Les banques françaises devront restaurer la confiance en 2012 (Fitch)
décembre 22, 2011 by AFP
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Les banques françaises devront en 2012 restaurer la confiance des marchés qu’elles ont perdue depuis l’été 2011, a estimé mercredi l’agence d’évaluation financière Fitch, qui assortit le secteur bancaire français d’une perspective stable pour l’an prochain.
« Les banques devront convaincre les participants du marché que leurs positionnements en capital, en financement et en liquidité sont solides », selon Eric Dupont, responsable chez Fitch, cité dans un communiqué. L’exposition des banques françaises aux pays de la zone euro « périphériques », c’est-à-dire jugés plus fragiles, est plus importante que celle observée dans les autres pays d’Europe de l’Ouest, note l’agence.
« En terme de risque souverain, l’exposition à l’Italie est significative et les banques les plus exposées dans l’absolu sont BNP Paribas et Crédit Agricole », relève Fitch, qui s’attend toutefois à une « importante réduction » de l’exposition des banques françaises à la dette souveraine italienne d’ici à fin 2012.
Les banques hexagonales ont d’ailleurs déjà amorcé ce retrait. Fitch explique ne pas s’inquiéter pour la liquidité des banques françaises ni pour l’objectif de ratio de fonds propres de 9% qu’elles doivent atteindre d’ici fin juin 2012. La nationalisation des établissements bancaires français ne fait pas partie de ses scénarios, ajoute l’agence de notation.
Dans le détail, Fitch a attribué à BNP Paribas, Crédit Agricole et CM10-CIC (Crédit Mutuel et CIC) la note A+ des emprunteurs de qualité moyenne supérieure, assortie d’une perspective stable. Les groupes BPCE et Société Générale ont la même note, assortie en revanche d’une perspective négative: si la note de la France (AAA, la meilleure possible, sous perspective négative) était abaissée, la leur le serait également.
La Banque Postale (AA-, perspective négative) le serait si la note de sa maison-mère La Poste (AA, perspective négative) était abaissée.
Affaire Tapie: trois députés PS assignent Tapie pour arbitrage illégitime
décembre 22, 2011 by Eric Vendin
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Trois députés PS ont déposé une assignation devant le Tribunal de Grande instance de Paris contre Bernard Tapie et sa femme, visant l’annulation de la sentence du Tribunal arbitral de 2008, a-t-on appris auprès du député de Meurthe-et-Moselle Christian Eckert, confirmant une information du Point.
Selon l’assignation dont l’AFP a eu copie, la procédure des députés vise à faire reconnaître que la sentence arbitrale rendue en 2008 est « de nullité absolue ». Elle a été prise par un Tribunal arbitral qui n’aurait pas dû être constitué car le conflit intéressait « un établissement public et qu’en application de l’article 2060 du Code Civil, on ne peut » avoir recours à un tribunal arbitral dans ces cas-là, précise le texte. « M. et Mme Tapie sont objectivement fautifs d’avoir participé à une compromission (ndlr: avoir été partie à un tribunal arbitral) interdite par la loi qui justifie la présente procédure », conclut l’assignation.
M. Eckert a indiqué à l’AFP s’être constitué en association avec les députés PS Danièle Hoffman-Rispal (Paris) et Jean Mallot (Allier) pour « déposer cette assignation il y a une dizaine de jours en appui d’une autre assignation déposée par Olivier Faure », secrétaire du groupe PS à l’Assemblée nationale, qui l’a portée en tant que client du Crédit Agricole (qui a repris en 2003 les actifs du Crédit Lyonnais, ndlr). « Toute la critique » de la décision du tribunal arbitral « jusqu’à présent a porté sur des questions de droit administratif et pas de droit civil », a expliqué à l’AFP l’un des avocats des plaignants, Me Jean-Luc Lubrano-Lavadera.
Selon les plaignants en effet, le Consortium de réalisation (CDR) était certes une structure privée en droit, mais « entièrement financée par un établissement public: l’Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR) ». Autre élément de preuve du caractère public du CDR, a expliqué M. Eckert, « c’est de l’argent public qui a servi à indemniser M. Tapie ». L’article 2060 du Code Civil prévoit que sont exclues du champ de l’arbitrage « les contestations intéressant les collectivités publiques et les établissements publics ».
Autre motif, selon les plaignants: le Tribunal arbitral n’aurait pas du être constitué car ce même article 2060 interdit aussi d’avoir recours à un tribunal arbitral « dans toutes les matières qui intéressent l’ordre public », a indiqué l’avocat. Le TGI de Paris fixera ultérieurement la date de l’audience. Le tribunal arbitral (une juridiction privée) avait condamné en 2008 le Consortium de Réalisation (CDR) qui gérait le passif du Crédit Lyonnais, à verser à l’homme d’affaires 285 millions d’euros d’indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (400 millions d’euros avec les intérêts). Cette décision a mis fin au conflit entre Bernard Tapie et l’ancienne banque publique Crédit Lyonnais, au sujet de la vente d’Adidas en 1993. La Cour de justice de la République a ouvert en août une enquête sur le rôle de l’ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde dans cet arbitrage.
Les banques de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux
décembre 22, 2011 by Eric Vendin
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Fort de ses 10 années d’expertise dans le milieu du CRM, Yan Saunier a menée fin 2008 une étude d’opportunité sur le thème de la relation client dans un contexte de forte croissance des médias sociaux. Il fait aujourd’hui le constat de la progression de la présence des Banques sur les réseaux sociaux.
Depuis la crise économique et financière de 2009, la majorité des banques ont revu leur stratégie de communication. Leur objectif ? Se mettre à la place du client et anticiper les situations particulières. Or cela commence par une meilleure écoute des préoccupations du public.
Le métier de la banque de détail est avant tout un métier de relationnel et de médiation. L’urgente nécessité de renouer avec le public, dont la confiance a été éprouvée par la crise, a poussé les banques à mener de grands programmes de communication. Mais leurs clients attendent plus que des mots. Les banques rivalisent donc de projets pour mettre en place une véritable relation d’écoute et de conseil avec leurs clients. Elles ont été parmi les premiers secteurs professionnels à investir les réseaux sociaux.
Un repositionnement plus humain des banques, qui passe notamment par les réseaux sociaux Le progrès et le profit à tout prix ne sont plus porteurs. Les banques placent donc de nouveau l’Homme et son avenir au centre de leur communication de marque. Elles affirment leur implication sociale en
positionnant l’entreprise au service des personnes.
Les banques se sont donc positionnées sur les réseaux sociaux et motivent les échanges entre les membres de leurs communautés. Les réseaux sociaux représentent pour elles un nouveau moyen de se reconnecter avec leurs clients et de rassembler autour de valeurs plus humaines. Par exemple, avec CITIZEN ACT, la Société Générale met au défi les étudiants d’ « Inventer la Banque de demain ». Une page dédiée a été créée sur facebook pour soutenir le projet et susciter l’émulation chez les jeunes. Pour jouer la carte de la proximité, le Crédit Agricole dédie une page facebook par région afin de réunir sa communauté locale autour de thématiques et de projets communs. Ou encore, une initiative jamais vue sur facebook : la banque italienne Intesa Sanpaolo a créé une fan page dédiée au service client, avec horaires d’ouverture !
Une généralisation de la présence des banques sur les medias sociaux
Pour résumer, BNP Paribas (131 000 fans et beaucoup d’interaction avec les fans), Crédit Agricole (35 fan pages et plus de 130 000 fans cumulés et des régions plus présentes comme Nord de France, Anjou ou région Languedoc), Caisse d’épargne, LCL, Crédit Mutuel, et Société Générale, sont les banques les
plus impliquées sur les réseaux sociaux. Sur facebook, elles semblent avoir capitalisées sur des leviers stratégiques pour développer leur audience : les jeunes et les étudiants, l’associatif, le sport, la musique, les jeux concours. L’activité éditoriale y est régulière avec au moins deux publications par semaine.
La marge de progression est encore grande, mais les projets marketing et relation client des banques fleurissent sur les réseaux sociaux. Certaines de leurs initiatives sociales 2.0 commencent à devenir des cas d’école. Finalement, contre toutes attentes, les banques semblent parmi les marques les moins frileuses sur les medias sociaux.
A propos de JeeMeo :
Créée en 2009 par 3 experts du CRM et de l’édition de logiciels, JeeMeo, premier éditeur européen de logiciel de SCRM (Social CRM) en mode Saas accompagne ses clients dans l’exécution de leur stratégie d’intégration des médias sociaux internet dans leur relation client. JeeMeo a déjà obtenu la reconnaissance et le soutien de tout l’écosystème CRM à travers des partenariats stratégiques avec des opérateurs, des intégrateurs, des éditeurs et des agences Media. JeeMeo est soutenu par Scientipôle, Oseo Innovation et a obtenu le label FCPI de Oseo.
Pour plus d’informations sur JeeMeo, consultez : http://www.jeemeo.com/
Zone euro: le risque que plusieurs banques fassent défaut s’est accru (BCE)
décembre 20, 2011 by AFP
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Le risque que deux grandes banques de la zone euro, voire davantage, fassent défaut simultanément s’est nettement accru depuis six mois, à un niveau jamais atteint depuis le début de la crise financière de 2007, selon un rapport de la Banque centrale européenne (BCE).
La probabilité de défaut simultané de deux banques ou plus dans les deux ans à venir, qui était quasi-nulle début 2007, puis a ensuite connu des pics à 15%, tourne désormais autour des 25%, selon les calculs de la BCE. « L’augmentation ces six derniers mois de la probabilité qu’une ou plusieurs grandes banques de la zone euro fassent défaut a été plus rapide et plus forte que dans le passé, cet indicateur de risque systémique atteignant des sommets jamais observés depuis le début de son calcul en 2007″, note la BCE dans son rapport semestriel sur les risques pour la stabilité financière dans la zone euro.
Pour calculer cet indicateur, l’institution de Francfort a pris en compte notamment le cours des actions et des contrats dérivés assurant contre un évènement de crédit (CDS) de ces banques. D’une façon générale, les risques pour la stabilité financière de la zone euro « se sont accrus de façon considérable au second semestre », a déclaré le vice-président de la BCE, Vitor Constancio, lors d’une conférence de presse.
« Le risque le plus important » est selon lui la contagion de la crise de la dette, la fragilité du secteur financier et la faible croissance économique, trois facteurs qui s’alimentent entre eux. Le secteur bancaire doit d’ailleurs éviter de réduire l’offre de crédit (« credit crunch »), ce qui serait catastrophique pour la croissance, ainsi qu’au Royaume-Uni hors zone euro, selon lui.
Les mesures prises par la BCE, qui offre un financement illimité et peu cher aux banques, « éliminent toutes les excuses (qu’elles pourraient invoquer) pour réduire le crédit », a-t-il dit. Par contre, le risque d’un éclatement de la zone euro n’a pas été pris en compte, car un tel évènement est « impensable », a assuré M. Constancio, conformément à la position répétée jusqu’à présent par la BCE.
Fitch envisage de retirer à la Banque européenne d’investissement son « AAA »
décembre 20, 2011 by AFP
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L’agence d’évaluation financière américaine Fitch a annoncé lundi qu’elle envisageait de retirer la note maximale, « AAA », qu’elle attribue à la dette à long terme de la Banque européenne d’investissement (BEI). Fitch a indiqué dans un communiqué qu’elle plaçait cette note sous surveillance, après avoir pris la même décision vendredi pour les notes de six pays de la zone euro, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Slovénie, Chypre et l’Irlande.
La note de la BEI pourrait ainsi être abaissée d’un ou deux crans, à « AA+ » ou « AA », indique l’agence. La BEI est une institution financière internationale soutenue par les 27 membres de l’Union européenne, qui participe principalement à des projets dans les pays de l’UE, mais également dans 150 autres pays du monde.
D’après Fitch, elle ne mériterait plus son « AAA » si la note de l’Espagne (9,7% du capital), actuellement de « AA- », était abaissée. « De plus, l’exposition totale de la BEI à l’Espagne est substantielle, se montant à 160,9% de son capital à la fin 2010 [...] Les prêts à des institutions financières italiennes (64,7% du capital à la fin 2010) pourraient également être une source d’inquiétude si la note de l’Italie était abaissée », a expliqué Fitch. La BEI a annoncé jeudi qu’elle prévoyait d’emprunter sur les marchés 60 milliards d’euros en 2012, contre 75 milliards en 2011.
Fitch a par ailleurs placé sous surveillance la note « AAA » de la Banque de développement du Conseil de l’Europe, qui pourrait souffrir d’une « détérioration de la qualité de ses actifs » vu ses activités en Italie, en Espagne et à Chypre. L’agence a enfin abaissé à « négative », contre « stable » auparavant, la perspective de la note « AAA » de la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm), un fonds principalement financé par la France et le Royaume-Uni.
Dexia Luxembourg cédé pour 730 M EUR à des investisseurs du Qatar
décembre 20, 2011 by AFP
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Dexia Luxembourg, l’une des entités de la banque franco-belge en voie de démantèlement, va être cédé à un groupe d’investisseurs du Qatar (Precision Capital), qui acquièrent 90% du capital tandis que le Grand Duché de Luxembourg prend les 10% restants.
Le prix de la transaction représente 100% des actions de Dexia Banque Internationale à Luxembourg (BIL) détenues par Dexia SA et sélève à 730 millions d’euros, selon un communiqué commun publié mardi. Les parties négocieront la documentation légale finale de la transaction dans les semaines qui viennent.
La transaction reste entre autres soumise à toutes les approbations réglementaires ainsi qu’à l’autorisation de la Commission européenne, ont précisé les groupes. La participation de Dexia Banque Internationale à Luxembourg dans Dexia Asset Management Luxembourg, la filiale de gestion d’actifs, et RBC Dexia Investor Services Limited, la société commune de conservation de titres avec le canadien Royal Bank of Canada (RBC), ne font pas partie du périmètre de cession de cette transaction.
Precision Capital est une entité luxembourgeoise qui représente les intérêts d’un investisseur de l’Etat du Qatar. Parmi ses administrateurs figure notamment le Premier ministre qatari, Cheikh Hamad ben Jassim ben Jaber al Thani. Le rachat de Dexia Luxembourg fait partie de l’opération de démantèlement du groupe, première banque victime de la crise de la dette en Europe. Le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, avait annoncé en octobre qu’un groupe d’investisseurs liés à la famille royale du Qatar souhaitait acquérir cette branche de Dexia.
Dexia: la Commission européenne devrait approuver le plan de restructuration (Almunia)
décembre 20, 2011 by AFP
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La Commission européenne devrait donner mercredi son feu vert aux garanties des Etats belge, français et luxembourgeois à la banque Dexia récemment démantelée, a indiqué mardi le commissaire chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia.
« La décision est en cours de rédaction », a déclaré M. Almunia, interrogé à ce sujet au cours d’une conférence de presse. « Nous avons reçu une notification complète il y a quelques jours » de la part des autorités concernées, a-t-il poursuivi.
« Nous y travaillons très dur et très rapidement » et « j’espère pouvoir annoncer une décision positive demain » mercredi, a-t-il dit. M. Almunia avait indiqué début décembre attendre des précisions de la part des trois gouvernements concernés avant de donner un éventuel feu vert à leurs garanties à Dexia.
Les trois Etats s’étaient entendus, début octobre, pour garantir le financement de Dexia à hauteur de 90 milliards d’euros au total et permettre ainsi à la banque franco-belge de mener à terme son démantèlement. Selon les termes de l’accord trouvé début octobre, la Belgique devra assumer 60,5% de la garantie, soit 54 milliards d’euros, la France 36,5%, soit 33 milliards, et le Luxembourg 3%, soit 3 milliards environ.
En attendant, un accord a été trouvé entre les trois pays sur un mécanisme de garantie temporaire des financements de la banque franco-belge, portant sur un total de 45 milliards d’euros au maximum et arrivant à échéance fin mai 2012. La garantie doit permettre à Dexia d’emprunter sur les marchés sur des durées allant jusqu’à trois ans.
Bruxelles approuve le plan de restructuration de la banque allemande WestLB
décembre 20, 2011 by Eric Vendin
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La Commission européenne a approuvé mardi, au terme d’une longue procédure, le plan de restructuration de la banque allemande WestLB qui prévoit la vente et à la liquidation de ses activités bancaires, et qu’elle juge conforme aux règles européennes en matières d’aides d’Etat.
Après le 30 juin 2012, WestLB ne s’engagera dans aucune activité bancaire nouvelle et sera transformée en une plateforme de services qui comprendra une structure de défaisance, indique la Commission dans un communiqué. Cette solution permet à WestLB d’éviter de mettre la clé sous la porte, option un temps envisagée vu l’état de ses finances.
« Je félicite le gouvernement allemand, les autorités régionales de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et les actionnaires des banques ainsi que les caisses d’épargne d’être parvenus à une solution qui clôture une fois pour toutes ce chapitre dans l’intêrêt du maintien d’une concurrence saine et non faussée entre les banques et dans celui des contribuables eux-mêmes », a déclaré Joaquín Almunia, le commissaire européen en charge de la Concurrence. Le plan de restructuration de WestLB avait été présenté début 2011 par le gouvernement allemand avec l’accord de ses actionnaires, à savoir l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et les caisses d’épargne allemandes.
Mais il avait été retoqué à plusieurs reprises par la Commission européenne, gardienne de la concurrence, qui avait demandé plus de détails. Selon plusieurs sources, Bruxelles aurait posé plusieurs ultimatums à la banque dont un fin juin. Dans ce contexte, le commissaire européen à la Concurrence avait averti du risque d’une « décision négative », qui aurait obligé WestLB à rembourser les aides publiques reçues pour son sauvetage en 2008. Le sauvetage de WestLB, la troisième banque régionale d’Allemagne, a dû intervenir dès avant l’effondrement de Lehman Brothers à l’automne 2008. L’établissement a bénéficié d’une garantie générale de 5 milliards d’euros et d’une injection de capital de 3 milliards d’euros et a cédé des actifs toxiques, dépréciés et non stratégiques à un organisme de liquidation pour 11 milliards d’euros.
Face à la défiance des clients, le secteur bancaire adapte sa communication
décembre 19, 2011 by AFP
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Confronté aux interrogations du public après la crise financière de 2008, à laquelle a succédé la crise de la dette en zone euro, le secteur bancaire français a repensé sa communication pour tenter de regagner la confiance des clients.
« Il y a un climat de défiance vis-à-vis du monde financier », reconnaît Antoine Sire, directeur de la communication de BNP Paribas, qui a lancé en 2010 la campagne « Parlons vrai », toujours d’actualité. « L’image des banques a été très fortement affectée après la crise de 2008.
Elle commençait à se redresser quand a éclaté la crise de la dette en Europe, qui n’est pourtant pas imputable aux banques », explique-t-il. « Il n’était plus pensable de faire une publicité décalée, juste pour montrer un banquier sympa », c’est pourquoi la campagne du groupe est désormais axée sur la relation entre le client et le conseiller « dans la vraie vie », poursuit M. Sire.
« Il s’agit d’un virage profond dans notre communication ». La campagne de la banque s’articule autour d’un spot publicitaire et d’un site internet, ainsi qu’autour de rencontres en agence. L’idée est de répondre aux interrogations telles que « Si ce placement était risqué, vous me le diriez? » ou encore « Avec la crise, vous allez continuer à prêter? ». « Plus que jamais, la relation client devient l’enjeu majeur du secteur banque-assurance, qui tente de restaurer la confiance », a souligné Kantar Media dans son observatoire 2011.
« Les marques du secteur de la banque ont pris le temps de réfléchir sur leur message de fond », analyse Françoise Hernaez Fourrier, directrice du planning stratégique de cet institut d’études, et en 2011 leurs investissements publicitaires ont bondi par rapport à 2010, progressant plus vite que l’ensemble du marché publicitaire. « De gros acteurs se sont positionnés sur la notion d’intégrité, d’éthique et sur une remise en question plus radicale du système », comme BNP Paribas mais aussi la Caisse d’Epargne et son slogan « La banque nouvelle définition », observe-t-elle.
Le Crédit Mutuel, de son côté, a mis en avant son modèle mutualiste (« Une banque qui appartient à ses clients-sociétaires, ça change tout »). Autre tendance observée, la volonté de « réhumaniser la relation notamment chez des marques mises à mal par la crise », indique Kantar Media. « L’enjeu est autant de convaincre les consommateurs que de remotiver et valoriser les équipes internes », souligne l’institut, qui cite l’exemple de Société Générale et de sa signature « Développons ensemble l’esprit d’équipe ».
Une approche également utilisée par Crédit Agricole dans sa campagne « Le bon sens a de l’avenir », pour laquelle il a recruté de « vrais gens » via un casting sur les réseaux sociaux, commente Mme Hernaez Fourrier. Au-delà des entreprises, la Fédération bancaire française s’est elle aussi adressée au public à plusieurs reprises depuis fin 2010 à travers des communiqués publiés dans la presse, dont le dernier en date énonce: « Il y a tout ce qu’on dit sur les banques.
Et puis il y a la vérité ». Elle n’avait pas communiqué sur ce thème dans l’après-2008, préférant « attendre d’avoir du recul pour communiquer de manière pédagogique », selon Valérie Ohannessian, directrice générale adjointe de la FBF. Puis constatant « que des idées fausses circulaient, par exemple sur le niveau des prêts accordés par les banques, nous avons souhaité rectifier les erreurs factuelles », indique-t-elle.
Par Estelle PEARD
Les banques portugaises poursuivent leurs programmes de renforcement de capitaux
décembre 19, 2011 by AFP
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Les principales banques portugaises ont annoncé qu’elles avaient commencé ou poursuivaient leurs programmes de renforcement de capitaux afin de répondre aux exigences des créanciers du Portugal, un pays actuellement sous assistance financière internationale.
Les banques BES, Banif, Santander Totta, BCP, Caixa Geral de Depositos, Montepio Geral et BPI ont indiqué dans des communiqués séparés publiés sur le site des autorités boursières portugaises (CMVM) qu’elles avaient commencé ou qu’elles poursuivaient leurs programmes de renforcement de capitaux comme le prévoit le plan de sauvetage du Portugal.
Cette réaction des institutions financières intervient après que la Banque du Portugal eut communiqué vendredi soir que les huit principales banques du pays devront se renforcer à hauteur de 596 millions d’euros afin d’atteindre « des niveaux de provisions robustes », d’après un audit commandé par la Troïka (UE-FMI-BCE) représentant les créanciers du Portugal. Dans le cadre du prêt de 78 milliards d’euros accordé au Portugal en mai dernier par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, est prévue une enveloppe de 12 milliards d’euros pour une éventuelle recapitalisation des banques portugaises, qui n’y ont toujours pas eu recours malgré les difficultés que leur pose la crise de la dette en zone euro.
Mais d’après l’hebdomadaire Expresso samedi, BCP, la première banque privée portugaise, s’apprête à convoquer une assemblée générale en février afin d’approuver le recours à cette aide de l’Etat. Par ailleurs, vendredi soir, l’agence de notation financière Standard & Poor’s a annoncé avoir dégradé la note des banques portugaises BCP, BES, BPI et CGD d’un à deux crans en raison d’un changement de critères, les reléguant ainsi dans la catégorie des investissements à risque.
Tripoli prévoit une amélioration des finances après la levée de sanctions
décembre 19, 2011 by AFP
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Le gouverneur de la Banque centrale libyenne (BCL) a déclaré samedi s’attendre à une amélioration de la situation financière de son pays après la levée de sanctions américaines et de l’ONU imposées à la Libye à l’époque du régime de Mouammar Kadhafi. Al-Seddik Omar al-Kabir a estimé que la levée des sanctions allait permettre d’alléger la crise de liquidités qui handicape l’activité économique et la mise en oeuvre des programmes du nouveau gouvernement.
Les Etats-Unis et le Conseil de sécurité des Nations unies ont levé vendredi une grande partie des sanctions imposées à la Libye en février pour tenter de pousser Mouammar Kadhafi à renoncer à la répression de la rébellion qui a finalement renversé et tué l’ancien homme fort du pays.
M. al-Kabir s’est dit satisfait de ces décisions « nécessaires pour la stabilité économique en Libye et le rétablissement de la confiance dans le secteur bancaire ». Elles permettront également, selon lui, de « faciliter les transactions bancaires locales et internationales et de consolider la stabilité sociale et macroéconomique dans la nouvelle Libye ».
Il a toutefois précisé que le déblocage des fonds gelés, estimés à 150 milliards de dollars, ne signifiait pas que ces sommes seraient « remises directement aux banques libyennes ». « Le gouvernement de transition est en train de préparer les budgets de l’année prochaine.
S’ils sont adoptés, la BCL justifiera l’utilisation des fonds », a-t-il expliqué. M. al-Kabir a ajouté que des lettres avaient été envoyées aux représentations diplomatiques des pays concernés à Tripoli pour accélérer la procédure de déblocage. Vendredi, Washington a précisé que le déblocage concernait les fonds du gouvernement et de la BCL se trouvant sous juridiction américaine, mais pas les avoirs de la famille Kadhafi et d’anciens membres du régime.
GB: le gouvernement va engager la réforme des banques (ministre)
décembre 19, 2011 by AFP
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Le gouvernement va « entièrement » mettre en oeuvre les recommandations de la Commission Vickers sur les banques, qui prévoit notamment d’isoler leurs activités de détail, a indiqué dimanche le ministre du Commerce Vince Cable sur la télévision BBC1.
« Nous allons mettre en oeuvre la séparation des banques », a indiqué M. Cable, à la veille d’une déclaration sur le sujet du ministre des Finances George Osborne devant le parlement. « La réforme structurelle d’ampleur des banques, qui est quelque chose que nous (libéraux-démocrates) avons défendu et soutenu, va maintenant être mise en oeuvre », a assuré M. Cable, un des poids-lourds libéraux-démocrates du gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre conservateur David Cameron.
George Osborne avait endossé en juin une réforme en profondeur du secteur bancaire, qui visait à tirer les leçons de la crise financière et éviter un nouveau sauvetage des banques aux frais des contribuables en exigeant notamment qu’elles isolent leurs activités de détail.
Il avait donné son blanc-seing aux conclusions de la « commission bancaire indépendante » dirigée par l’économiste John Vickers. Celle-ci avait préconisé d’obliger les banques à isoler leurs activités de détail de celles d’investissement, en érigeant des « cloisons » ou « pare-feux » entre les deux, d’ici 2019.
Vince Cable a précisé que la législation de base « sera proposée pendant ce terme parlementaire » de 4 ans. La City s’est montrée très réticente sur les propositions de la Commission Vickers, qui prévoient aussi un renforcement des fonds propres et coûterait selon la Commission 4 à 7 milliards de livres (4,7 à 8,3 milliards d’euros) aux banques.
RBS envisage de diviser par deux ses activités d’investissement (presse)
décembre 19, 2011 by AFP
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La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) envisage de diviser par deux ses activités de banque d’investissement, abaissant la valeur de ses actifs de 450 à moins de 200 millions de livres (238 millions EUR) dans ce secteur, selon le Sunday Telegraph dimanche.
La banque doit prendre une décision formelle dans les deux mois, avant ses résultats annuels prévus en février. RBS a annoncé le mois dernier être repassée dans le vert au troisième trimestre, tout en restant prudente pour la fin de l’année, alors que la reprise s’avère plus difficile que prévu.
La banque, détenue à plus de 80% par l’Etat depuis son sauvetage en 2008, a déjà supprimé des milliers d’emplois mais la restructuration de la banque d’investissement devait se traduire, selon le Sunday Telegraph, par de nouvelles suppressions de postes.
La crise renforcera l’euro, dit le président de BNP Paribas
décembre 19, 2011 by AFP
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L’euro sortira renforcé de la crise de la dette européenne mais les gouvernements doivent agir rapidement pour mettre en oeuvre les mesures qu’ils ont décidées, a déclaré le président de BNP Paribas dimanche dans une interview au quotidien économique italien Il Sole 24 Ore.
« Nous sommes convaincus que l’euro sortira renforcé de la crise », a affirmé Baudouin Prot, à la tête d’une des plus importantes banques de la zone euro. Il a également relativisé les effets d’une éventuelle dégradation de la note de la France, actuellement AAA, soit la meilleure possible: « la vie continuera même après les décisions des agences de notation », a-t-il lancé. « L’important est que la France fasse ce qu’elle a à faire pour ce qui est de mettre ses comptes en ordre et d’assurer la croissance », a-t-il ajouté.
« L’accord de Bruxelles est positif et important mais il est encore plus important que les décisions prises soient appliquées rapidement. Le scénario reste fragile et de nouvelles rechutes sont possibles », a par ailleurs affirmé le dirigeant bancaire. Lors d’un sommet à Bruxelles les 8 et 9 décembre, les Européens, à l’exception de la Grande-Bretagne, se sont mis d’accord pour renforcer nettement la discipline budgétaire de la zone euro face à la crise de la dette.
Il a aussi condamné l’accord volontaire des banques pour effacer la moitié de la dette grecque qu’elles détiennent: « c’était une idée épouvantable qui a un impact fort en terme de manque de confiance des investisseurs ». « Il est très désagréable que cet incident ne soit pas encore terminé et il est inacceptable » que certains essaient de faire monter cette prise en charge à « 80% », a indiqué M. Prot.
Crise: la BCE ne peut pas tout, Draghi en appelle au FESF et aux Etats
décembre 19, 2011 by AFP
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Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a jugé prépondérant le rôle des Etats et du Fonds de secours (FESF) pour rétablir la confiance en zone euro, à quelques heures d’un grand oral devant le Parlement européen, ajoutant que l’action de la banque avait des limites.
M. Draghi a accordé un long entretien au Financial Times, publié dimanche sur le site internet du quotidien britannique, avant son audition prévue lundi devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen. Cet entretien intervient au moment où la BCE reste sous pression pour faire davantage en vue de circonscrire la crise de la dette, après un sommet des dirigeants européens qui n’a pas ramené la sérénité.
« L’important est de restaurer la confiance des gens – des citoyens comme des investisseurs – dans notre continent », a-t-il dit, rappelant que « la politique monétaire ne peut pas tout » pour limiter les tensions sur le marché obligataire. Selon lui, l’action de la BCE sur le marché obligataire, où elle peine à faire baisser les taux des pays les plus faibles de la zone euro, via la baisse de son taux directeur ou des rachats de titres de dette, a des limites.
Excluant de sortir du cadre légal qui régit le fonctionnement de la BCE, M. Draghi a rappelé une nouvelle fois qu’il fallait que les Etats rassurent par la discipline budgétaire et les réformes structurelles. Pour le président de la BCE, il faut ramener la confiance à l’échelle de chaque Etat et au niveau européen, comme ce qui a été enclenché au sommet de Bruxelles avec le renforcement de la discipline budgétaire. Il est nécessaire en outre d’avoir un pare-feu opérationnel rapidement, avec le FESF, sans oublier enfin les réformes structurelles pour relancer la croissance.
La BCE veut d’ailleurs être prête à commencer à agir dans le cadre ses fonctions de gestionnaire du FESF à partir de janvier, M. Draghi soulignant qu’il était « prématuré et probablement faux de dire que le FESF est mort ». Toujours concernant le FESF, il a jugé qu’il aurait fallu qu’il soit sur pied avant d’envisager une recapitalisation des banques du continent, contrairement à ce qui a été fait.
Il a également regretté que l’implication des banques, via une décote sur leurs titres de dette de la Grèce, soit intervenue en premier lieu. M. Draghi s’exprime alors que les agences de notation menacent la note de plusieurs pays en zone euro après un sommet européen où la désunion avec le partenaire britannique a alimenté une certaine déception.










