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Mobilisation du secteur financier français en faveur de la Grèce et de la stabilité financière de la zone euro

François BAROIN, Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie a reçu aujourd’hui, en présence du Gouverneur de la Banque de France, Président de l’Autorité de contrôle prudentiel, et du Président de l’Autorité des marchés financiers, les dirigeants des principales banques et entreprises d’assurance françaises, ainsi que leurs fédérations professionnelles.

Cette réunion était l’occasion de présenter au secteur financier le contenu de l’accord intervenu le 21 juillet sur un nouveau plan d’aide à la Grèce entre les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

Cette réunion a surtout permis d’évoquer la proposition de participation du secteur privé au plan de soutien à la Grèce coordonnée par l’Institut international pour la finance et les institutions financières. Les entreprises d’assurances et les banques françaises présentes ont confirmé au Ministre qu’elles proposeront toutes à leurs instances de gouvernance de participer au plan de soutien à la Grèce selon les modalités annoncées le 21 juillet, à hauteur de la totalité de leurs expositions à la Grèce arrivant à maturité d’ici 2020, soit environ 15 milliards d’euros.

François BAROIN se félicite de cette décision qui, après l’engagement pris par les banques françaises le 5 mai 2010 de soutenir le premier programme de financement de la Grèce, en maintenant leurs expositions sur l’économie et l’État grecs durant la durée du programme, confirme la détermination du secteur financier français à participer pleinement à la mobilisation visant à garantir la stabilité financière de la zone euro.

Epargne : la CASDEN porte à 2,40 %* le taux de rémunération de son Compte sur Livret

La CASDEN, la banque de l’Education, de la Recherche et de la Culture, porte le taux de rémunération de son Compte sur Livret de 2,25 % à 2,40 %* à compter du 1er août 2011.

Le Compte sur Livret est un compte d’épargne. Les fonds qui y sont déposés sont disponibles à tout moment. Le solde minimum, ainsi que le montant minimum de chaque retrait ou versement est de 10 euros, et le plafond est illimité. Le Compte sur Livret de la CASDEN n’est soumis à aucuns frais d’ouverture ni de gestion.

Le Compte sur Livret permet également aux Sociétaires de la CASDEN de cumuler des Points Privilégiés, à hauteur de 100 % du solde du compte. Concrètement, 1 000 euros placés pendant un an, rapportent 1 000 Points Privilégiés. Ces Points Privilégiés permettent aux Sociétaires d’accéder à des taux d’emprunt très avantageux pour financer leurs projets immobiliers ou personnels.

C’est toute l’originalité du Programme 1, 2, 3 CASDEN :

-        les Sociétaires constituent leur épargne à leur rythme

-        leur épargne leur permet de cumuler des Points

-        les Points acquis leur donnent accès à des taux de crédit très avantageux. Le principe : plus l’épargne est longue et importante, plus le nombre de Points augmente, plus le taux de crédit baisse.

En 2010, la CASDEN  a collecté environ 163 millions d’euros sur les Comptes sur Livrets. Au 31 décembre 2010, les encours d’épargne s’élevaient à 4,1 milliards d’euros en hausse de 10 % sur l’année précédente, dont 1,9 milliard d’euros sur les Comptes sur Livrets et 2,2 milliards d’euros sur les Dépôts Solidarité.

Une progression qui se confirme sur le premier semestre 2011, puisque la CASDEN affiche au 30 juin 2011, près de 2,05 milliards d’encours sur les Comptes sur Livrets, en hausse de 16 % sur le premier semestre 2010. Ceci représente une collecte de 172 millions d’euros sur les six premiers mois de l’année.

Grâce aux Points cumulés au travers des dépôts sur les Comptes sur Livrets ou Dépôts Solidarité, 66 436 crédits ont ainsi été octroyés en 2010 aux Sociétaires de la CASDEN à des conditions très avantageuses.

* Taux de rémunération nominal annuel brut, hors prélèvements sociaux et fiscaux, susceptible de variation

La CASDEN

Banque coopérative des personnels de l’Education, de la Recherche et de la Culture, la CASDEN fait partie du Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France dont elle détient 4,79 % du capital. A fin 2010, la CASDEN compte 521 collaborateurs, 218 Délégués Départementaux, près de 5 000 Correspondants dans les établissements scolaires et universitaires, et 1 213 012 Sociétaires. Son produit net bancaire a atteint 213,1 millions d’euros en 2010 (+ 2 % sur 2009).

Pour plus d’informations : www.casden.fr

Premier ralentissement du crédit immobilier depuis 20 mois en juin (BdF)

Le rythme de progression du volume de crédit immobilier a connu en juin son premier ralentissement depuis 20 mois, selon des chiffres publiés mercredi par la Banque de France, signe d’une accalmie annoncée de longue date après deux années d’euphorie.

Le total des crédits immobiliers en cours aux particuliers a atteint, fin juin, 829,8 milliards d’euros, en hausse de 8,9% sur un an, contre 9,3% en mai. Le rythme annuel de progression des crédits immobiliers s’était accéléré sans interruption depuis octobre 2009, à l’exception de janvier 2011, où il était resté stable.

Une étude de l’Observatoire Crédit Logement et de l’institut CSA, publié le 20 juillet, prévoit une stabilisation de la production de crédits sur l’ensemble de l’année. Le ralentissement était donc attendu, après deux années très dynamiques, portées notamment par la déductibilité fiscale des intérêts d’emprunt et le dispositif fiscal d’investissement locatif Scellier.

Fin 2010, la première disposition a expiré et la seconde est devenue nettement moins attractive fiscalement. Le marché a également été porté en 2009 et 2010 par le très faible niveau des taux d’intérêt ainsi que par le statut de valeur refuge de la pierre, dans un contexte tourmenté pour les marchés financiers. Après un début d’année 2009 difficile, le total des crédits immobiliers en cours a bondi de 17% entre mai 2009 et juin 2011, soit 118 milliards d’euros.

En juin, le total des crédits aux ménages et aux entreprises (non financières) a atteint 1.892 milliards d’euros, en hausse de 5,8% sur un an, soit le treizième mois d’accélération consécutif. Outre le ralentissement du crédit immobilier aux ménages, le mois de juin a également été marqué par une forte accélération du crédit aux entreprises, à 3,9% sur un an contre 2,5% en mai.

Si les crédits d’investissement poursuivent leur progression (4,4% contre 3,8%), le mouvement est surtout dû au redressement des crédits de trésorerie, moroses depuis la crise financière. En juin, leur rythme de hausse sur un an a été le plus élevé depuis janvier 2009, à 4,1%.

KBC obtient le feu vert de Bruxelles pour céder ses filiales polonaises

Le bancassureur belge KBC a obtenu mercredi l’autorisation de la Commission européenne pour modifier son programme de restructuration mis sur pied fin 2009 et céder notamment ses filiales polonaises.

Grâce à ce feu vert de Bruxelles, KBC peut renoncer aux introductions en Bourse de sa filiale tchèque CSOB et de sa filiale hongroise K&H et vendre ses filiales polonaises Kredyt Bank et Warta. Il va également pouvoir se délester de certains actifs financiers adossés à des crédits type ABS et CDO.

Dans un communiqué publié mercredi, il indique avoir reçu « plusieurs marques d’intérêt spontanées pour les deux sociétés » polonaises. Via ces cessions, KBC assure qu’il va continuer à rembourser comme prévu les aides publiques qu’il a reçues. En conservant ses participations dans ses filiales tchèque et hongroise, le bancassureur va en revanche préserver ses « options de croissance pour l’avenir ».

KBC avait demandé mi-juillet à Bruxelles et aux autorités belges la modification de son plan de restructuration mis en place pour compenser les aides publiques auxquelles il avait dû avoir recours durant la crise financière. Il estime que l’évolution de l’environnement réglementaire justifie ces changements. Il avait cité par le passé la mise en application de Bâle III pour les banques et la consolidation du secteur financier polonais. KBC avait dû faire appel à trois reprises, entre octobre 2008 et mai 2009, à l’aide des pouvoirs publics, qui l’avaient renfloué de 7 milliards d’euros.

Pour compenser, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, a obtenu un plan de restructuration assurant qu’il réduise son bilan d’environ un quart d’ici 2013, notamment en cédant des activités en Europe de l’Est qui constitue son deuxième marché clé avec la Flandre (nord de la Belgique).

La Fed trouve « difficile » de se passer des agences de notation

Un responsable de la banque centrale des Etats-Unis (Fed) a affirmé mercredi à des parlementaires qu’il était « difficile » de se passer des agences de notation dans la régulation bancaire, comme l’a pourtant ordonné le Congrès.

« Concevoir de bons substituts aux notations est une tâche particulièrement difficile », a déclaré un membre de la division supervision et régulation bancaire au sein de la Fed, Mark Van Der Weide, devant la commission des services financiers de la Chambre des représentants.

La loi Dodd-Frank de réforme de la régulation financière de juillet 2010 demande aux régulateurs bancaires américains de supprimer, « dans la mesure du possible », l’évaluation par les agences de notation de la fiabilité d’un titre de dette. M. Van Der Weide a estimé l’objectif louable. La crise financière, a-t-il rappelé, « a rendu manifeste les graves lacunes dans les méthodologies et procédures utilisées » par les agences.

Mais il a expliqué que pour supprimer les 46 références aux notations incorporées dans les règlements de la Fed, ce qu’elle compte faire « dans un avenir proche », il fallait concevoir des méthodes d’évaluation totalement nouvelles. « Nous examinons un certain nombre d’approches », a-t-il dit, citant la possibilité d’employer des indicateurs de marché (comme les rendement des obligations), « des ratios financiers appliqués au bilan » et des « évaluations internes du risque de crédit par les établissements bancaires ».

Ce dirigeant de la Fed a également relevé que les normes bancaires internationales dites de Bâle III, définies en septembre et qui doivent entrer en vigueur dans les différents pays du G20 à partir de 2013, faisaient encore explicitement référence aux notations. « Par conséquent, il nous faudra trouver des manières de mettre en conformité nos changements [dans la régulation financière] avec les accords mondiaux sur les normes de fonds propres bancaires », a-t-il ajouté.

Les banques européennes ont augmenté de 56% leur exposition aux Etats-Unis (BRI)

Les banques européennes ont augmenté de 56% leur exposition au secteur public américain au premier trimestre, alors que les Etats-Unis luttent pour trouver un compromis sur le relèvement du plafond de la dette américaine, a annoncé mardi la Banque des règlements internationaux (BRI).

L’exposition des établissements européens au secteur public américain a atteint 752,6 milliards de dollars (522,6 milliards d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, contre 479,6 milliards fin 2010, selon les statistiques de la BRI. L’exposition aux titres de dette du secteur privé et aux banques américaines est resté quasiment stable à respectivement 2.189 milliards et 686 milliards, a souligné la « banque centrale des banques centrales ».

Au total, l’ensemble des banques européennes présente une exposition de 3.737 milliards de dollars aux secteurs public et privé américains. Parmi les plus grands créanciers des Etats-Unis se trouvent le Japon avec 1.132,8 milliards, le Royaume-Uni avec 1.124,8 milliards et la Suisse avec 747,9 milliards de titres de dette cumulés fin mars. Les données de la BRI excluent cependant la Chine, le plus grand créancier des Etats-Unis, ainsi que les banques locales américaines qui détiennent également une grande partie de la dette du pays.

Démocrates et républicains bataillent actuellement à Washington sur un relèvement du plafond de la dette publique. Si aucun compromis n’est trouvé d’ici le 2 août, le gouvernement fédéral devra faire des choix drastiques entre le remboursement de ses bons du Trésor –un instrument financier très prisé dans le monde entier– et les dépenses courantes comme les salaires des fonctionnaires ou les pensions et l’aide aux plus pauvres.

Si le gouvernement choisit de ne pas rembourser une partie de sa dette, les conséquences économiques pourraient s’avérer désastreuses en poussant notamment les taux d’intérêt à la hausse. La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a prévenu mardi qu’ »avoir un défaut de paiement ou un abaissement important de la note attribuée à la signature des Etats-Unis serait un événement très, très, très grave. Pas pour les Etats-Unis seulement, mais pour l’économie mondiale en général ».

USA: un régulateur juge « gérable » pour la finance américaine la perte du AAA

La perte de la note attachée à la dette publique des Etats-Unis, aujourd’hui la meilleure possible (« triple A »), serait « gérable » à court terme pour le système financier du pays, a estimé mercredi un régulateur bancaire.

« Nous pensons que c’est gérable à court terme », a indiqué devant une commission de la Chambre des représentants David Wilson, un dirigeant du Bureau du contrôleur de la monnaie, une autorité de régulation bancaire dépendant du département du Trésor.

M. Wilson était interrogé sur les répercussions d’un éventuel abaissement de la note des Etats-Unis sur le marché des emprunts à très court terme, avec prise en pension de titres financiers par un tiers comme garantie (« tri-party repo »). Les bons du Trésor américain sont la garantie la plus employée par les institutions financières américaines.

« Vous savez, en descendant par exemple de triple A à double A, vous auriez toujours une obligation de très haute qualité. C’est toujours considéré comme l’un des instruments les plus sûrs du monde », a poursuivi M. Wilson. Il y aurait cependant des conséquences sur ce marché, d’après ce régulateur.

« C’est l’une des nombreuses choses pour lesquelles nous avons essayé de regarder quelles pourraient être les répercussions. Le plus probable est qu’il y aurait un ajustement de la marge exigée. Vous ne pourriez plus emprunter autant par le biais du marché repo. Il y aurait une marge supérieure pour le montant donné de collatéral que vous présentez », a-t-il expliqué.

Mais « qui sait ce qui se passera sur le long terme? », s’est-il interrogé. A un parlementaire qui lui demandait s’il y avait des raisons « de s’inquiéter » de la probabilité que les Etats-Unis perdent leur note, M. Wilson a répondu que oui. « Elle est difficile à mesurer mais je pense que vous avez raison de vous inquiéter. Je veux dire que cela pourrait se produire. Ce pourrait être quelque chose d’énorme », a-t-il dit.

Espagne: Moody’s classe au rang spéculatif la CAM, mise sous tutelle

L’agence de notation Moody’s a indiqué mercredi qu’elle attribuait à la caisse d’épargne en difficulté Caja Mediterraneo (CAM), qui vient d’être mise sous tutelle de l’Etat, la note de Ba1, premier cran des investissements considérés à risques, assortie d’une perspective négative.

Moody’s avait interrompu la notation de la CAM lors de sa restructuration et la décision vendredi de la Banque d’Espagne de prendre le contrôle de l’entité, via une injection de 2,8 milliards d’euros de fonds publics. La banque centrale va désormais chercher à vendre la CAM à une autre banque.

La note Ba1 est la même que celle que Moody’s attribuait à la CAM avant cette restructuration et mise sous tutelle. La CAM fait partie des cinq entités espagnoles ayant été recalées aux tests bancaires européens le 15 juillet, sur un total de huit échecs en Europe. L’agence de notation justifie sa décision en soulignant que l’état de santé de la CAM est lié à la conjoncture et à la perspective négative de la note de la dette du pays (Aa2) et de la banque « hors soutien de l’Etat ».

Cette mise sous tutelle ou nationalisation temporaire, la troisième en Espagne depuis le début de la crise économique et financière après le sauvetage de la caisse d’épargne de Castille-la-Manche (CCM) en mars 2009 et celui de Cajasur en mai 2010, fait partie du vaste processus de restructuration du secteur bancaire espagnol, afin de le rendre plus solide et solvable.

Parmi elles, la CAM était la plus mal en point, après l’échec, le 30 mars, de l’union qu’elle devait nouer avec Cajastur, Caja de Extremadura et Caja Cantabria, sous le nom de Banco Base. Les caisses d’épargne sont considérées comme le maillon faible du système financier du pays, du fait de leur exposition au secteur immobilier sinistré depuis l’explosion de la bulle immobilière de 2008.

USA: RBS sommé de mieux contrôler ses activités américaines

La Réserve fédérale américaine a adressé mercredi un avertissement à banque britannique RBS (Royal Bank of Scotland), pour la sommer mieux contrôler ses filiales américaines.

« Dans les 60 jours le conseil d’administration de RBS Group devra soumettre à la Réserve fédérale de Boston un plan écrit destiné à renforcer la surveillance de (…) de la gouvernance d’entreprise, de la gestion, de la gestion du risque et de l’exploitation des activités américaines » de RBS, a indiqué la Réserve fédérale dans une décision à laquelle sont également associées les autorités de l’Etat de New York (est), du Connecticut (nord-est) et de l’Illinois (nord).

RBS a également 60 jours pour soumettre un plan permettant d’identifier toutes les transactions « suspectes » et d’en informer les autorités américaines, et plus précisément expliquer comment elle s’y prendra pour respecter les règlements sur les « actifs contrôlés à l’étranger »: en clair RBS devra présenter un plan de lutte contre le blanchiment d’argent sale. Cet avertissement concerne notamment les succursales d’ABN Amro acquises par RBS en 2007.

RBS a indiqué dans un communiqué séparé que la banque avait « accepté » cette décision des autorités de régulation, liée à « des lacunes identifiées l’an dernier dans certains systèmes de gouvernance, gestion du risque et respect des règlements aux Etats-Unis ». « Nous fixons et attendons le respect de normes plus élevées que celles qui ont débouché » sur cet avertissement, a commenté le directeur général de RBS Stephen Hester. « RBS a bien avancé dans les mesures prises pour remédier aux lacunes soulevées par les autorités bancaires américaines », a-t-il ajouté.

La Banque asiatique de développement met en garde contre l’inflation

La Banque asiatique de développement a mis en garde jeudi contre « un risque majeur » d’inflation persistante ainsi que contre un emballement des salaires dans les pays émergents d’Asie orientale.

Une forte demande intérieure et des prix en hausse des matières premières ont poussé l’inflation au-delà de 10% dans certains pays tout en exacerbant les flux de capitaux spéculatifs en direction de ces marchés émergents, où les rendements sont généralement plus élevés que dans les pays développés.

Des taux d’intérêt élevés et une appréciation rapide des taux de change des monnaies nationales pourraient aider les Etats à maîtriser la hausse des prix, souligne la Banque asiatique de développement (BAD), faisant apparemment référence à la Chine, qui contrôle toujours étroitement le cours de sa monnaie. « Une inflation plus forte que prévu pourrait déboucher sur un emballement des salaires et des prix, menacer la stabilité économique et réduire les options des gouvernements », selon le rapport intitulé Moniteur économique de l’Asie que la BAD présente jeudi à Pékin.

« Le risque est bien là mais les responsables politiques en sont conscients » et prennent des mesures pour combattre les pressions inflationnistes, a déclaré lors d’une conférence le chef du Bureau régional d’intégration économique de la BAD, Iwan Azis. L’inflation est contenue dans une fourchette de 3% à 6% dans la plupart des pays de la région, mais elle a atteint 20% au Vietnam fin juin, selon la banque.

En Chine, deuxième économie mondiale, la hausse des prix a atteint le mois dernier 6,4%, son plus haut niveau en trois ans, malgré la politique de resserrement monétaire mise en place depuis l’automne dernier par Pékin.

La BAD prévoit pour les pays émergents d’Asie — qui comprennent la Chine, la Corée du Sud, le Vietnam, la Malaisie, l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, le Cambodge et le Laos — une croissance moyenne de 7,9% cette année, qui devrait ralentir à 7,7% en 2012. La crise des dettes souveraines en Europe, une croissance molle aux Etats-Unis et les difficultés du Japon pourraient toutefois peser sur les exportations de la zone, selon la banque.

Les dirigeants des pays de la région ne doivent néanmoins pas « surréagir au ralentissement des économies avancées, la croissance régionale restant solide », poursuit la BAD. Un défaut de paiement des Etats-Unis faute de consensus sur un relèvement du plafond de leur dette publique, qui pourrait se produire la semaine prochaine, aurait des conséquences dramatiques sur l’économie mondiale, a encore souligné M. Azis.

Il a expliqué que le dollar se trouverait alors affaibli, ce qui pousserait à la hausse les monnaies des pays de la région, rendant leurs exportations plus onéreuses, tout en alimentant l’inflation.

BPCE a finalisé la cession de Foncia à Bridgepoint et Eurazeo

Le groupe bancaire BPCE a finalisé la cession de 98,1% du capital de Foncia aux sociétés d’investissement Bridgepoint et Eurazeo, opération qui valorise l’administrateur de biens à 1,017 milliard d’euros, selon des communiqués distincts publiés mardi.

L’entrée en négociations exclusives des deux parties et les détails de l’opération avaient été annoncés mi-mai. Bridgepoint et Eurazeo précisent avoir investi chacun 236 millions d’euros, tandis que BPCE en a, lui, réinvesti 200. L’investissement de BPCE lui assure 18% du capital du véhicule de reprise de Foncia. Outre ces apports en numéraire d’un total de 672 millions, le consortium a recouru à l’endettement pour 395 millions d’euros.

La société disposera, par ailleurs, de 90 millions d’euros de financement « disponible pour accompagner son développement ». Pour BPCE, cette cession permettra une amélioration de son ratio de fonds propres « durs » (capital social et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits accordés par la banque) de 0,25 point de pourcentage.

Le président du directoire de BPCE, François Pérol, cité dans le communiqué, a estimé que le réinvestissement du groupe bancaire au sein du consortium de reprise de Foncia « témoigne de la volonté de BPCE de maintenir toutes les relations d’affaires existantes entre Foncia et les entités du groupe ».

Le solde du capital de Foncia qui n’était pas contrôlé par BPCE, soit 1,9%, est détenu par des dirigeants et salariés de l’administrateur de biens. Ils ont conclu avec BPCE des options de vente et d’achat qui permettaient au groupe de consolider 100% du capital de Foncia.

Lors de la première annonce, mi-mai, M. Pérol avait précisé que Foncia était valorisé à 840 millions d’euros dans les comptes de la banque. Le prix d’acquisition, hors dette, étant fixé à 725 millions d’euros, il occasionnera une moins-value de 115 millions, avait-il ajouté. Foncia avait été acheté au prix fort par Banque Populaire en janvier 2007, pour une valeur d’acquisition estimée à 1,32 milliard d’euros, dette comprise, à Jacky Lorenzetti, devenu, entre autres, propriétaire de l’équipe de rugby du Racing-Métro (Top 14).

CREDIXIA se dote d’un comparateur d’assurances de prêts

Depuis le 2 septembre 2010, la loi Lagarde oblige les banques à accepter tout contrat d’assurance de prêt avec des garanties équivalentes à celui qu’elles proposent.
Afin d’apporter un conseil de qualité aux emprunteurs dans le contexte réglementaire actuel, CREDIXIA utilise un comparateur d’assurances de prêts qui permet d’établir un devis comparatif entre l’assurance groupe de la banque et notre assurance en délégation.
Cet outil permet de réaliser des fiches comparatives présentant le positionnement des garanties de l’assurance individuelle face à celles de la banque. Il permet d’aborder les 10 points essentiels des garanties proposées par les contrats, en précisant les options à souscrire pour être équivalent ou supérieur à l’offre bancaire. Une fiche standardisée est automatiquement éditée avec tout devis, ce qui permet au client de comparer facilement les différentes assurances proposées.
Les principales caractéristiques à observer pour choisir une assurance de prêt sont :
-      Les garanties et leur niveau de prise en charge notamment sur les garanties incapacité (ITT) qui couvrent l’arrêt de travail de longue durée et invalidité (IPT/IPP) qui couvre l’invalidité physique dès 66% ou 33%.
-      Les exclusions qui portent sur certaines professions, sports et pathologies.
-      La fiabilité du contrat : caractère définitif et irrévocable du tarif et des garanties sur toute la durée du prêt
-      Le type d’indemnisation en cas d’arrêt de travail : forfaitaire ou indemnitaire. 
-      Le niveau de franchise qui se rapporte à la garantie incapacité temporaire totale de travail soit 30 jours, 60 jours, 90 jours, 180 jours, ….
Grâce à cet outil, CREDIXIA peut négocier une délégation d’assurance jusqu’à 60 % moins chère qu’une assurance groupe, car adaptée aux profils des clients, tout en étant mieux couvert dans certains cas. Les clients bénéficient de tarifs sur mesure donc plus compétitifs. Autres avantages de l’assurance individuelle : la possibilité de souscrire un prêt jusqu’à 250 000 € sans examens médicaux et d’assurer des clients jusqu’à 85 ans en Décès / Invalidité.
Selon communiqué

Grèce/échange des obligations: des experts de l’IIF à Athènes jeudi

Des experts de l’Institut de la Finance Internationale (IIF) doivent arriver jeudi à Athènes pour s’entretenir avec des responsables grecs de l’échange volontaire d’obligations grecques des banques privées, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des Finances.

Des entretiens sont prévus avec de hauts responsables du ministère sur la procédure d’échange volontaire d’obligations, décidé lors du sommet de la zone euro le 21 juillet à Bruxelles, a indiqué un responsable du bureau de presse. Selon un communiqué ministériel publié mercredi, le gouvernement a nommé « les banques BNP-Paribas, la Deutsche Bank et la HSCB pour garantir cette procédure ».

« La société d’avocats Gottlieb Steen & Hamiliton LLP est nommé conseiller juridique international tandis que Lazard Frères est désigné comme conseiller financier de la Grèce pour l’application de cet échange », poursuit ce texte. Des banques et assureurs créanciers de la Grèce ont alors promis de contribuer volontairement à hauteur de 54 milliards d’euros sur trois ans, et 135 milliards d’euros sur dix ans, à un nouveau plan d’aide pour ce pays.

Cette procédure devrait entraîner une perte de 21% pour les prêteurs privés, l’une des mesures prises à Bruxelles pour alléger l’énorme dette de la Grèce qui s’élève actuellement à quelque 350 milliards d’euros, plus de 150% du PIB. Le ministre adjoint des Finances Philippos Sachinidis a indiqué mardi que la procédure d’échange des titres pourrait commencer en août.

Le Premier ministre Georges Papandréou et son ministre des Finances Evangélos Vénizélos se sont entretenus mercredi avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos et le président de l’Union des banques grecques Vassilis Rapanos, également directeur de la Banque nationale de Grèce, numéro 1 du secteur grec, selon ses services. Les deux banquiers avaient participé au sommet de la zone euro la semaine dernière à Bruxelles. Par ailleurs, un groupe d’experts de la « Troïka », à savoir de la Banque centrale européenne (BCE), de la Commission européenne et du Fonds monétaire international (FMI), sont arrivés mercredi à Athènes, selon le ministère des Finances.

Cette visite d’ordre « technique », selon le ministère, s’inscrit dans le cadre régulier de la « troïka » à Athènes pour contrôler les comptes grecs, depuis mai 2010 lors du premier prêt accordé au pays. Ce groupe d’experts doit préparer la visite fin août des dirigeants de « la troïka » qui effectuent tous les trois mois un contrôle des comptes grecs, avant le versement de la prochaine tranche du prêt, la sixième, d’un montant de 8 milliards d’euros.

BNL partenaire de la Semaine internationale de la critique à Venise

Pour la septième année consécutive, BNL – Groupe BNP PARIBAS est partenaire de la 26e édition de la Semaine internationale de la critique, qui se déroulera du 31 août au 10 septembre 2011, à l’occasion de la 68e édition de la Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia (Festival international d’art cinématographique de Venise).

La rétrospective comporte une sélection de sept premiers films sélectionnés de manière indépendante par une commission nommée par le Syndicat national des critiques cinématographiques italiens et deux événements spéciaux. Les films sélectionnés concourront au prix Leone del Futuro – premio Venezia Opera Prima « Luigi De Laurentiis », attribué au meilleur premier film parmi ceux présentés dans les différentes sections de la manifestation vénitienne. Les sept premiers films concourront également au prix Premio Settimana della Critica Regione Veneto per il cinema di qualità (Prix de la Semaine de la critique Région Vénétie pour le cinéma de qualité).

La banque sera en outre présente à la 68e Mostra de Venise à l’occasion de la 8e édition de la section autonome et autogérée Giornate degli Autori, Venice days.

BNL est la banque de référence du cinéma : elle assure par le biais de fonds d’État ou de ses propres fonds un soutien financier à toute la filière de l’industrie cinématographique, de la conception du film à la réalisation, la distribution et l’exploitation, y compris les innovations technologiques et rénovations de salles de projection. Un engagement qui a permis de réaliser ces dernières années plus de 5 000 films, dont la plupart fait désormais partie du patrimoine cinématographique italien et a reçu d’importantes distinctions internationales.

BNL soutient également le secteur cinématographique au travers des facilités prévues par la récente législation, comme le crédit d’impôt. La politique d’investissement de la banque privilégie la diversification des interventions sur plusieurs productions afin de favoriser la diffusion du cinéma italien tant au niveau national que sur les marchés étrangers.

Témoignant de l’engagement de la Banque pour le cinéma, BNL est le partenaire principal, depuis sa première édition en 2006, du Festival international du film de Rome : un rendez-vous qui s’attire au fil des ans la faveur croissante du public.

En 2011 et pour la troisième fois, la banque a soutenu l’Accademia del Cinema Italiano – Premi David di Donatello, en contribuant à la valorisation d’un événement important qui a accompagné au fil des années l’histoire du cinéma italien et international. Cette année, la Banque a également été le parrain principal des Nastri d’Argento (plus ancienne distinction du cinéma italien) promus par le Syndicat national des journalistes de cinéma italiens, qui se sont déroulés le 25 juin dernier à Taormina. Enfin, pour la troisième fois, la Banque a été le partenaire spécial du « Ischia Global Film & Music Fest » et a soutenu la 9e édition du CinemadaMare.

En 2011, BNL a en outre promu la rétrospective Rendez-vous, appuntamento con il nuovo cinema francese, (Rendez-vous avec le nouveau cinéma français) qui s’est déroulée à Rome au printemps dernier et a été le partenaire-sponsor de la première édition du « Moviemov Italian Film Festival », rétrospective qui a eu lieu à Bangkok en juin dernier, en vue de construire une « plate-forme commune » pour la promotion du nouveau cinéma italien à l’étranger et, en particulier, sur les marchés asiatiques.

La Banque, engagée depuis toujours dans la promotion de nouvelles initiatives culturelles et de formes alternatives de communication, a été au fil des ans le parrain en titre du Festival de Taormina – Taormina BNL FilmFest (2002-2005), le parrain officiel de la Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia (1999-2001) qu’elle continue de soutenir avec sa contribution aux Giornate degli Autori – Venice Days et à la Settimana della Critica.

BNL a ainsi instauré et consolidé avec le temps un lien fort avec le cinéma, contribuant activement au développement de la vie culturelle italienne et rendant possible la réalisation de projets innovants qui ont un grand impact sur les comportements sociaux et de consommation, ce qui a permis à l’industrie cinématographique d’accompagner l’évolution de la société et, dans certains cas, d’en anticiper les scénarios futurs.

Fondé en 1913, BNL est l’un des principaux groupes bancaires italiens et l’une des marques les plus connues d’Italie.

BNL compte environ 950 points de vente en Italie et offre une large gamme de produits et de services, des plus traditionnels aux plus innovants, pour satisfaire les exigences multiples de ses clients (privés et ménages, entreprises et administration publique).

Depuis 2006 BNL fait partie du Groupe BNP Paribas, l’une des banques les plus solides du monde selon l’évaluation de S&P’s. Le Groupe a une présence dans plus de 80 pays et plus 200 000 collaborateurs, dont plus de 160 000 en Europe, où il exerce son activité à travers la banque de détail dans quatre marchés intérieurs : Belgique, France, Italie et Luxembourg. BNP Paribas détient des positions clés dans trois grands secteurs d’activités : Retail Banking, Investment Solutions et Corporate & Investment Banking.

Les USA s’inquiètent de l’exposition des banques américaines aux européennes

Les Etats-Unis se sont inquiétés mardi de l’exposition indirecte de leurs banques à la crise de la dette publique en Europe par le biais de leurs liens avec les banques allemandes, britanniques et françaises, dans un rapport publié par leurs régulateurs financiers.

« Si les liens directs des institutions financières américaines avec des emprunteurs de la périphérie de la zone euro sont relativement limités, leur exposition aux banques européennes au Royaume-Uni, en Allemagne et en France est beaucoup plus importante », a indiqué le Conseil de surveillance de stabilité financière dans son premier rapport annuel.

« Et ces banques européennes sont les principaux prêteurs internationaux aux emprunteurs de la périphérie européenne » et ont entre autres « une exposition importante à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal », a ajouté le Conseil. Cette entité a été créée par la loi de réforme de la régulation financière (« Dodd-Frank ») de juillet 2010.

Regroupant 14 régulateurs américains dans la banque, les marchés financiers et l’assurance, elle doit surveiller les plus grands établissements du pays et les risques dits « systémiques ». Dans son premier rapport annuel, le Conseil énumère les menaces pour la stabilité du système financier des Etats-Unis.

La crise de la dette publique en Europe est désignée parmi les trois principaux risques, avec le marché immobilier américain et les emballements des marchés comme le krach-éclair de Wall Street du 6 mai 2010. « Il y a une incertitude considérable sur les marchés en Europe, notamment associée aux risques que comportent les emprunts d’Etat de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal », a relevé le régulateur.

« Certaines grandes banques européennes obtiennent des financements substantiels de court terme de fonds communs de placement américains », a-t-il poursuivi. « Les fonds communs de placement font état d’une exposition minimale à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal; cependant, une amplification d’un choc à travers ces canaux est toujours possible », s’est inquiété le Conseil. Interrogés sur leurs projections en cas de crise aiguë touchant une ou plusieurs banques européennes, des responsables du département du Trésor ont estimé lors d’un point de presse à Washington qu’elles étaient difficiles à faire.

« L’Europe est très dure à comprendre en termes de montant total de risque », a estimé l’un d’eux sous couvert de l’anonymat. « La difficulté, c’est d’essayer de comprendre la contagion venant d’Europe à travers les marchés financiers, et certains des liens que nos grandes banques ont avec les grandes banques en Europe, qui ne sont pas si faciles à saisir avec un traitement traditionnel de l’exposition », a-t-il expliqué.

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