec a été contraint de prendre ces derniers mois une série de mesures d’austérité draconiennes, dont des coupes salariales et un gel des retraites, en vue d’augmenter les revenus publics.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Irlande : la NAMA va acheter son premier bloc de prêts pourris à moitié prix
mars 31, 2010 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, Crise financière, News Financières
La banque de défaisance créée par le gouvernement irlandais pour délester les banques du pays de leurs actifs toxiques, NAMA, a annoncé mardi qu’elle allait acquérir un premier bloc de prêts risqués d’une valeur de 16 milliards d’euros, avec une énorme décote (47%).
« La National Asset Management Agency (NAMA) va acquérir plus de 1.200 prêts d’une valeur nominale de 16 milliards d’euros, pour un prix de 8,5 milliards d’euros, représentant une décote moyenne de 47% », a indiqué la banque de défaisance, dans un communiqué.
Cette décote est très supérieure aux indications qui avaient été données initialement par la NAMA et le gouvernement. Le ministre des Finances Brian Lenihan avait en effet annoncé cet automne, lors de la création de la NAMA, qu’elle acquerrait autour de 77 milliards d’euros de prêts avec une décote évaluée à l’époque à 30%.
Dans le détail, la NAMA va acquérir, dans le cadre de cette première tranche, 3,29 milliards d’euros de prêts auprès d’Allied Irish Banks (AIB), 10 milliards auprès d’Anglo Irish Bank (qui a été nationalisée l’an dernier), 1,9 milliard auprès de Bank of Ireland (BofI). Le reste proviendra de deux établissements de crédit mutualistes, l’Irish Nationwide et l’EBS.
L’acquisition de ces prêts devrait être bouclée d’ici début avril. La NAMA a ajouté qu’elle comptait acquérir au total des prêts d’une valeur nominale cumulée de 81 milliards d’euros, d’ici à février 2011.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Irlande : le gouvernement dévoile un vaste plan de sauvetage bancaire
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Le ministre irlandais des Finances Brian Lenihan a dévoilé mardi un plan de sauvetage bancaire, qui verra l’Etat apporter 8,3 milliards d’euros à la banque nationalisée Anglo Irish Bank, aider à se recapitaliser AIB et BofI, et nationaliser deux banques mutualistes.
»Après avoir stabilisé nos finances publiques, nous devons avancer vers l’étape finale de la stabilisation de notre système bancaire », a expliqué le ministre devant le Parlement.
M. Lenihan a martelé devant les parlementaires que la nationalisation totale ou partielle de cinq des plus grandes banques du pays, à laquelle ce plan devrait aboutir, était « la moins pire des solutions ». Dans le détail, l’Etat va injecter 8,3 milliards d’euros de capitaux supplémentaires dans l’Anglo Irish Bank, établissement qu’il avait nationalisé début 2009.
Il va également aider à se recapitaliser les groupes bancaires cotés Allied Irish Banks (AIB) et Bank of Ireland (BofI), après avoir déjà apporté à chacun 3,5 milliards d’euros. Du coup, il devrait devenir « l’actionnaire majoritaire » d’AIB, dont il détenait déjà 25% du capital, et devrait « rester actionnaire minoritaire » de BofI, dont il possède actuellement 16%.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
USA: Volcker dit aux banques de s’attendre à pouvoir être démantelées
mars 31, 2010 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, Développent international, Environnement durable, News Communication, News Financières
Paul Volcker, conseiller économique du président américain Barack Obama, a affirmé mardi que les banques du pays devaient s’attendre à pouvoir être démantelées de force en cas de problème. »Au final, l’entreprise qui est en situation d’échec devrait être liquidée ou fusionnée (…)
C’est une peine capitale, pas une hospitalisation », a expliqué M. Volcker lors d’une conférence devant le Petersen Institute à Washington. L’ancien président de la banque centrale américaine (1979-1987) a soutenu la proposition du gouvernement, reprise par le Congrès dans le débat sur la réforme de la régulation financière, d’établir une autorité publique qui pourrait prendre le contrôle d’une institution financière en danger.
« Il y a clairement un besoin de ce qu’on appelle une autorité de démantèlement ordonné » pour ces groupes, a-t-il affirmé. Il s’est dit convaincu que ce serait l’une des mesures les plus efficaces contre l’ »aléa moral », qui pousse les opérateurs financiers à prendre des risques inconsidérés lorsqu’ils ont la certitude d’être sauvés.
Depuis des interventions de l’Etat pour éviter des faillites, comme celle de l’ancien numéro un mondial de l’assurance AIG en septembre 2008, « les gens s’attendent à ce qu’on ne laisse pas les institutions financières très grandes et complexes faire faillite », a déploré M. Volcker.
»Si on n’ébranle pas cette conviction, la conséquence naturelle est que la prise de risque sera encouragée et en fait subventionnée (…) et nous pourrions nous diriger à toute vitesse vers la prochaine crise dans quelques années », a-t-il poursuivi.
»Cela me paraît le défi central de la réforme », a-t-il considéré. M. Volcker a incité le président Obama à introduire dans la réforme de la régulation une disposition interdisant aux banques de spéculer sur les marchés pour leur propre compte, un moyen selon lui de protéger le système financier contre les fluctuations de ces marchés.
M. Obama a rappelé mardi que ce point, en débat au Congrès, lui importait particulièrement. »Nous devons mettre en place une surveillance suffisante pour que la spéculation ou la prise de risque téméraire par un petit nombre d’acteurs importants sur les marchés financières ne menacent plus jamais l’économie mondiale ni n’alourdissent la charge pour les contribuables », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec le président français Nicolas Sarkozy.
Il a appelé les sénateurs à s’entendre au plus vite sur le texte de loi, à leur retour au Capitole le 12 avril. « J’ai hâte que le Sénat agisse concernant cette législation essentielle, pour que nous ne répétions plus jamais les erreurs qui ont mené à cette crise », a-t-il souligné. La commission bancaire du Sénat a adopté le 22 mars un texte soutenu uniquement par ses membres démocrates, et jugé insuffisant par l’opposition républicaine.
Quand il aura voté dans son ensemble ce projet de loi, le Sénat devra encore négocier pour harmoniser son texte avec la Chambre des représentants, qui avait adopté sa version de la réforme de la régulation financière en décembre.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Un questionnaire de la Caisse d’épargne jugé trop intrusif par UFC Que Choisir
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Une vingtaine de clients de la Caisse d’épargne de Lorraine Champagne-Ardenne ont saisi l’association UFC Que choisir de Nancy, après la réception d’un questionnaire de la banque jugé « intrusif » qui utilise la lutte antiterroriste « à des fins commerciales », selon l’association de défense des consommateurs.
La Caisse d’épargne demande à ses clients les noms, prénoms, dates de naissances de leurs enfants, la profession du titulaire du compte ainsi que des justificatifs d’identité, de domicile ou de revenus, alors que la missive se présente comme « réglementaire » et obligatoire.
« La Caisse d’épargne, sous prétexte de respecter la loi qui lui demande d’évaluer les risques de blanchiment et de financement de terrorisme, enrichit ses bases de données », dénonce Guy Grandgirard, président d’UFC Que choisir à Nancy.
« La loi ne leur demande pourtant évidemment pas de récolter des informations sur les enfants de leurs clients ! », estime-t-il. Une mention, « écrite dans des caractères illisibles », selon laquelle les informations pourront être exploitées à des fins d’opérations commerciales, est également condamnée par l’association de consommateurs.
« Nous donnons donc comme conseil de ne pas répondre à ce questionnaire qui, contrairement à ce qu’affirme la Caisse d’épargne, n’a pas de base légale », explique Guy Grandgirard. La direction de la banque n’a pu être jointe.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Allemagne: une association de victimes réclame des fonds issus de l’ex-RDA
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Une association de victimes de la dictature communiste en Allemagne de l’Est a réclamé mardi que des fonds issus de l’ex-RDA, et dont un tribunal suisse vient d’ordonner la remise à Berlin, soient versés aux victimes du défunt régime.
L’Association des victimes du stalinisme (VOS) a estimé que les 230 millions d’euros que la banque autrichienne Bank Austria a été condamnée à verser à l’Etat allemand doivent « revenir à ceux à qui ils appartiennent, c’est à dire aux victimes » du régime communiste qui a disparu il y a 20 ans.
L’appel de l’association fait suite au jugement jeudi en deuxième instance du tribunal suprême du canton du Zurich selon lequel 129 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les intérêts depuis 1994, ont été illicitement soustraits à l’ex-RDA via une filiale de la Bank Austria en Suisse.
Le procès portait sur les avoirs de deux sociétés existant à l’époque de l’ex-RDA, Novum et Transcarbon, transférés après la réunification allemande par la gérante des sociétés vers la filiale de Bank Austria à Zurich. L’ex-gérante avait ensuite récupéré cet argent dans une agence de la banque à Vienne, selon le document transmis par le tribunal.
La justice suisse a estimé que Bank Austria ne pouvait se prévaloir de sa bonne foi et aurait dû vérifier qui était l’ayant-droit de ces sommes.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Bonus: les banques ne prennent pas assez en compte les risques à long terme
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Les banques ne prennent pas suffisamment en compte les risques à long terme dans l’attribution des bonus, a estimé mardi le Comité de stabilité financière (FSB), chargé notamment d’édicter les nouvelle règles régulant les compensations variables dans le secteur financier.
« Un travail supplémentaire doit être accompli pour renforcer les standards de prise de risques liés aux salaires » dans le secteur bancaire, a estimé le FSB dans un rapport d’étapes. Le comité a souligné que les établissements financiers avaient fait des progrès en liant les bonus dans le temps et en les rendant dépendants des résultats des banques.
Ces mesures permettent d’inclure les rétributions variables dans une perspective à long terme, alors que jusqu’à présent elles étaient considérées comme des instruments de gratification à court-terme, renforçant la prise de risque dans le secteur.
Ces incitations financières, de part leur manque de régulation, ont participé à précipiter les banques dans la crise financière, estiment les régulateurs. « La plupart des groupes (bancaires) ne prennent pas suffisamment en compte les risques à long terme », a toutefois averti le FSB, ajoutant qu’il fallait encore renforcer la régulations des bonus.
Le Conseil de stabilité financière a été chargé, lors du sommet du G20 à Londres en avril 2009, de travailler sur une réforme du système bancaire pour renforcer sa stabilité face à une nouvelle crise financière.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Bombardier: le groupe chinois CDB Leasing va financer la vente d’avions
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Le constructeur aéronautique et ferroviaire Bombardier a signé un protocole d’accord avec la société de crédit-bail chinoise CDB Leasing (CLC) qui fournira des financements aux compagnies aériennes désireuses d’acheter des avions au groupe canadien, a annoncé mardi ce dernier.
»CLC rend ainsi accessibles des capitaux pouvant totaliser jusqu’à 3,85 milliards de dollars américains pour des transactions nationales et internationales touchant les avions de Bombardier », a indiqué Bombardier dans un communiqué.
»Les ressources financières de CLC renforcent la position concurrentielle de Bombardier, lui permettant de recommander des solutions de financement et de crédit-bail à des clients potentiels en Chine et ailleurs dans le monde », a déclaré Gary Scott, président de la division Avions commerciaux de Bombardier. Le protocole porte sur le financement des avions long-courriers CSeries et régionaux Q400 et CRJ de Bombardier, a précisé le groupe canadien.
L’avion CSeries est la nouvelle gamme de long-courriers à couloir unique, de 100 à 149 places, avec laquelle Bombardier espère concurrencer les modèles plus anciens d’Airbus et Boeing, comme l’A319 de l’Européen et les B737-600 et 700 de l’Américain.
Bombardier a jusqu’ici reçu 90 commandes fermes plus 90 options pour le CSeries qui doit entrer en service en 2013 et dont le fuselage sera fabriqué en Chine par Shenyang Aircraft Corporation (SAC), filiale de la société d’Etat aéronautique China Aviation Industry Corporation (AVIC). Airbus a lui-même signé en janvier un protocole d’accord semblable avec CLC pour des financements allant « jusqu’à 4 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour tous les types d’appareils Airbus ».
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
La Société Générale fait face à une plainte d’investisseurs à New York
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Société Générale fait face à une plainte en nom collectif d’investisseurs aux Etats-Unis qui accusent la banque française de négligence et de leur avoir fait perdre de l’argent, a-t-on indiqué mardi dans un tribunal de New York, confirmant des informations du site internet Slate.fr.
La plainte déposée au tribunal fédéral du district sud de New York le 8 janvier est une version amendée d’une plainte déposée initialement en 2008, a-t-on précisé au tribunal new-yorkais.
La Société Générale n’a pas commenté ces informations. Le principal plaignant est le fonds de pension Vermont pension investment Committee, auquel se sont associés une dizaine d’autres fonds de pension et de retraite américains comme le fonds de pension et de retraite des pompiers de l’Oklahoma, ainsi que des investisseurs individuels. Sont visés par la plainte la Société Générale ainsi que ses principaux dirigeants entre le 1er août 2005 et le 25 janvier 2008, pendant la période précédant l’éclosion de l’affaire Jérôme Kerviel: l’ex-PDG Daniel Bouton, l’ex-directeur général délégué Philippe Citerne, l’ex-directeur général délégué Didier Alix, toujours conseiller de l’actuel PDG Frédéric Oudéa, et l’ex-administrateur Robert Day.
Les accusés ont jusqu’au 15 avril pour soumettre une réponse commune à la plainte. Le texte de la plainte souligne notamment que l’ex-trader Jérôme Kerviel, qui a fait perdre 5 milliards d’euros à la Société Générale début 2008, affirmait que ses supérieurs étaient au courant de ses agissements. La plainte accuse aussi la banque de négligence, au motif que ses dirigeants ont ignoré de façon répétitive des signaux qui auraient dû les alarmer au sujet des opérations menées par Kerviel.
« Ce litige concerne la dissimulation d’un scandale énorme au sein de la société, la dissimulation de l’étendue et de la nature de l’exposition de l’entreprise à la crise des prêts hypothécaires à risque américains (« subprime »), et le manque de contrôle du risque dans une entreprise dont c’est le fond de commerce de gérer le risque », explique le texte de la plainte. « Au moment où des pertes colossales non divulguées par la banque s’accumulaient en raison des agissements d’un prétendu trader malhonnête, l’entreprise se gardait aussi de divulguer des milliards de dollars de pertes et d’exposition liées à ses investissements dans des titres liés aux prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis », ajoute la plainte.
»Quand le marché a appris la vérité sur les pertes de l’entreprise, l’action de la Société Générale s’est effondrée. Pendant la période concernée par la plainte, des membres de l’entreprise ont vendu pour plus de 225 millions d’euros de leurs actions qui étaient alors au plus haut depuis dix ans, et, quelques jours avant la divulgation des faits, un administrateur de la Société Générale, l’accusé (Robert) Day, a liquidé pour plus de 140 millions d’euros de ses titres SocGen soit 53% de ce qu’il détenait », poursuit le texte. Jérôme Kerviel comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Paris du 8 au 23 juin.
Le trader avait pris des positions sur les marchés financiers atteignant jusqu’à 50 milliards d’euros en les dissimulant à la banque. La révélation le 24 janvier 2008 de ce qui est présenté comme la plus grosse perte de trading de l’histoire de la finance avait provoqué un séisme sur les marchés financiers en pleine crise des subprimes.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Surendettement: Cofinoga épargnée par le jugement de Nancy
mars 31, 2010 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, Justice, News Communication
La société de crédit Cofinoga a fait savoir mardi dans un communiqué qu’elle n’a pas été condamnée à verser des dommages et intérêts à une retraitée de Nancy, à la différence d’autres organismes de crédit, condamnés pour ne pas avoir respecté leur obligation de mise en garde.
Neuf sociétés de crédit avaient été condamnées par le tribunal de grande instance de Nancy à verser 35.000 euros, avait-on appris vendredi auprès de l’avocat de la plaignante. « Concernant les crédits consentis par les sociétés Cofinoga et CDGP, aucune faute ou comportement blâmable ne peuvent être relevés à l’encontre de ces établissements », relèvent en revanche les magistrats dans leur jugement.
La plaignante, aujourd’hui âgée de 75 ans et à la retraite, avait contracté 17 crédits depuis 1986 pour un montant global de 113.000 euros, alors que ses revenus mensuels n’excèdent pas 1.000 euros. « Le juge a estimé que l’obligation de mise en garde n’avait pas été respectée et que le consentement de ma cliente n’était pas libre et éclairé : il y a donc un préjudice pour perte de chances de ne pas contracter », avait expliqué Me Fabrice Gossin.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Taxe sur les banques: Strauss-Kahn pour une « solution globale »
mars 31, 2010 by Eric Vendin
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Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a plaidé mardi pour une « solution globale » en matière de taxe sur les banques, alors que plusieurs pays dont les Etats-Unis, l’Allemagne ou la France ont avancé des propositions.
« Je pense que nous avons besoin d’une solution globale. Les solutions proposées par les différents pays sont intéressantes et souvent assez bien adaptées aux spécificités des pays », a déclaré M. Strauss-Kahn lors d’une brève conférence de presse à Bucarest.
Toutefois, a-t-il ajouté, « ces solutions sont parfois, sinon totalement, du moins partiellement incompatibles entre elles, et donc je pense que tout ça devra être revisé lorsqu’une décision collective sera prise ». Le FMI remettra en avril au groupe des pays riches et émergents du G20 ses recommandations sur une taxe permettant de « récupérer l’argent public employé pour soutenir les banques et autres institutions financières durant la crise », selon ses termes.
Mercredi, le gouvernement allemand doit discuter en conseil des ministres, en présence de la ministre de l’Economie française Christine Lagarde, d’une taxe bancaire qui alimenterait un fonds de secours en cas de nouvelle crise. La France envisage de son côté d’instaurer une taxe sur les banques, dont les recettes alimenteraient le budget de l’Etat, afin de peser sur leurs « activités les plus risquées », a déclaré mardi un haut responsable français.
Une telle taxe « ne fonctionnera bien que si toutes les grandes places financières adoptent une contribution à peu près comparable », a affirmé ce responsable sous couvert de l’anonymat. Les Etats-Unis ont aussi dévoilé en janvier un projet d’une taxe sur les banques contrôlant plus de 50 milliards de dollars d’actifs. Elle devrait entrer en vigueur en juillet.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Paris envisage une taxe pour peser sur les activités « risquées » des banques
mars 31, 2010 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, News Financières
Le gouvernement français envisage d’instaurer une taxe sur les banques, dont les recettes alimenteraient le budget de l’Etat, afin de « peser sur les activités les plus risquées », a déclaré mardi un haut responsable français.
Une telle taxe « ne fonctionnera bien que si toutes les grandes places financières adoptent une contribution à peu près comparable », a affirmé ce responsable sous couvert de l’anonymat. La ministre française de l’Economie Christine Lagarde doit participer mercredi à un conseil des ministres allemand au cours duquel Berlin présentera son projet de taxe sur les banques, censé alimenter un fonds pour venir en aide aux établissements financiers en cas de nouvelle crise.
Christine Lagarde s’était dite la semaine dernière favorable « dans le principe » à une taxe, mais « pas nécessairement exactement comme les Allemands ». « On penche plutôt pour une taxe qui alimenterait le budget général », a précisé mardi le responsable français. Cela aurait selon lui l’avantage de ne pas alimenter « l’aléa moral » en donnant l’assurance aux banques qu’elles seront sauvées quoi qu’elles fassent, via un fonds de secours spécifique.
Le gouvernement français souhaite également que cette contribution du secteur financier puisse « peser sur les activités les plus risquées des banques », a-t-il ajouté. Pour cela, il faudra choisir la bonne assiette, a-t-il poursuivi, citant en exemple le « trading book (portefeuille de valeurs et d’instruments financiers détenus par la banque, ndlr) ou les actifs pondérés par les risques ».
Le responsable n’a toutefois pas fourni de calendrier pour l’adoption d’une taxe sur les banques en France, estimant que la réflexion technique et la concertation internationale n’étaient pas abouties. Le Fonds monétaire international (FMI) doit remettre en avril, à la demande du groupe des principaux pays émergents et riches (G20), un rapport sur ce sujet.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)
Irlande: le gouvernement va annoncer un plan de sauvetage bancaire
mars 31, 2010 by Eric Vendin
Filed under Actualité des Banques, Crise financière, News Financières
Le gouvernement irlandais dévoilera ce mardi un plan de sauvetage visant à recapitaliser les banques du pays, a annoncé le ministre des Finances Brian Lenihan, ce qui devrait entraîner la nationalisation complète ou partielle de plusieurs d’entre elles.
Une série d’annonces concernant ce plan de recapitalisation et la mise en place de la National Asset Management Agency, la banque de défaisance créée par l’Etat pour racheter leurs actifs pourris aux banques du pays, est attendue ce mardi en fin d’après-midi.
M. Lenihan en a dressé les grandes lignes sur les ondes de la radio publique RTE, en affirmant qu’il s’agissait de « remettre d’aplomb nos banques ». »Nous avons un secteur bancaire en position très difficile depuis septembre 2008″, c’est-à-dire la chute de la banque d’affaires Lehman Brothers, « et nous devons remettre nos banques dans une situation où elles seront en mesure de se financer avec confiance sur les marchés internationaux », a-t-il dit.
D’après la presse irlandaise, le gouvernement devrait recapitaliser les principaux établissements bancaires du pays à hauteur de plusieurs milliards d’euros. D’après les analystes, elles pourraient avoir besoin de 15 à 20 milliards d’euros en tout pour renforcer leurs fonds propres mis à mal par la crise. Elles pourraient lever une partie de cette somme elle-même, en procédant à des cessions d’actifs.
Cette recapitalisation par l’Etat devrait porter sa participation au capital de la banque cotée Allied Irish Banks (AIB) à plus de 70%, et celle dans sa concurrente Bank of Ireland (BofI) à 40%. Il détient pour le moment l’équivalent de 16% d’AIB et 25% de BofI, après avoir apporté à chacune 3,5 milliards d’euros de capitaux. Il avait déjà l’an dernier nationalisé totalement leur rivale Anglo Irish Bank.
Le gouvernement pourrait également prendre au passage le contrôle de deux établissements de crédit mutualistes, l’Irish Nationwide et l’EBS. Dans l’attentes de ces annonces, les cours d’AIB et de BofI continuaient à dégringoler à la Bourse de Dublin, après avoir déjà chuté lundi. Vers 10H30 GMT, AIB s’effondrait de 17,22% à 1,13 euro, et Bank of Ireland de 2,73% à 1,211 euro.
Paris, 31 mars 2010 (AFP)










