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Les marchés actions : une embellie printanière ?
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Le 6 mars, dans un climat d’angoisse extrême, les indices boursiers ont atteint des niveaux proches de notre scénario noir, constituant un support solide pour les indices boursiers. En trois semaines, la crainte de la dépression globale a été balayée grâce à des nouvelles moins négatives, provoquant le quatrième rebond de 15 à 20 % des indices boursiers depuis 2008, et même plus pour le marché américain tiré par les valeurs bancaires, en hausse de 62 % depuis le 6 mars. Il avait fallu 15 mois au Nasdaq pour reprendre 70 % par rapport au point bas de 2002 !
Le rebond pourrait se confirmer si les prochains chiffres économiques montraient la fin de la chute libre de l’économie mondiale, si les premières transactions sur actifs toxiques laissaient entrevoir la fin des dépréciations.
La prime de risque se situe également à des niveaux jamais vus. En revanche, les chiffres macro et microéconomiques publiés pour le premier trimestre risquent de faire peur et entraîneront une nouvelle vague de révisions à la baisse. La pression sur les marges des entreprises est extrême et souvent sous-estimée.
Tout est possible… d’où une extrême nervosité des investisseurs.
Des rechutes ramenant les indices proches des points bas ne sont pas à exclure. Ceux-ci pourraient être mis à profit pour renforcer l’exposition en actions, notamment sur des valeurs cycliques avec de bons bilans, dans la perspective d’un meilleur second semestre.
Le découplage a fonctionné en faveur des émergents depuis le début de l’année. Les places européennes qui réalisent les plus mauvaises performances semblent trop pénalisées. Leur très forte décote par rapport au marché américain intègre le scénario du pire. Il est donc encore trop tôt pour tabler sur un changement durable d’orientation des places boursières, dont l’embellie récente n’est pas confirmée par les marchés du crédit. Les points bas ont vraisemblablement été trouvés cette année, sauf si la contraction des bénéfices s’avérait pire qu’envisagé.
source : LA COMPAGNIE FINANCIÈRE EDMOND DE ROTHSCHILD
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