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La fin du CIT serait la sixième faillite en importance de l’histoire des Etats-Unis
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Le groupe américain de services financiers CIT Group, spécialisé dans le financement des petites entreprises, a annoncé mercredi avoir été informé qu’aucune aide gouvernementale n’était envisageable à court terme, en dépit de la grave crise de trésorerie qu’il traverse.
Le groupe a indiqué dans un communiqué que sa direction et son conseil d’administration « étudiaient les alternatives ».
Les interrogations n’avaient cessé de monter au cours de la journée sur le sort de CIT, la cotation du titre à la Bourse de New York étant même suspendue à 40 minutes de la clôture « dans l’attente d’informations imminentes », selon l’opérateur boursier.
Une source gouvernementale avait ensuite indiqué à l’AFP que le sort du groupe pourrait être scellé « d’un moment à l’autre ».
CIT avait annoncé lundi qu’il discutait avec les autorités pour trouver les moyens « d’améliorer sa situation de liquidités à court terme » pour éviter un dépôt de bilan.
Le groupe avait alors indiqué que le résultat de ces discussions était loin d’être acquis. La presse avait relevé que plusieurs responsables gouvernementaux se sont inquiétés de la rapidité à laquelle se dégrade la situation financière de l’entreprise.
Le président Barack Obama a été informé du dossier par ses conseillers économiques, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.
CIT, qui compte près d’un million de clients parmi les PME aux Etats-Unis, avait obtenu fin décembre le statut de banque, ce qui lui a permis de toucher 2,33 milliards de dollars de fonds publics dans le cadre du plan de sauvetage des banques mis en oeuvre par le Trésor.
CIT revendiquait mercredi plus de 60 milliards de dollars d’actifs (essentiellement sous forme de prêts et de contrats de leasing).
Si la société devait déposer son bilan, ce serait la sixième faillite en importance de l’histoire des Etats-Unis, derrière celles des banques Lehman Brothers (691 milliards) et Washington Mutual (327 milliards), du groupe de télécommunications WorldCom (103 milliards), du groupe automobile General Motors (91 milliards) et du groupe énergétique Enron (65 milliards).
Au moment où la cotation avait été suspendue, le titre gagnait 1,86%, après un plongeon de plus de 10% lundi et un rebond de 19% mardi.
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