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Les banques françaises passent avec succès les tests de résistance
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Plusieurs tests de résistance menés ces derniers mois sur les banques françaises ont confirmé leur solidité, a estimé vendredi le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer lors de la présentation du rapport annuel de la Commission bancaire.
« Les différents exercices de +stress tests+ (tests de résistance) menés ces derniers mois me paraissent de nature à confirmer l’appréciation que je porte sur la solidité des banques françaises », a expliqué le gouverneur.
Dans le cadre habituel des relations entre le régulateur, la Commission bancaire, et les banques françaises, ces dernières mènent régulièrement des tests de résistance et en communiquent les résultats à l’autorité de contrôle.
Pour M. Noyer, « cet exercice doit être utilisé régulièrement », et « nous devons en mener des différents », soit en utilisant différentes hypothèses macroéconomiques.
La nomenclature des tests « est contingente à l’évolution de la situation » économique et « aux hypothèses que l’on peut utiliser », selon le gouverneur.
Les tests de résistance consistent à soumettre chaque banque à différents scénarios macroéconomiques « extrêmes », retenant des hypothèses de forte dégradation de l’économie mondiale.
Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) se sont accordés, début mai, sur le principe de tests de résistance européens, menés par les régulateurs nationaux de chaque pays. Les résultats de ces tests devraient être rendus en septembre mais n’ont pas vocation à être rendus publics.
Les avis divergent sur l’opportunité de publier ou non les résultats de ces tests, M. Noyer étant favorable à une publication agrégée par pays.
Il a néanmoins prévenu que le résultat des tests européens « serait totalement impossible à comparer avec ceux des banques américaines », soulignant notamment les différences en matière de référentiels comptable et prudentiel.
« On parle de deux univers qui sont très différents », a-t-il insisté.
Pour le gouverneur, les Etats-Unis « avaient un autre objectif qui était de calculer le besoin de recapitalisation de leurs banques ».
M. Noyer s’en est d’ailleurs de nouveau pris aux estimations du Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit que les banques européennes vont devoir encore rassembler 600 milliards de dollars de capitaux nouveaux d’ici à fin 2010.
« Le raisonnement est fait comme si il y avait de façon latente du+subprime+ en France. Il n’y en a pas en France. le modèle est faux, faux,faux », a-t-il lancé.
Le gouverneur a malgré tout souligné que « le message du FMI est tout à faire correct », à savoir qu’ »il faut suivre les risques et s’assurer que le niveau de capitalisation est correct ».
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