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Grèce: encore un « dur travail » pour sortir de la crise de la dette (ministre)

Le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a souligné lundi qu’il restait « un dur travail et une négociation difficile et délicate » à mener pour mettre en oeuvre l’accord crucial de désendettement de la Grèce adopté par la zone euro le 26 octobre.

« Les décisions » du 26 octobre « sont pour le moment sur le papier, elles doivent être détaillées et appliquées. Cela exige un dur travail, une négociation difficile et délicate, tant à l’intérieur de la zone euro (…) qu’avec le secteur privé », relève le ministre, dans un article-fleuve publié par le quotidien pro-gouvernemental Ta Nea.

« La stratégie globale » mise au point par la zone euro « doit être soutenue par une série de mesures et une forte persévérance politique pour ne pas connaître le même sort que d’autres décisions qui se sont révélées tardives et insuffisantes », insiste-t-il. « Je veux croire que cette fois, l’Europe en a conscience, et a la volonté nécessaire », ajoute-t-il.

Mais face à la montée de la grogne sociale dans le pays, et au refus persistant de tout consensus de la part de l’opposition, notamment de droite, le ministre appelle surtout tous les Grecs et formations politiques à soutenir l’effort de rigueur que le pays s’est engagé à poursuivre en échange de l’accord européen. La mise en oeuvre du plan de Bruxelles « n’est pas possible sans un front intérieur solide, sans que les Grecs soutiennent l’effort du pays », insiste-t-il.

Les dirigeants européens sont convenus jeudi dernier de réduire fortement la dette de la Grèce en demandant aux banques et fonds d’investissements privés de renoncer volontairement à 50% de leurs créances. Cet accord doit permettre d’effacer 100 milliards des 350 milliards d’euros de dette grecque.

Le Credit Suisse va annoncer la suppression de 1.000 emplois (presse)

La grande banque helvétique Credit Suisse va annoncer mardi, à l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, la suppression de 1.000 emplois, essentiellement dans le secteur investment banking, écrit lundi le journal suisse Tages Anzeiger.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la banque a refusé de commenter cette information. Il a toutefois indiqué que le patron de la banque, Brady Dougan, donnera une conférence de presse mardi, à l’occasion des résultats du troisième trimestre, ce qui est exceptionnel.

« Le marché s’attend à des nouvelles », a-t-il déclaré. En juillet dernier, la banque avait déjà annoncé 2.000 suppressions d’emplois, soit 4% de son effectif mondial, après avoir vu son bénéfice net chuter de moitié au deuxième trimestre. Le groupe emploie 50.700 personnes dans le monde.

Au deuxième trimestre, le bénéfice net de la banque est ressorti à 768 millions de francs suisses (667 millions d’euros), en baisse de 52%, après un résultat positif de 1,6 milliard de francs suisses un an plus tôt, a précisé l’établissement.

La raison avancée par le journal pour justifier la nouvelle vague de licenciements, est le changement de réglementatilion en matière de fonds propres ainsi qu’une limitation des risques dans le secteur de la banque d’investissement.

Du fait de ces nouvelles normes, une partie du business de ce secteur n’est plus rentable. Selon le journal, la banque pourrait supprimer une partie de ses 12 filiales en Allemagne. En revanche, elle devrait accroître sa présence en Asie et au Brésil. Enfin, la banque s’attend à un recul de l’activité dans sa division gestion de fortune, suite à la conclusion d’accords fiscaux avec des pays partenaires européens.

L’architecture de la zone euro reste floue, pour le chef de la Bundesbank

Le président de la Bundesbank Jend Weidmann a déploré dans une tribune publiée lundi que « l’architecture future de l’union monétaire (européenne) reste floue » après les décisions prises par les dirigeants de la zone euro la semaine dernière.

Les décisions prises à Bruxelles, présentées comme une avancée majeure dans une résolution de la crise de la dette qui secoue la zone euro, « vont de plus en plus mutualiser les risques, alors que la politique budgétaire reste nationale, en dépit d’institutions nouvellement créées et de mécanismes de contrôle », selon M. Weidmann, pour qui « cette contradiction interne » est au coeur des difficultés que traverse l’Europe.

Le président de la banque centrale allemande a également critiqué l’effacement de la moitié de la dette grecque aux mains d’investisseurs privés, décidé à Bruxelles. Les problèmes du pays « ne sont pas résolus ainsi ».

« Il serait dévastateur qu’on ait l’impression que pour résoudre les problèmes financiers d’un Etat, on ne mise pas sur les efforts de celui-ci mais sur les aides d’autres pays ou sur une décote » de sa dette, poursuit-il dans cette prise de position publiée par le quotidien économique Handelsblatt.

Il a plaidé pour des « réformes structurelles convaincantes » dans tous les pays en difficulté. « Cette volonté a certes été à nouveau exprimée, mais elle doit maintenant être mise en oeuvre », a-t-il enjoint.

Accord sur la dette de la Grèce: 90% des banques devraient coopérer (Dallara)

Plus de 90% des grandes banques devraient accepter de perdre une partie leurs créances à l’égard de la Grèce, comme convenu avec les dirigeants de l’Union européenne, a affirmé dimanche Charles Dallara, le directeur général de l’Institut de la finance internationale (IIF).

« Je suis très confiant que plus de 90% des banques participeront » au programme convenu entre les dirigeants de la zone euro et les banques, qui prévoit une réduction de 50% de la dette nationale grecque détenue par les investisseurs privés, a déclaré M. Dallara au journal allemand Welt am Sonntag.

« Je ne peux pas parler au nom des autres créanciers des secteurs de l’assurance et des hedge funds. Là, davantage de travail de persuasion reste certainement à faire », a-t-il ajouté. M. Dallara était le représentant des banques lors des négociations qui ont abouti dans la nuit du 26 au 27 octobre à l’accord sur la dette grecque, face au président français Nicolas Sarkozy, à la chancelière allemande Angela Merkel, à la directrice générale du FMI Christine Lagarde et au chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker.

UBS: décision d’ici le 15 décembre pour la nomination du patron (presse)

Le directeur général par intérim de la banque suisse UBS, Sergio Ermotti, veut une décision d’ici le 15 décembre concernant la confirmation de son poste au sein de l’établissement, sinon il pourrait partir, selon la presse dominicale helvétique.

Sergio Ermotti avait été désigné le 24 septembre directeur général par intérim de la première banque suisse, après le départ surprise d’Oswald Grübel consécutif à la fraude massive d’un trader de l’établissement. M. Ermotti « souhaite une décision d’ici le 15 décembre », a indiqué une source haut placée dans UBS, citée par le journal Der Sonntag.

« Si nous ne pouvons pas lui proposer le poste (de directeur général) d’ici là de manière définitive, il risque de partir », a précisé cette source sous couvert d’anonymat. Car si le conseil d’administration de l’établissement zurichois ne prenait pas de décision d’ici le 15 décembre, cela signifierait que la banque choisirait un candidat extérieur à UBS, a-t-elle poursuivi.

La banque zurichoise, qui a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net en baisse de 39% à 1 milliard de francs suisses (816,6 millions d’euros) en raison de la fraude, organise le 17 novembre une journée des investisseurs. Cet événement, très attendu, devrait être l’occasion pour la banque de divulguer sa nouvelle stratégie.

Chine: nouveaux patrons pour les principales agences de régulation financière

Les autorités chinoises ont nommé de nouveaux dirigeants pour les trois principales agences de régulation financière du pays, dans le cadre d’un remaniement périodique décidé par le Parti communiste au pouvoir, ont rapporté dimanche les médias officiels.

Ces trois nominations surviennent alors que la Chine fait face à un ralentissement de sa croissance et à une inflation qui reste élevée, forçant le gouvernement a resserrer fortement le crédit. Shang Fulin a été désigné à la tête de la China Banking Regulatory Commission, l’organisme de supervision du secteur bancaire. Il dirigeait auparavant le gendarme boursier chinois, la China Securities Regulatory Commission, a rapporté samedi soir l’agence Xinhua.

L’ancien patron de la China Construction Bank, une des quatre plus grandes banques publiques du pays, Guo Shuqing, rempalacera M. Shang à la tête de la China Securities Regulatory Commission. M. Guo est également l’ancien chef de l’Administration d’Etat pour le marché des changes, qui participe à la gestion des énormes réserves en devises de la Chine (3.200 milliards de dollars). Xiang Junbo, ancien président de l’Agricultural Bank of China, une autre grande banque publique, a pour sa part été nommé à la tête de l’agence qui surveille le secteur des assurances, la China Insurance Regulatory Commission.

Autriche: « révision à la baisse » de la croissance pour 2012 (Nowotny)

La prévision de croissance de l’économie autrichienne pour 2012 va être « nettement révisée à la baisse », affectée par la crise financière de la zone euro, une croissance mondiale qui s’essouffle et une consommation privée faible, a indiqué dimanche le président de la Banque centrale autrichienne (OeNB), Ewald Nowotny.

Dans une interview à l’édition dominicale du quotidien Österreich, Ewald Nowotny, également un des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a souligné « qu’en 2012 il y aura une croissance nettement plus faible ». La prochaine prévision de croissance de l’OeNB sera publiée début décembre, alors que la Banque centrale tablait jusqu’à présent sur une croissance de 2,3% en 2012.

Pour 2011, Ewald Nowotny, malgré une chute prévisible de la croissance aux 3e et 4e trimestres, envisage toujours une progression de 2,9/3,0%, grâce à un bon premier semestre, alors qu’elle avait été de 2,3% en 2010.

Les deux instituts économiques de référence, Wifo et IHS, avaient abaissé en septembre leurs prévisions de croissance pour 2012 à respectivement 0,8% et 1,3%, leurs plus faibles pronostics des huit dernières années. En matière d’inflation en 2012, Ewald Nowotny est optimiste et pronostique un recul sous la barre des 2% au deuxième semestre de l’année, ce qui correspondra à l’objectif de stabilité de la BCE.

La dette allemande allégée de 56 milliards après correction d’une erreur comptable

La dette de l’Allemagne se retrouve allégée de 56 milliards d’euros après la correction d’une erreur sur le bilan de la structure de défaisance externe – « bad bank » – de Hypo Real Estate (HRE), selon le ministère allemand des Finances, qui a confirmé samedi des informations du magazine en ligne Stern.de.

Selon le ministère allemand des Finances, cité par la Süddeutsche Zeitung, l’allègement de la dette allemande fait suite à la correction d’une erreur de « double écriture débitrice » publiée dans le bilan corrigé de la banque.

D’après un porte-parole des sociaux-démocrates (SPD, opposition) au Parlement, Thomas Oppermann, la banque HRE, nationalisée, est directement placée sous la tutelle du ministre des Finances Wolfgang Schäuble, chargé d’en assurer la surveillance. Le député appelle M. Schäuble à expliquer sans délai « pourquoi il s’est trompé de 55,5 milliards d’euros ».

« Il ne s’agit pas d’une somme qu’une ménagère cache dans une boîte à biscuits et oublie », a ironisé M. Oppermann, pour qui le ministère a « perdu la vue » avec la multiplication des plans de sauvetage de la zone euro.

La « bad bank » de HRE a annoncé une perte nette de 690 millions d’euros au premier semestre à cause de dépréciations sur ses titres grecs, et les capitaux initiaux de l’Etat fédéral allemand sont pratiquement épuisés. Délestée de ses actifs à risque, la banque Hypo Real Estate a été entièrement nationalisée en 2009.

Zapatero espère que l’accord de la zone euro et le G20 vont ramener la confiance des marchés

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero a souhaité samedi à Asunción que l’accord obtenu cette semaine à Bruxelles sur la crise de la dette et le prochain G20 puisse restaurer la confiance des marchés.

« Espérons que ces accords, couplés au sommet du G20 la semaine prochaine à Cannes, restaurent la confiance qui reste finalement la clé pour que l’économie ne se détériore pas, après deux mois d’alarmes et de clignotants au rouge », a-t-il déclaré devant la 21è Conférence ibero-américaine a Asunción.

Pour le chef du gouvernement espagnol, la crise en Europe « la plus sérieuse qu’il a fallu affronter depuis le Seconde guerre mondiale », puise ses origines dans la crise financière qui avait débuté en 2008 aux Etats-Unis.

Le président équatorien, Rafael Correa, a par ailleurs fait sensation samedi en quittant la salle de conférence durant l’intervention de la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Amérique latine, Pamela Cox. Il entendait ainsi protester contre un « chantage » qu’aurait, selon lui, exercé « par le passé » la représentante du FMI envers son pays. Un porte-parole du FMI a dénoncé une « attaque personnelle » injustifiée contre Mme Cox.

Altarea Cogedim étend sa présence sur Internet : Lancement d’une OPA sur RueduCommerce, un leader du e-commerce en France

Altarea Cogedim annonce que sa filiale Altacom a signé un accord avec Apax Partners et les actionnaires fondateurs Patrick Jacquemin et Gauthier Picquart, aux termes duquel Altacom s’est engagée à acquérir un bloc représentant 24,13% du capital social de RueduCommerce, pour un prix en numéraire de 9 euros par action. Cette transaction est conditionnée à l’autorisation de l’Autorité de la concurrence.

Dans le cadre de cet accord, les fondateurs de RueduCommerce se sont également engagés à apporter en nature chacun 250 000 actions RueduCommerce, sur la base d’une valeur de 9 euros par action, contre 20% du capital de la société Altacom, le reste étant détenu par Altarea Cogedim.

Au résultat des opérations d’acquisition et d’apport en nature, Altacom détiendra 28,64% du capital social de RueduCommerce.
Les fondateurs de RueduCommerce adhèrent ainsi pleinement au projet d’Altarea Cogedim visant à bâtir un modèle multicanal, intégrant à la fois des investissements sur des projets de centres commerciaux physiques et le développement d’un site marchand avec RueduCommerce.

Altacom a déposé auprès de l’AMF un projet d’offre publique d’achat portant sur le solde des actions RueduCommerce.
L’offre, soumise à examen, offrirait, sur la base d’un prix de 9 euros par action, une prime d’environ 54% sur la moyenne pondérée du cours de bourse de RueduCommerce sur les trois derniers mois.

RueduCommerce, un leader de l’e-commerce en France
Créé en 1999, RueduCommerce est l’un des leaders du e-commerce en France avec un volume d’affaires de 380 millions d’euros en 2010-2011 (exercice clos au 31 mars 2011) et une fréquentation comprise entre 6 et 8 millions de visiteurs uniques par mois. Originellement distributeur de produits High-Tech, la société a élargi en 2007 son offre à un large choix de produits à travers une place de marché en ligne, « la Galerie » qui permet à des marchands partenaires de vendre leurs produits à travers la plateforme RueduCommerce en contrepartie d’une commission ayant représenté en moyenne 7,4% du chiffre d’affaires en 2010-2011.

Aujourd’hui, RueduCommerce propose près de 2 millions de références dans les domaines du High-Tech, de l’Electroménager, de la Beauté, de la Mode, de la Maison, des Jeux, du Sport et Loisirs et des Produits Culturels avec une très forte croissance des ventes réalisées à travers la Galerie qui a généré un chiffre d’affaires de 73.millions d’euros en 2010-2011, en hausse de +63% par rapport à l’exercice précédent.

Cotée en Bourse sur Nyse Euronext sur le Compartiment C à Paris, RueduCommerce est une société indépendante dirigée par un de ses fondateurs, Gauthier Picquart. Doté d’un management expérimenté et d’une équipe au savoir-faire solide, RueduCommerce figure parmi les principaux sites Internet marchands en France.

Altarea Cogedim prend position dans le e-commerce
Alors que la pratique du shopping en magasin demeure fondamentale et irremplaçable pour les consommateurs, ceux-ci complètent désormais leur démarche d’achat avec Internet et les nouveaux outils de communication de mobilité et d’échange. Dans ce contexte, le marché du e-commerce devrait continuer à connaître une forte croissance dans les prochaines années, représentant dès lors une part significative du commerce dans son ensemble.

« C’est aujourd’hui le bon moment pour investir dans le e-commerce. A travers le projet commun avec RueduCommerce, Altarea Cogedim entame une étape logique de son développement et prend une place significative dans le e-commerce en contrepartie d’un investissement limité en rapport avec la taille de son patrimoine », a déclaré Alain Taravella, Président Fondateur d’Altarea Cogedim.

Le marché du e-commerce offre une prime aux plateformes les plus visibles et à l’audience la plus solide.
« RueduCommerce est un site leader en termes d’audience et de fréquentation et présente à ce titre tous les atouts pour s’imposer sur la durée comme une marque incontournable du e-commerce », a indiqué Gauthier Picquart, Président Directeur général de RueduCommerce.
Un projet de croissance

Altarea Cogedim va développer un modèle multicanal conçu comme un accélérateur de croissance pour le groupe. Aujourd’hui, Altarea Cogedim est fort d’un pipeline de développement dans les centres commerciaux de 856 milions d’euros. Le groupe renforcera les investissements de RueduCommerce, notamment pour assurer le développement de la Galerie.

« Altarea Cogedim connaît une croissance et des perspectives solides dans chacune de ses trois activités de commerce, de logement et de bureau. Avec RueduCommerce, notre ambition est d’accélérer la croissance de tous nos formats de commerce qu’ils soient physiques ou en ligne et de répondre au mieux aux attentes des consommateurs. Nous deviendrons ainsi la première foncière multicanal », a conclu Alain Taravella.

Calendrier indicatif de l’opération
Dépôt du projet d’offre auprès de l’AMF 27 octobre 2011
Dépôt de la note en réponse de RueduCommerce 25 novembre 2011
Déclaration de conformité de l’offre par le collège de l’AMF 13 décembre 2011
Ouverture de l’offre 16 décembre 2011
Clôture de l’offre 19 janvier 2012
Règlement-livraison et réouverture de l’offre 7 février 2012
Altarea Cogedim prévoit de maintenir RueduCommerce coté au terme de l’opération.
Le projet de note d’information est disponible sur les sites Internet d’Altarea Cogedim (www.altareacogedim.com) et de l’AMF (www.amf-france.org) et peut être obtenu sans frais auprès de :
Altarea Cogedim 8 avenue Delcassé 75008 Paris.
Réunion d’information
Une réunion d’information se tiendra le vendredi 28 octobre à 8h45
Hôtel Hyatt : 5 rue de la Paix – 75002 Paris
Café d’accueil à partir de 8h30

Selon communiqué

Avec la crise, La Défense s’interroge sur l’avenir des tours Phare et Hermitage par Christian CHARCOSSEY

En raison de la crise financière et de recours juridiques, le quartier d’affaires de La Défense, le plus important en Europe, s’interroge sur son avenir, et notamment sur celui de ses deux plus importants projets, les tours Phare et Hermitage, pour le moment pas remis en cause.

Les doutes sur la possibilité de voir un jour ces deux tours s’élever dans le ciel du nord-ouest de Paris viennent d’être ravivés par différentes péripéties qui risquent de retarder ou compromettre leur édification. « On maintient la construction de Phare malgré la crise car on joue le contre-cycle », affirme à l’AFP Aline Sylla-Walbaum, directeur général délégué développement d’Unibail-Rodamco, la principale société foncière européenne.

La tour Phare, qui doit devenir entre la Grande Arche et le CNIT, avec 300 mètres et 69 niveaux de bureaux, la plus haute de France, ne devrait toutefois voir le jour qu’au premier semestre 2017 au lieu du courant de l’année 2016 comme prévu jusqu’à présent, « sa livraison étant retardée », reconnaît Unibail-Rodamco. En effet, aux différents recours déposés devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) notamment par l’opposition de gauche de la ville de Courbevoie (Hauts-de-Seine), est venue s’ajouter un différent avec le maire UMP de cette commune au sujet d’une passerelle.

Celle-ci permet chaque jour à 30.000 personnes de relier l’Esplanade de la Défense au quartier de l’Arche en surplombant le boulevard circulaire. Querelle pour une passerelle « Nous voulons avant la démolition de cette passerelle pour les travaux, l’édification d’une autre passerelle provisoire de plein-pied qui permet à toutes les personnes, âgées et handicapées, de l’emprunter », a indiqué à l’AFP une porte-parole de Courbevoie.

Unibail-Rodamco qui avait envisagé, pour permettre un chemin plus court, une solution comprenant des ascenseurs, des escalators et des escaliers, affirme désormais travailler sur d’autres solutions pour une passerelle de plein-pied. La foncière poursuit par ailleurs les travaux de la tour Majunga (195 m de hauteur, 69.500 m2), qui doit être achevée en décembre 2013. Ainsi que le projet de lensemble immobilier Trinity qui comprend une tour de bureaux de 41.000 m2 et un immeuble de 8.000 m2.

Les travaux de deux autres tours ont déjà démarré: Carpe Diem (166 m, 47.000 m2) des assureurs Aviva et Predica (Crédit Agricole) et D2 (180 mètres, 54.000 m2) de Sogecap, la compagnie d’assurance-vie de la Société Générale. Le groupe franco-britannique Générale Continentale et l’américain Carlyle espèrent pour leur part avoir bientôt purgé tous les recours juridiques pour démarrer Ava (64.000 m2, 34 étages) et R2 (75.000 m2, 42 étages).

Pour le moment seuls les projets de la tour Signal de l’architecte Jean Nouvel et celle de l’assureur italien Generali (92.000 m2) sont définitivement annulés faute de financement. Reste le cas des deux tours jumelles (320 mètres) du promoteur Hermitage. Ces dernières seraient le premier exemple en France d’un complexe associant logements, bureaux, hôtel et commerces sur le modèle nord-américain. Le lancement des travaux reste programmé fin 2011, malgré le succès d’un référé de copropriétaires riverains. C’est en tous les cas ce que vient de confirmer son promoteur d’origine russe Emin Iskenderov qui n’a toujours pas annoncé le nom des banques qui doivent financer son projet de 2 milliards d’euros.

Le fonds souverain norvégien écorné par la chute des Bourses

Le fonds de pension public norvégien, un des plus gros fonds souverains au monde, a affiché un rendement négatif de 8,8% au troisième trimestre en raison de la chute des marchés boursiers, a annoncé vendredi la Banque de Norvège chargée de sa gestion.

« C’est la deuxième plus mauvaise performance trimestrielle de l’histoire du fonds » que l’Etat norvégien a commencé à abonder en 1996, a déclaré Yngve Slyngstad, directeur général de la Direction des investissements de la Banque de Norvège (NBIM), lors d’une conférence de presse. Investi en actions et obligations internationales mais aussi, dans une moindre mesure, dans l’immobilier, le fonds alimenté par les recettes pétrolières du pays scandinave pesait 3.055 milliards de couronnes (398 milliards d’euros) à la fin du trimestre.

Cela représente un recul de 56 milliards de couronnes sur trois mois. Dans le détail, le fonds a enregistré un rendement négatif de 284 milliards de couronnes sur ses investissements, une perte non-réalisée et partiellement compensée par des effets de change favorables –mais purement comptables– de 150 milliards et par le versement de 78 milliards de nouvelles recettes pétrolières.

Les investissements financiers affichent des résultats contrastés: les investissements en actions –qui représente 55,6% de la valeur du fonds– ont essuyé un rendement négatif de 16,9%, tandis que le rendement des obligations (44,1% du fonds) était positif de 3,7%. Le trimestre écoulé a aussi été marqué par l’achat par le fonds de son deuxième gros actif immobilier.

Après la reprise de 25% du portefeuille d’actifs détenus par le Crown Estate (Domaine de la Couronne) dans la célèbre Regent Street de Londres, le fonds a annoncé en juillet le rachat d’une part de 50% dans sept grandes propriétés immobilières à Paris et en proche banlieue pour 702,5 millions d’euros. Premier investisseur sur les Bourses européennes, où il détient plus de 2% de l’ensemble des actions, le fonds norvégien est le deuxième fonds souverain au monde derrière celui d’Abou Dhabi, selon l’organisation Sovereign Wealth Fund Institute.

Grèce: la contribution des banques « sera très élevée » (Dallara, IIF)

La contribution des banques du continent européen à l’allègement de la dette de la Grèce sera « très élevée », a affirmé samedi Charles Dallara, le directeur général de l’Institut de la finance internationale (IIF), qualifiant d’ »historique » l’accord conclu cette semaine par les dirigeants européens.

« Je pense qu’il est trop tôt pour énoncer (le pourcentage exact) et nous n’avons pas déterminé exactement tous les termes et les conditions de l’échange. Quoi qu’il en soit, je suis certain que la contribution sera très élevée, » a déclaré M. Dallara dans un entretien au journal grec Ethnos.

Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens ont bouclé jeudi à l’aube un accord avec les créanciers privés de la Grèce pour effacer une partie de son ardoise, et se sont entendus sur la recapitalisation des banques du continent et le renforcement du Fonds de soutien européen (FESF).

La facture comprend deux volets: 100 milliards de dette grecque effacée par les créanciers privés, en première ligne des banques, et 106 milliards de fonds propres à trouver d’ici fin juin 2012 pour les établissements de crédit.

Rendu public dans ses grandes lignes jeudi, l’accord doit encore faire l’objet de nombreuses précisions. « C’est un accord historique et très encourageant. J’y vois une chance historique pour la Grèce », dont la dette publique s’élève à 350 milliards d’euros, a affirmé M. Dallara au quotidien.

Le fonds australien BYAF revient à la charge contre Goldman Sachs

Le fonds d’investissement australien failli Basis Yield Alpha Fund (BYAF) a porté plainte une nouvelle fois contre la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, lui réclamant plus d’un milliard de dollars pour lui avoir vendu des produits financiers à risque.

Le fonds BYAF, qui avait été débouté en juin devant la justice fédérale américaine, a cette fois porté plainte jeudi devant la justice de l’Etat de New York. Dans sa plainte, consultée en ligne vendredi, il affirme que Goldman Sachs lui avait fait des déclarations « fausses et trompeuses » en lui vendant des produits intitulés Point Pleasant et Timberwolf en 2007: « En conséquence BYAF a perdu plus de 67 millions de dollars, plus des dommages substantiels ».

Le plaignant réclame en justice à la fois ces fonds perdus, et en plus un milliard de dollars de « dédommagements punitifs ». En juillet une juge fédérale avait refusé de se saisir de la plainte, invoquant une récente décision de la Cour suprême américaine qui a estimé que les lois américaines sur les produits financiers ne s’appliquaient pas aux transactions effectués à l’étranger.

Banque: à Montpellier, un projet pilote pour les sourds et malentendants

Une agence locale de la Caisse d’Epargne du Languedoc-Roussillon, située à Montpellier, teste un projet pilote visant à favoriser l’accès des personnes sourdes et malentendantes aux services bancaires, qui pourrait en cas de succès, être étendu au plan national.

« Je suis le seul conseiller financier en France à pratiquer la langue des signes avec ses clients », explique Olivier Baron, l’instigateur de ce projet lancé il y a cinq mois. Dans son agence implantée au sein du parc d’activités Euromédecine, au nord de Montpellier, le service aux personnes sourdes et malentendantes est continu, du mardi au samedi.

Une seconde personne pratiquant la langue des signes accueille les clients et peut au besoin assurer la traduction auprès d’autres conseillers bancaires. La prise de rendez-vous peut se faire par courriel ou SMS. Un système de « boucle magnétique » a également été mis en place.

Il renvoie une fréquence particulière sur les appareils auditifs des malentendants pour faciliter la communication. « C’est une révolution pour ces personnes », affirme M. Baron. Enfant de parents sourds, il a depuis toujours une conscience aiguë des problèmes de communication des personnes non-entendantes dans grand nombre de services, notamment bancaires.

Il a lancé ce projet après accord de sa direction régionale et s’occupe depuis de 350 clients sourds et malentendants, qui viennent de Montpellier mais aussi parfois de beaucoup plus loin, comme Marseille ou Avignon. « Cela montre qu’il y a un vrai besoin », estime-t-il. « Beaucoup de ces personnes n’osent pas poser de questions à leur conseiller de peur de ne pas comprendre ou de ne pas être comprises », regrette le conseiller financier.

« Normalement, la plupart des clients sourds se font accompagner par un tiers -interprète ou membre de la famille- lors d’un rendez-vous avec un conseiller », ce qui ne permet pas d’assurer la confidentialité.

Dans son agence, « ils deviennent beaucoup plus autonomes et donnent plus facilement leur confiance », et le client ressort « satisfait ». Certains ont d’ailleurs quitté leur banque pour la Caisse d’Epargne afin de profiter de ce service, qui s’est fait connaître en grande partie grâce aux associations de sourds et malentendants.

Mais « c’est avant tout un projet humain », destiné à favoriser l’accessibilité de ce public, estimé à 4 millions de personnes en France, insiste Olivier Baron. D’ici un an, la banque fera le bilan de ce programme et pourrait décider de l’étendre.

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