Retrouvez nos sites : News Assurances| News Assurances Pro | News Insurances | News Banques |

classé dans Actualité des Banques

Fondation Grameen Crédit Agricole – 14 millions d’euros approuvés en faveur de la microfinance dans 10 pays

Publié par Eric Vendin le 04/02/2010 
Email Imprimez


Le Crédit Agricole démontre, via les premières actions de la Grameen Credit Agricole Microfinance Foundation lancée en 2008, son engagement dans la lutte contre la pauvreté dans le monde aux côtés du pionnier de la microfinance, le Pr Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006 et fondateur et Président de la Grameen Bank.

La Grameen Credit Agricole Microfinance Foundation a été créée en septembre 2008 et a reçu 50 millions d’euros du Crédit Agricole. Grâce à cette dotation financière qui lui est acquise à titre irréversible, à une gouvernance et à une équipe de 11 spécialistes dédiée à sa mission, la Fondation dispose des moyens d’une action à long terme et désintéressée pour accompagner les institutions et les entreprises qui ont pour mission de donner aux plus pauvres accès à des biens essentiels, et en particulier au crédit.

« En consacrant 50 millions d’euros à la Fondation Grameen Crédit Agricole en faveur de la microfinance, nous nous sommes engagés, il y a 18 mois, dans un processus ambitieux » souligne René Carron, président de Crédit Agricole S.A. et président de la Grameen Crédit Agricole Microfinance Foundation.

14 millions d’euros approuvés dans 10 pays émergents ou en développement

Cette initiative, unique en son genre dans le secteur bancaire, a d’ores et déjà permis d’approuver 14 financements pour accompagner des institutions de microfinance et des projets de social business dans 10 pays en développement ou émergents (Cambodge, Kosovo, Egypte, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Mali, Sénégal, Syrie, Inde), pour un montant cumulé de 14 millions d’euros prêtés ou garantis.

Quelques exemples de projets :

  • Financement de CAURIE au Sénégal, sixième institution de microfinance du pays, sous la forme d’un prêt de 328 millions de FCFA (équivalent 500 000 €). CAURIE est une coopérative d’épargne et de crédit qui, au 30 juin 2009, finançait les initiatives économiques de 23.100 emprunteurs actifs, exclusivement des femmes…
  • Financement de Hattha Kaksekar Limited (HKL) au Cambodge, quatrième institution de microfinance du pays, à hauteur de 2 millions de dollars, sous forme de prêt à 3 ans. HKL compte 44.000 emprunteurs actifs, dont 79% sont des femmes et 65% vivent en milieu rural.
  • Financement de Selfina en Tanzanie. Selfina est la 7ème institution de microfinance du pays. Dédiée exclusivement aux femmes, elle aide 10.800 clientes, dont 60% sont en zone rurale, à financer l’achat d’équipements grâce à des produits de micro-leasing.
  • Prise de participation au capital de la Laiterie du Berger, au Sénégal. La Fondation a choisi de soutenir cette entreprise, créée en 2006 par un jeune sénégalais, Bagoré Bathily, qui fabrique et distribue des produits laitiers à partir de lait collecté auprès des éleveurs peuls dans le nord du Sénégal, les faisant ainsi bénéficier d’un revenu régulier. La Fondation interviendra au capital de la Laiterie du Berger à hauteur de 10%, aux côtés des fonds I&P et danone.communities et participera en amont à un programme d’amélioration de l’élevage.

Les Institutions de microfinance, bénéficiaires des financements approuvés par la Fondation, représentent ensemble près de 750 000 emprunteurs dont 92% sont des femmes, 52% vivent en zone rurale et 62% sont en Afrique sub-saharienne.

La Fondation confirme ainsi sa vocation à accompagner des institutions et des projets à fort impact économique et social dans des régions peu desservies par les fonds d’investissement existants

 Source : site www.credit-agricole.com

A lire aussi

  1. Le Crédit Agricole signe avec la Banque européenne d’investissement deux lignes de prêts pour un montant total de 450 millions d’euros en faveur des PME et des collectivités locales
  2. La démarche originale de la Fondation du Crédit Agricole « Pays de France »
  3. Livret A: le Crédit Agricole a ouvert près de 4 millions de livrets en 2009
  4. Crédit Agricole S.A. signe la charte en faveur de l’insertion professionnelle des personnes handicapées
  5. Crédit Agricole Banque Privée : le Crédit Agricole lance une campagne de communication pour promouvoir sa nouvelle marque


Réagir à cet article

2 réponses to “Fondation Grameen Crédit Agricole – 14 millions d’euros approuvés en faveur de la microfinance dans 10 pays”

  1. Virna le février 4th, 2010 7:43

    Social business ou marché des pauvres ? Quelle est la différence ? Yunus est le plus gros businessman du Bangladesh,

    Il est une caution recouvrable par lui même. Des millions pleins les poches, ce n’est pas du social business, c’est du strictly-business

  2. Jean-Pierre CANOT le février 4th, 2010 8:03

    Copie d’un commentaire de février 2008

    Le Crédit Agricole réinvente… : Le crédit agricole !

    Le Crédit Agricole parait réinventer… : le crédit agricole, celui d’il y a plus de cent ans. Il découvre en effet au travers du modèle Gramen Bank – qui n’est que la première étape de son propre développement- la solution au développement des pays émergents,. Tout ce qui a été fait jusque là en Afrique notamment, y compris par le Crédit Agricole n’a consisté qu’à tenter de mettre en place le modèle actuel qui n’a plus rien à voir avec l’original basé sur la coopération et le mutualisme.

    Le Crédit Agricole français après s’être impliqué par exemple dans la création de la Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal – banque commerciale ne reposant sur aucun principe coopératif et mutualiste- s’en est retiré vingt ans plus tard après constat d’un échec prévisible dès l’origine.

    L’application du modèle de base qui a été à l’origine depuis cent ans du développement des agricultures européenne et en particulier française, aurait permis d’assurer la première étape du développement des pays émergents, celle du secteur primaire permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. On préfère suivre la Banque Mondiale qui après avoir violemment rejeté Muhammad YUNUS et son modèle en ont fait la tarte à la crème du développement dit durable.
    Le rapport interne de cette même Banque Mondiale en date du 18 octobre 2007 montre bien que l’on fait fausse route, il ne donne pas pour autant les orientations qu’il conviendrait de prendre pour sortir du drame de la pauvreté et de la famine.

    Les Instituts de Micro Finance (il faudrait dire I.M.F pour sacrifier à l’américanisme ambiant !) ne déboucheront sur rien tant que l’on n’aura pas compris qu’il faut bancariser les populations les plus pauvres, la majorité, afin que les flux financiers résultant de leur activité ne s’évadent pas vers les banques commerciales, mais soient en permanence réinvestis dans ces activités.
    La construction coopérative ne doit pas chercher la ressource auprès des banques commerciales, mais auprès des plus pauvres, y compris les diasporas à l’étranger et la rediriger vers le secteur rural à financer en priorité.

    Le Crédit Mutuel français semble lui être le seul, mais il ne parait pas beaucoup aidé ou soutenu, à avoir compris ces notions élémentaires en développant dans divers pays d’Afrique et notamment au Sahel des structures coopératives construites à partir de la base où les flux financiers liés à l’activité agricole notamment ne s’évadent plus vers les banques commerciales –qui refusent de prêter à l’agriculture- mais sont, respectant en cela le principe de proximité tant géographique que sectorielle de la coopération, en permanence et entièrement réinvestis dans le secteur primaire. Il est en outre le seul à s’intéresser au rapatriement des sommes de la diaspora africaine en France en évitant qu’elles ne soient taxées à plus de dix pour cent par les officines qui en assurent le transfert. Les sommes concernées au lieu d’être thésaurisées ou affectées à des investissements de prestige (immeubles ou troupeaux improductifs), sont intégralement injectées dans le secteur rural.

    Les ONG, qui prétendent avoir inventé la micro finance, oublient que ce principe de base dont l’efficacité repose sur une évolution contrôlée remonte à la plus haute antiquité, on connaissait les principes coopératifs à Babylone, et les tontines ne sont pas une invention particulièrement récente.
    Ces mêmes ONG, dont les bonnes intentions ne sont pas contestables mais l’enfer n’en est-il pas pavé ? interviennent par ailleurs de façon incohérente voire désordonnée dans la mise en œuvre des outils de financement du secteur primaire ce qui enlève toute efficacité à ces outils.

    Bon vent à la fondation ! Une de plus.

    Jean-Pierre Canot auteur de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! ».