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Afrique du Sud: Crédit Agricole va fermer sa filiale, en lien avec plan stratégique

La banque française Crédit Agricole va fermer sa filiale en Afrique du Sud, uniquement dédiée à la banque de financement et d’investissement, décision prise dans le cadre de son plan stratégique, a indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier.

Interrogé par l’AFP, Crédit Agricole CIB, filiale de banque de financement et d’investissement de Crédit Agricole, s’est refusé à tout commentaire. Le plan stratégique « Engagement 2014″, présenté en mars par Crédit Agricole, prévoyait notamment une réallocation des moyens « vers les métiers et les zones géographiques coeur » et des « désengagements ciblés ».

La fermeture de la succursale avait été annoncée cet été en interne et n’est pas liée à la conjoncture actuelle, a précisé la source proche du dossier. La filiale sud-africaine compte 50 employés. Elle va mettre fin progressivement à ses activités sur plusieurs mois, a-t-in appris de même source. Cette décision ne signifie pas que Crédit Agricole CIB n’opèrera plus en Afrique du Sud, mais elle n’aura plus d’équipe locale, a expliqué la source.

Moody’s va abaisser la note de la dette junior de nombreuses banques européennes

L’agence d’évaluation Moody’s Investors Service a prévenu mardi qu’elle allait abaisser la note de la dette subordonnée de nombreuses banques européennes, pour réfléter le fait que les gouvernements de la région sont moins susceptibles qu’autrefois de voler à leur rescousse.

Moody’s a placé sous revue pour un possible abaissement la note accordée à la dette subordonnée ou « junior » de 87 banques, implantées dans 15 pays européens, selon un communiqué publié par l’agence. En cas de faillite, cette dette est la dernière à être remboursée.

En acheter est donc par définition un placement plus risqué qu’un achat de dette « senior », dont le remboursement est prioritaire. Selon les types de dette concernées, Moody’s pourrait abaisser ses notes de un à deux crans, selon son communiqué. Sept banques banques françaises sont visées par la décision de l’agence.

Les banques espagnoles sont les plus directement touchées (21 établissements), avec celles d’Italie (17), d’Autriche (9) et de Norvège (5).

Banques/recapitalisation: nouvelle estimation présentée mercredi à l’UE

Une nouvelle estimation des besoins en recapitalisation des banques européennes sera présentée mercredi aux ministres des Finances de l’UE réunis à Bruxelles, a indiqué mardi l’Autorité bancaire européenne (EBA), chargée de ce chiffrage.

Ces besoins avaient été estimés à 106 milliards d’euros fin octobre par l’EBA, mais celle-ci avait alors précisé qu’elle allait réviser ce chiffre en fonction des dernières données disponibles sur l’exposition des banques aux dettes souveraines des pays de la zone euro.

L’estimation d’octobre était inférieure à celle de la plupart des analystes, et le Fonds monétaire international avait chiffré pour sa part le besoin en capitaux des banques européennes à quelque 200 milliards d’euros. Une estimation actualisée « sera présentée à la prochaine réunion de l’Ecofin pour des discussions supplémentaires et une approbation finale », a expliqué mardi une porte-parole de l’EBA. Selon elle, l’Autorité bancaire pourra ensuite finaliser ses résultats et « approuver une date de publication ».

Le nouveau chiffrage devrait ainsi être connu début décembre. L’EBA avait indiqué dans un premier temps que cette publication aurait lieu avant la fin du mois de novembre. A l’issue d’un sommet en octobre, les dirigeants de l’Union européenne s’étaient mis d’accord, sur proposition de l’EBA, pour réclamer aux banques un renforcement de leurs fonds propres les plus sûrs (« core Tier 1″), qui devront atteindre un ratio de 9% d’ici fin juin 2012.

Les banques « devront faire appel en priorité à des sources de capital privées, y compris par des restructurations et la conversion de dette en capital », précisait l’accord.

La place financière suisse va perdre 47 milliards CHF de fonds sous gestion (étude)

La place financière suisse va perdre 47 milliards de francs suisses (39 milliards d’euros) de fonds sous gestion, à la suite des accords fiscaux conclus avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne, selon une étude publiée mardi par le cabinet conseil international suisse Booz & Co.

Selon cette étude, en raison de ce retrait de capitaux, les revenus des banques suisses vont diminuer de 1,1 milliard CHF (916 millions euros). Ces sorties de capitaux prévues représentent 2,3% des actifs non-suisses gérés à fin 2010 sur la place financière suisse, qui s’élevaient à 2.050 milliards CHF (1.700 milliards euros).

Le nouveau régime fiscal issu de ces accords, qui doivent encore être ratifiés par les parlements concernés, aura également pour effet d’accroître la pression sur les marges, selon l’agence ATS. En outre, les banques suisses devront supporter les coûts de mise en oeuvre de ces accords, soit plusieurs dizaines de millions de francs suisses par banque.

Le mouvement de consolidation du secteur de la gestion de fortune va s’accélérer en Suisse, note le cabinet, car les banques et gestionnaires de fortune devront à court terme réduire leurs coûts.

Société Générale va céder 600 millions d’euros de prêts immobiliers

Le groupe bancaire français Société Générale s’apprête à vendre pour 600 millions d’euros de prêts immobiliers dans le but de réduire son exposition à ce secteur volatile, a rapporté mardi le Financial Times. Interrogée par l’AFP, Société Générale n’a pas souhaité commenter cette information.

Selon le journal britannique, le groupe attendait des offres ce mardi de la part de fonds d’investissement sur des crédits immobiliers, d’un montant de 500 millions d’euros, accordés à des magasins et des entreprises en France et en Allemagne.

La banque prévoit une perte de 50% par rapport à la valeur d’origine de ces actifs, qui datent d’avant le ralentissement du marché immobilier en 2007, poursuit le quotidien économique. SocGen chercherait également à se défaire d’un portefeuille de prêts dans l’immobilier commercial aux Etats-Unis évalué à plus de 100 millions d’euros, affirme le FT.

Société Générale avait annoncé en septembre une accélération de la cession de certains actifs dans le cadre d’un plan de réduction de son bilan et avait notamment cité le secteur immobilier.

Plainte contre BNP de clients ayant contracté un prêt immobilier en francs suisses

Plusieurs personnes ayant contracté un emprunt immobilier en francs suisses en France à la fin des années 2000 ont porté plainte vendredi contre BNP Paribas pour « pratique commerciale déloyale et trompeuse », estimant avoir été mal informés sur les risques pris, a-t-on appris auprès de leur avocat.

Entre mars 2008 et fin 2010, ces personnes ont contracté auprès d’UCB, filiale de crédit immobilier de BNP Paribas désormais intégrée dans le groupe, un prêt en francs suisses remboursable en euros, a expliqué Me Charles Constantin-Vallet à l’AFP, confirmant une information de RTL.

Face à la montée du franc suisse, le coût de ce prêt à taux variable s’est envolé, ajoute t-il. Or « le caractère variable du capital du prêt et du taux d’interêt n’a jamais été exposé clairement au client », selon l’avocat. Les emprunteurs lorsqu’ils ont conclu ces contrats « étaient persuadés d’avoir choisi une opération sans risque, de bon père de famille », ajoute-t-il. Aussi huit plaintes ont-elles été déposées vendredi au parquet de Paris pour « pratique commerciale déloyale et trompeuse ».

« Soit BNP Paribas a commercialisé ce produit en toute connaissance de cause sans informer correctement ses clients et il s’agit d’une pratique commerciale trompeuse, soit il s’agit d’incompétence et c’est grave car le client n’a alors pas été informé complètement », estime l’avocat.

« L’objectif pour mes clients est d’obtenir une indemnisation ou de renégocier le prêt à un taux fixe en euros sur la base du capital de départ et en tenant compte du montant déjà remboursé », explique M. Constantin-Vallet. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de BNP Paribas Personal Finance, filiale qui englobe désormais UCB, a assuré que les prêts incriminés, 4.000 environ, n’avaient pas été souscrits dans les agences mais auprès d’intermédiaires en opérations de banque (IOB), disposant d’un mandat d’une des structures du groupe.

La commercialisation a été stoppée dès décembre 2009. Il a également insisté sur le fait que l’établissement avait proposé à certains clients concernés de convertir en euros leur prêt en francs suisses. « Dans les conditions actuelles, aucun emprunteur (en francs suisses) ne verra ses mensualités augmenter », a-t-il expliqué. En revanche, la durée de l’emprunt peut être allongée.

Morningstar | Nominés 2011 | Tremplin Asset Management

Morningstar, Inc. (NASDAQ: MORN), l’un des premiers fournisseurs d’analyse financière indépendante, a annoncé aujourd’hui les nominés des Tremplins Asset Management. Ce Prix met en avant la capacité d’innovation et de création de l’industrie de la gestion d’actifs en France en récompensant les nouvelles sociétés de gestion françaises les plus dynamiques.

LES NOMINÉS PAR CATÉGORIE TREMPLINS (par ordre alphabétique) 2011 sont :

Tremplin 2011 Actions / Equities Award

- Gestion 21

- Mandarine Gestion

- TOBAM

Tremplin 2011 Taux / Bonds Award

- Acropole Asset Management

- Hugau Gestion

- Tikehau Investment Management

Tremplin 2011 Diversifié / Balanced Portfolio Award

- Convictions Asset Management

- Hixance Asset Management

- Mandarine Gestion

Tremplin 2011 Gestion Alternative / Alternative Investments

- Laffitte Capital Management

- Lutetia Capital

- Seven Capital Management

Tremplin 2011 Immobilier / Real Estate Award

- Perial Asset Management

- Sofidy

- Uffi REAM

Tremplin 2011 Non coté / Private Equity Award

- Generis Capital Partners

- Inocap

- Vatel Capital

Tremplin 2011 Spécial Toutes stratégies / All Strategies Award

- Amplégest

- Mandarine Gestion

- Seven Capital Management

Tremplin 2011 Spécial Création de l’année / New Manager Award

- Amalthée Gestion

- Fairview Asset Management

- Talence Gestion

Méthodologie des Tremplins Asset Management

- Ont concouru aux Tremplins 2011 les  sociétés de gestion ayant reçu leur agrément AMF sur la période allant de janvier 2006 à décembre 2010.

- Critères d’exclusion : Sont exclues les sociétés de gestion filiales de groupes internationaux, les filiales de banques, de compagnies d’assurance etc…

- 8 catégories récompensées

- Le classement des sociétés de gestion a tenu compte de 4 scores équipondérés :

(1) Encours par classe d’actifs (globaux pour le Tremplin Toutes stratégies)

(2) Performance basée sur les percentiles calendaires de la catégorie (oldest share class)

(3) Score de progression des encours : moyenne des progressions annualisées des encours

(4) TFE (Total de Frais sur Encours) Classement en percentile dans l’univers des fonds concourant aux Tremplins

- La méthodologie est légèrement différente concernant les prix Non coté et Immobilier. Dans ces univers nous avons tenu compte des encours, du nombre de fonds gérés par la société de gestion, du poids de frais, du degré de transparence affiché par les gérants (en prenant en compte, entre autres, la qualité de l’information publiée sur leurs sites internet).

- A l’issue de ces différents screenings, un contrôle qualitatif a été réalisé pour s’assurer qu’il n’existait aucun élément de nature à remettre en question le classement.

La 5ème remise de Prix « Tremplin Asset Management » sera décernée le 14 décembre dans le cadre du « Morningstar Emerging Manager Day » dédié aux nouvelles sociétés de gestion et à l’incubation.

Pour plus d’informations cliquez ici ou

visitez www.MorningstarPro.fr

Société Générale cède ses parts dans Orbeo (marchés du CO2) à Rhodia

Le groupe Société Générale a annoncé vendredi la vente au chimiste Rhodia (groupe Solvay), de sa participation de 50% dans leur filiale commune Orbeo dédiée aux marchés du carbone et détenue à parité par les deux groupes.

Orbeo avait été créé en 2006, dans le contexte de la création des marchés du carbone en 2005 et de lapplication du Protocole de Kyoto en Europe. Basée à Paris, la société est spécialisée dans le développement de solutions de marché pour lutter contre le changement climatique, notamment les échanges de crédits carbone.

« L’offre CO2″ de Société Générale sera réintégrée au sein de la plateforme énergie en Europe, précise le communique du groupe bancaire. Société Générale continuera de donner aux clients laccès au marché du carbone « tout en leur proposant plus globalement des solutions de gestion du risque énergie, coeur de lexpertise des activités de marchés de matières premières de la banque », est-il ajouté.

La finalisation de la transaction, pour laquelle aucun montant n’est précisé, devrait intervenir d’ici un mois selon Société Générale, et est soumise au retrait par les autorités de régulation de l’agrément d’Orbeo en tant qu’ »entreprise d’investissement ».

Rejet accord fiscal avec la Suisse: « un choix qui appartient à la France » (Calmy-Rey)

La présidente de la Suisse, Micheline Calmy-Rey, a commenté laconiquement jeudi la décision de Paris de fermer la porte à un accord fiscal avec Berne, estimant que ce choix « appartient à la France », et a assuré que son pays n’avait pas vocation à être « une place de contournement ».

La France a dit « non » jeudi à la signature d’un traité bilatéral permettant de faire entrer rapidement de l’argent dans les caisses mais qui est dénoncé comme une entorse à la lutte contre les paradis fiscaux et le secret bancaire. « Nous avons parlé (de cette décision) avec le Premier ministre » François Fillon, a déclaré à la presse Mme Calmy-Rey à la sortie d’un entretien d’une heure à Matignon.

« C’est un choix qui appartient à la France. J’ai expliqué un peu la manière dont ça fonctionne. J’ai dit que la Suisse avait une politique de l’argent taxée et qu’il n’était pas question de servir de place de contournement pour des contribuables qui voulaient échapper au fisc de leur pays d’origine », a-t-elle enchaîné.

Dans cette optique, « nous mettons en place maintenant des conventions de double impositions aux normes de l’OCDE avec toute une série de pays », a répété la présidente de la Confédération. Les traités conclus avec Londres et Berlin, dits « Rubik », prévoient que les personnes domiciliées au Royaume-Uni et en Allemagne peuvent régulariser leurs relations bancaires en Suisse, tout en préservant leur anonymat. En contrepartie, l’administration suisse leur prélèvera un impôt et le reversera au fisc du pays d’origine.

Dans un premier temps, le gouvernement français, qui annonçait jeudi de nouvelles mesures contre l’évasion fiscale, n’avait pas exclu de conclure un tel accord de double imposition. « Je le dis clairement: nous ne souhaitons pas nous engager dans le dispositif proposé par l’association des banques suisses, parce que cela nous conduirait à accepter de transiger avec nos principes », a toutefois tranché la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Les propriétaires de la banque Snoras en Lituanie arrêtés à Londres

La police londonienne a indiqué jeudi avoir arrêté deux hommes en vertu d’un mandat d’arrêt européen, une interpellation qui intervient après le lancement par la Lituanie d’un mandat d’arrêt contre les propriétaires de la banque Snoras, placée sous contrôle de l’Etat.

« En réponse à un mandat d’arrêt européen, la police de Londres a arrêté deux hommes âgés de 36 et 53 ans cet après-midi » jeudi, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police. « Nous ne donnons pas plus d’information à ce stade », a-t-il ajouté, sans préciser le nom et la nationalité des personnes interpellées, ni le pays qui a émis le mandat d’arrêt.

Cependant, l’âge des deux hommes correspond à celui du Russe Vladimir Antonov, 36 ans, et du Lituanien Raimondas Baranauskas, 53 ans, visés par un mandat d’arrêt lancé par la Lituanie. Les deux hommes sont les principaux détenteurs des parts de la banque lituanienne Snoras, nationalisée le 16 novembre en raison de difficultés financières.

Ils sont soupçonnés de détournement de fonds et de falsification de documents, et risquent dix ans de prison. Vladimir Antonov avait tenté de racheter cette année le constructeur d’automobiles suédois Saab, mais ses propositions avaient été repoussées par la Banque européenne d’investissement.

Projet de réseau haute tension entre le nord et le sud du Mozambique (2,1 mds USD)

Le Mozambique a annoncé jeudi la construction de lignes haute tension pour acheminer le courant produit par une centrale hydro-électrique du nord vers la capitale Maputo (sud), avec l’aide de bailleurs de fonds étrangers. Le nouveau réseau en projet, baptisé Cesul, devrait coûter 2,1 milliards de dollars (1,58 mds euros), sa construction démarrer en 2014 et durer trois ans.

Une fois achevé, il pourra acheminer une puissance de 3.100 MW sur 3.000 km, ont précisé les promoteurs, dont la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Norvège, l’Agence française de développement (AFD) qui supporteront la plus grande part du projet.

La première phase doit coûter 1,8 milliard de dollars. « Cela mettra fin au cercle vicieux des investisseurs absents faute d’énergie et d’absence d’énergie faute de gros consommateurs », s’est félicité le président du Mozambique, Armando Guebuza, lors d’une conférence de presse à Maputo, en présence de 350 diplomates.

Seulement 18% des 23 millions d’habitants ont l’électricité au Mozambique. Actuellement, la centrale hydroélectrique de Cahora Bassa fournit la région nord et l’Afrique du Sud d’où le courant est redirigé vers le sud du Mozambique, pays longtemps coupé en deux par la guerre civile.

« C’est un projet fondamental pour ce pays », a expliqué à l’AFP le directeur de l’AFD au Mozambique, Dimitri Kanounnikoff. « C’est de l’énergie propre, renouvable, sans gaz à effet de serre ou très peu », a-t-il ajouté. La construction du réseau dépend cependant de la création d’un nouveau barrage sur le Zambèze en aval de Cahora Bassa. « L’un peut pas exister sans l’autre », a souligné M. Kanounnikoff. Le projet de barrage Mphanda Nkuwa est géré séparément et rencontre actuellement des difficultés de financement.

France/évasion fiscale: prescription sera portée de 3 à 10 ans pour tous les pays

Le gouvernement français entend porter de 3 à 10 ans le délai de prescription sur les avoirs non déclarés détenus à l’étranger, quel que soit le pays, paradis fiscal ou non, a annoncé jeudi la ministre du Budget Valérie Pécresse, lors d’une conférence de presse.

Cette mesure avait déjà été prise en 2008 pour les seuls paradis fiscaux mais certaines conventions signées par la France ont permis à des pays de sortir de la liste des paradis fiscaux « sur le papier » sans « garantir (une) coopération effective » avec eux, a-t-elle fait valoir.

Rallonger de sept ans le délai de prescription quel que soit le pays où sont placés les avoirs non déclarés doit « permettre à l’administration fiscale d’avoir toujours le temps pour allié, et non plus pour ennemi », selon Mme Pécresse.

La ministre entend également proposer au Parlement dès cette année, de permettre à la « police fiscale » nouvellement créée, de « conserver la possibilité d’investiguer pendant un délai de trois ans supplémentaires à compter de la signature » d’une convention avec un pays.

Il s’agit de s’assurer que la conclusion de ces conventions n’était pas un moyen « d’échapper à la liste des paradis fiscaux », a-t-elle indiqué. Depuis 2007, selon Valérie Pécresse, la lutte contre la fraude fiscale a permis à l’Etat français de récupérer 50 milliards d’euros de droits et de pénalités.

Banques: engagements sur la mobilité tenus mais améliorations possibles (régulateur)

Les engagements pris en 2009 par les banques françaises pour faciliter la mobilité des clients d’un établissement à un autre sont globalement respectés, mais des améliorations sont possibles en termes d’information et de délais, selon un rapport du régulateur bancaire.

Les banques françaises ont pris en juillet 2009 une série de mesures, effectives début novembre de la même année, pour simplifier le changement d’établissement. Parmi ces décisions, figurait notamment la mise à disposition d’un service d’aide à la mobilité et la gratuité de la clôture de tout compte de dépôt ou de compte sur livret pour transfert vers une autre banque.

« Les engagements apparaissent largement respectés en termes de mise à disposition de linformation et de gratuité de la clôture des comptes », a observé l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), organe de contrôle des banques rattaché à la Banque de France, dans le rapport mis en ligne mercredi sur son site.

Pour autant, le régulateur souligne que seuls 54% des établissements proposent effectivement le service d’aide à la mobilité à l’ouverture du compte. Seules 44% des banques intègrent ainsi à leur documentation des informations sur le mode de fonctionnement, la mise en oeuvre de ce service et les éventuels frais associés, ainsi que sur la médiation en cas de litige.

« Des pistes damélioration semblent souhaitables pour mieux informer le client sur l’existence de ce service, sur les démarches et les frais engendrés par le changement de domiciliation », estime l’ACP. Le régulateur émet également des réserves quant au respect des délais fixés dans le cadre des engagements sur la mobilité.

Enrico Tomaso Cucchiani devrait être nommé à la tête d’Intesa Sanpaolo (officieux)

Enrico Tomaso Cucchiani, président de la filiale italienne de la compagnie d’assurances allemande Allianz, devrait être nommé jeudi à la tête de la deuxième banque italienne, Intesa Sanpaolo, pour remplacer Corrado Passera, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

« La nomination d’Enrico Tomaso Cucchiani devrait être, selon toute probabilité, proposée lors du conseil de surveillance », qui se tient à 11H30 GMT à Turin (nord), a indiqué cette source à l’AFP. Une fois que le conseil de surveillance aura donné son feu vert, il reviendra au conseil de gestion de la banque, convoqué à 14H30 GMT à Turin, de nommer formellement le nouveau patron.

Le président du conseil de surveillance d’Intesa Sanpaolo, Giovanni Bazoli, a donc opté pour une candidature externe. Soutenue par le premier actionnaire de la banque, la Compagnie de San Paolo, l’hypothèse d’une succession interne – avec la nomination de Marco Morelli, directeur général adjoint qui exerce par intérim les fonctions de M. Passera, comme le prévoient les statuts – avait également été envisagée.

Corrado Passera, artisan de la fusion en 2006 entre Banca Intesa et San Paolo IMI qui a donné naissance à Intesa Sanpaolo, deuxième banque d’Italie derrière UniCredit, a été nommé mercredi dernier ministre du Développement économique, des Infrastructures et des Transports, soit super ministre de la croissance, au sein du gouvernement de Mario Monti. Président d’Allianz SpA, la filiale italienne du géant allemand des assurances, Enrico Tomaso Cucchiani est également responsable de la zone Europe, Amérique latine et Afrique et de la division assurance dommages au sein du groupe allemand.

Né le 20 février 1950, diplômé de l’université Bocconi de Milan et de l’université américaine de Stanford, M. Cucchiani a entamé sa carrière au sein du cabinet McKinsey avant de devenir directeur général du groupe de luxe italien Gucci puis d’entrer au sein du groupe Allianz en prenant la tête de Lloyd Adriatico, une des filiales italiennes. A la Bourse de Milan, le titre Intesa Sanpaolo prenait 3,24% à 1,115 euro vers 09H00 GMT, dans un marché en hausse de 0,95%.

Le titre de Banco de Valencia plonge jeudi après sa réintroduction en Bourse

L’action de Banco de Valencia, la petite banque espagnole nationalisée lundi et suspendue depuis, a plongé de 6,76%, à 0,69 euros à l’ouverture des marchés jeudi lors de sa réintroduction sur la Bourse de Madrid, en légère hausse à 09H05 GMT.

La Banque d’Espagne avait annoncé lundi qu’elle prenait le contrôle de Banco de Valencia, en remplaçant ses administrateurs et injectant, via le fonds d’aide public au secteur, le Frob, un milliard d’euros, tout en lui ouvrant une ligne de crédit de deux milliards.

Elle va désormais chercher à la revendre. Banco de Valencia a reconnu mercredi avoir besoin d’au moins 562 millions d’euros pour couvrir son exposition aux actifs immobiliers problématiques. C’est la quatrième intervention publique dans ce secteur toujours fragilisé depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Banco de Valencia est une entité modeste, représentant selon la Banque d’Espagne 0,74% des actifs bancaires du pays. Cette mise sous tutelle ou nationalisation temporaire est la quatrième en Espagne depuis le début de la crise économique et financière. La Bourse de Madrid a ouvert en légère hausse de 0,87%, à 7806,8 points à 09H05 GMT.

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