Une audition urgente des responsables du crédit s’impose, selon Henri Emmanuelli
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Alors que l’État a mis 20 Milliards d’euro sur la table pour la re-capitalisation des banques et 320 milliards d’euro pour garantir le crédit inter-bancaire, il apparaît de plus en plus clairement que Mme le Ministre des Finances et M. le Gouverneur de la Banque de France ont délibérément caché la vérité aux parlementaires de la commission des finances au moment de leurs auditions respectives.
En atteste les versements importants que la société américaine A.I.G vient de faire à des banques françaises pour couvrir des actifs pourris qui n’ont jamais évoqués- plus de 11 Milliards pour la seule société Générale. En témoigne encore d’avantage le rappel à l’ordre que la Réserve Fédérale Américaine vient de faire à la même Société Générale en mettant en cause ses déficiences « en matière de blanchiment d’argent ».
Ou bien la commission bancaire ne fait pas son travail, ou bien on nous cache délibérément la réalité.
Une audition rapide des responsables du crédit devient urgente pour une mise au point nécessaire : on ne peut continuer à laisser un petit groupe « d’amis » jouer avec l’argent des contribuables sans contrôle.











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